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Chapitre 5 Transformation

   Chapitre 5  Transformation
Nous nous arrêtâmes. Je ne m'étais pas rendu compte que nous étions déjà arrivés. Edward allât dans le salon, où Carlisle lisait le journal et Esmée repassait. A les voir ainsi, on n'aurait jamais cru qu'il s'agissait de vampires. Edward murmurât quelques mots qui me furent inaudibles, mais Carlisle se levât, et j'entendis Esmée murmurer quelque chose à Rosalie et Emmet qui étaient entrés peu de temps après nous dans le salon. Nous montâmes en haut sans un mot et entrèrent dans notre chambre, toujours Carlisle sur les talons. Il souhaitait sûrement rester par précaution pour être sûr qu'Edward arrive à se contenir. Je m'assis sur le lit, regardant successivement Edward et Carlisle. Edward vint s'asseoir à côté de moi.
- Je t
e promets que je ne te quitterais pas...
Il
avait murmuré ces paroles, et je remarquais que Carlisle nous tournais le dos, sûrement le seul moyen qu'il avait trouvé pour nous donner un peu d'intimité...
-
Je te fais confiance, tu en es capable...
Edward m'adressât un regard plein de tristesse, puis il m'em
brassât tendrement ; Ce baiser devint plus fougueux, et il se laissât aller, avant de descendre dans le cou. C'est alors que je ressentis la douleur. Ses dents pointues s'étaient enfoncées dans ma chair, et la douleur qu'elles m'infligeaient était sans limite. Puis il retirât ses canines, et je sentis un liquide lourd sortir de mon cou : du sang : sur moi, sur les draps, sur Edward... Son regard, qui était caramel il y a quelques instants, possédait maintenant une couleur bordeaux. Je n'arrivais pas à crier, la douleur était tellement forte qu'elle m'en empêchait. Le liquide poisseux qui coulait dans mon cou avait une odeur tellement forte que la tête m'en tournait. Aux bouts de quelques instants je sombrais...
Je ne sais p
as au bout de combien de temps je me réveillais, mais à peine eus-je repris conscience que je le regrettas : une souffrance sans pareil me transperçait. J'étais recroquevillée sur moi-même, mais je ne sentais plus la présence du sang sur mon cou : quelqu'un l'avait sûrement nettoyé. Je savais tout de suite ce qui m'avait réveillée : la douleur. Un venin glacial se promenait dans mes veines, avançant pas à pas, millimètres par millimètres, profitant de chacun de ses pas pour m'infliger une souffrance de plus en plus puissante. Ce venin, ce poison, il glaçait le contenu de mes veines : les veines qu'il avait déjà conquéris n'étaient plus que de gros tunnels emplis de glace, ce qui les faisaient enflées. Je sentais le froid partout, même là où le venin n'était pas encore venu. Il avançait, lentement, très lentement... Je sentais qu'il avait contaminé mon cou, mes bras, et qu'il s'attaquait aux jambes. Ce poison était sadique : plutôt que d'éteindre mon coeur, et de faire cesser mes souffrances, il s'occupait de tout sauf de celui-ci. Et il progressait. J'attendis, dans une souffrance que j'étais incapable d'extérioriser, mais je ne pouvais rien faire d'autre. Elle était tellement forte, qu'elle me terrassait. Je suffoquais : l'air me manquait. Je n'arrivais pas à bouger, et mes ongles s'enfonçaient dans mes poings serrés. Au bout d'un temps qui me parût ne jamais finir, je sentis mes jambes gelées... Je savais ce qu'il restais à ce poison à faire : le plus gros morceau, et celui qui me ferait le plus souffrir : Le c½ur. Et j'avais malheureusement raison : lorsqu'il débutât, je crus que j'allais mourir. Il tuât, où plutôt gelât, toutes les parties dont mon c½ur pouvait se dispenser pour battre une à une. Jouissant de mes accès de douleur, qui faisaient tressauter mon c½ur. A la fin, je sentais mon c½ur battre faiblement. J'eus un hoquet, et tout s'arrêtât. En un moment, toute la glace qui était dans mes veines se brisât, écorchant en même temps la paroi de mes veines. Une douleur plus forte que les précédentes m'envahit, mais plutôt que de cesser pour laisser la place à une autre, elle restât. Elle restât longtemps, trop longtemps... Mais je la sentais faiblir, petit à petit. Je savais que chacun de ses affaiblissements signifiait la fin proche de ce calvaire. J'avais réussi à tenir jusque là, et ses souffrances, je savais pourquoi je les avais supportées : pour Edward, pour rester toute l'éternité à ses côtés. J'attendais donc en souffrance que le sang qui coulait dans mes veines se liquéfie, car je sentais qu'il s'agissait de la dernière épreuve.
Au bout de plusieurs heures sans fin
, je ne sentis plus rien. Je me rendis alors compte de la particularité de ma position, j'étais tel un f½tus, les poings serrés, connaissant une partie des épreuves qui m'attendaient, et recroquevillée comme dans le ventre de ma maman avant ma naissance. C'était une renaissance... Cette position le prouvait. Je me détendis, et décontractas mes muscles un à un. Je massais mon bras, et je trouvai qu'il était étonnement dur, non même musclé... J'étendis un bruissement sur le côté et sus que je n'étais pas seule dans cette pièce. J'humas l'air et reconnus son odeur. Je m'assis sur le lit, effectivement, il venait de refermer le livre qu'il lisait jusqu'alors. « Les hauts de Hurlevents » je reconnus immédiatement ce livre, car il s'agissait de ma vieille édition. Il se levât et vint en silence s'asseoir à côté de moi. « En silence », non ce n'était pas vrai, car maintenant j'entendais le bruissement que faisaient ses pieds en effleurant le parquet. Une fois assis à côté de moi, il passât son bras autour de ma taille, et plongeât sa tête dans mes cheveux.
- Tu
m'as manqué...
J'avais chuchoté, mais son beau ténor dit la même phrase simultanéme
nt. C'est alors que je me rendis compte que ma voix s'était ajustée : je n'avais jamais eu une superbe voix : elle était banale, et je ne chantais ni juste, ni faux. Mais elle s'était changée en un gracieux soprano, tout en gardant le même timbre. Je l'embrassai. J'avais l'impression que ça faisait une éternité que je ne l'avais pas vu, touché, embrassé... Il m'avait tant manqué. Alors que je l'embrassais, je le sentais sourire soudain notre baiser devint plus fougueux, ce qui me plut, tout en me surprenant, je n'avais jamais été habituée à ce genre de baisers...
- C'est tout de même agréable de pouvoir t'embrasser sans av
oir à me contenir et à me surveiller...
- Je suis bien d'accord.
Je l'observais. Ses traits étaient assombris, je commençais à peine à me rendre compte de l'épreuve que ça avait dut être pour lui que de me voir souffrir ainsi, tout en sachant qu'il ne pouvait rien faire. Il dût remarquer que je l'observais, car il baissât son regard.
- Tu ne peux pas imaginer à quel point ça à été une épreuve... Me contenir pour ne
pas boire ton sang fut presque un jeu, comparé à se que j'ai enduré après...
Je posais mon doigt sur s
a bouche pour le faire taire.
- Le plus important c'est que maintenant c'est terminé, et que nous allons
pouvoir rester ensemble pour l'éternité.
Il sourit, et je m
e rendis alors compte de la pâleur de ma peau. Aussi pâle que celle d'Edward, ce qui me surpris. Il sourit.
- Je ne parviens toujours pas à lire da
ns tes pensées...
Ce fût à mon tour de sourire, c'était plutôt une bonne nouvelle pour moi, car mes pen
sées n'étaient pas toujours très plaisantes à entendre, même si on pouvait les deviner par moment, car je n'arrivais jamais à cacher mes sentiments. A cette pensée, je me sentis rougir, mais je savais qu'étant devenue un vampire, on ne le verrait plus, ce qui me rassurait en un sens. Je me penchais en avant, et Edward se levât.
- Il serait tant de sortir ma famille de sa crainte permanente...
Je lui adressais un re
gard interrogateur et il grimaçât.
- Tu es restée 4 jours dans cet... état... Ils se font tous beaucoup d
e soucis pour toi...
Je compris alors pourquoi Edward avait parût si tendu avant de s'asseoir à côté d
e moi. Je le suivis jusqu'en bas, où tous les Cullen se trouvaient. Ils étaient dans le salon, en train d'adresser à la télévision un regard inexpressif. A notre arrivée, 6 paires d'yeux se braquèrent sur moi. Rosalie était bouche bée et me fixait avec une pointe de jalousie, et j'en étais à m'inquiétée, les autres m'adressaient un regard qui mêlait beaucoup de sentiments, et je reconnus le bonheur, le soulagement et un troisième sentiment que je n'identifiai pas. Esmée se levât, et je me rendis alors compte que leurs mouvements qui m'avaient avant impressionnés par leurs grâces et leurs rapidités me semblaient maintenant être d'une vitesse normale... Elle vint me serrer dans ses bras.
- Tu m'as fait peur...
Je ne pus m'em
pêcher de sourire, Esmée me considérait maintenant comme l'une de ses filles, ce qui me faisait plaisir.


Voilà la moitié (ou un tiers) du chapitre 5. je vous le poste maintenant, parce que je m'absente pendant le week-end de pâques, et je ne pourrais pas poster de suite pendant que je serais absente. Je poste donc ce que j'ai fait, et je posterais la suite lundi, mardi ou mercredi.
Pourquoi la transformation de Bella a t elle mis tant de temps?
Va t elle dévelloper un pouvoir spécifique, et si oui, le(s)quel(s)?
J'ai posté la couverture, le titre et la 4eme de couverture page 2 (ils ne sont pas défintifs, mais j'aimerais vos impressions). C'est dans la page 2, sur le même article, que je posterais le prologue quand je l'aurais écris.
Merci de suivres ma fic.
Je vs Adore tous
Moi



Edward me prit ensuite la main, et m'emmenât dehors.
- Nous allons commencer ton entraînement dès maintenant.
- Mon entraînement ?
- Oui, exercice numéro 1 : suis moi.
Et a peine eut il prononcer ces mots, qu'il était parti comme une flèche. Je souriais, il voulait juste que je le suive en courant. C'est donc ce que je fis. Il avait beau être loin de moi dans cette forêt dense dont je ne connaissais rien, je le voyais. Je courus, et la vitesse que j'atteignais me surpris : je courais vite, presque autant qu'une voiture lancée sur l'autoroute à la vitesse réglementée. Le vent caressait ma peau et les sensations que ça me procurait étaient agréables. Je décidais d'accélérer, pour rattraper Edward. Bizarrement, malgré la vitesse que j'avais prise, je ne trébuchais pas, et mes pieds trouvaient d'eux-mêmes un endroit stable où se poser. Je maîtrisais parfaitement ma course, ce dont j'étais assez fière pour une première fois. Soudain Edward s'arrêtât, et je m'arrêtai simultanément. Je l'avais rattrapé et nous courions avons à vitesse constante et égale. Nous nous trouvions maintenant dans une petite clairière qui me faisait beaucoup penser à celle de Forks. Edward m'attirât à lui et m'embrassât fougueusement.
- Serais-ce ma récompense pour avoir réussis l'exercice ?
- On peut voir ça comme ça ...
Je lui rendis son baiser, mais ce fus moi qui y mis fin la première. Une drôle d'odeur avait chatouillé mes narines. Elle était douce, une pointe sucrée... et elle me semblait très appétissante.
- Qu'est-ce que c'est ?
- Ta première proie...
Il me souriait. Et disparût en un instant. Je le voyais, mais j'avais compris que cette chasse constituait mon 2eme exercice. Je décidais donc de remonter à la source de cette senteur. Il s'agissait d'une superbe biche. Elle gambadait, insoucieuse du danger qui la guettait. Je Me mis à quelques pas d'elle. Et sans bruit, je lui brisai la nuque, d'un coup adroit. Puis, je me délectai de ce sang frais. Ma soif était en grande partie étanchée, mais je ne souhaitais pas tuer d'avantage aujourd'hui. Cette biche avait eut un goût sans pareil. J'ai beaucoup aimé. Je me rendis alors compte, que le goût du sang dans ma bouche, aurais été la cause d'un long malaise si j'avais été encore humaine.
Mon humanité récente me revint alors en mémoire. Humaine, je n'aurais jamais songé tué ainsi. Cette biche avait beau être un animal, il y avait peut être un petit faon qui l'attendait quelque part dans la forêt, et je venais de lui voler sa mère... Je me sentais mal. Je m'assis en tailleur part terre, et regardais le ciel. Je souhaitais réfléchir un peu seul. J'entendis un frôlement à mes côtés, et je fus surprise de voir Rosalie. Je lui adressais un petit sourire sans joie.
- Regrettes- tu d'avoir été transformée ?
- Non.
- Regrettes-tu d'avoir tué cette biche ?
- Je ne sais pas... J'avais soif, mais d'un autre côté, quand j'y repense, je n'ai fait que priver un faon de sa mère...
- Tu as ce point de vue parce que tu as une vision trop humaine... Tu peux voire la chose sous 2 autres angles : soit tu voix : c'est cette biche ou un homme, ou bien tu la voies comme quoi tu mangeais déjà des animaux étant humaine, et donc tu as déjà provoqué la mort d'animaux sans le savoir...
- C'est vrai que de ces points de vue là, je ne suis pas en faute... Mais ce qui m'intrigue, c'est que je n'ai jamais été dérangée de savoir que votre famille tuait des animaux pour se nourrir, mais le fait de tuer cet animal de mes propres mains me gêne... Est-ce que tu t'es déjà posé ce genre de question ?
- Personnellement je ne suis pas passé par là. Je n'ai pas fait la fine bouche, et le deuxième point de vue que je t'ai donné c'est toujours imposé à moi...
C'était la première fois que je parlais ainsi avec Rosalie.
- Est-ce que ça t gêne vraiment que je me sois transformée ?
- Le fait que tu sois l'une des notre ne me gêne pas, mais ce qui me dérange, c'est que tu aies fait le mauvais choix...
- Mais tu connais aussi les raisons de ce choix...
- Oui, mais je ne parviens pas à les comprendre, car je n'arrive pas à me mettre à ta place.
- Je vais t'expliquer : ferme les yeux, et oublie qui tu es.
Elle s'exécutât.
- Tu es banale, tu n'y connais rien à l'amour. Tu viens de déménager, et tu tombes amoureuse. Quand je parle d'amour, je parle de celui qui est tellement vrai, que tu te demandes si ce n'est pas plus que de l'amour... Mais il est un vampire, et tu sais que si tu ne deviens pas comme lui, le temps qu'il te reste à passer avec lui est compté. Mais ton seul désire, c'est de vivre pour toujours à ses côtés. Que ferais-tu ?
Elle sourit, un sourire splendide et étincellent.
- Je commence à mieux comprendre ton raisonnement... Je pense que je devrais être capable avec le temps, à oublier cette rancune, mais ça ne m'empêche pas de beaucoup t'apprécier.
- Merci.
Je l'avais prise dans mes bras et elle avait fait de même. Je ne m'étais vraiment jamais senti si proche d'elle, et cette proximité me faisait très plaisir. Nous rentrâmes toutes deux en courant. Je reconnaissais l'odeur de la maison et des autres Cullen, je courais donc plus vite, et je savais que Rosalie me suivait. Arrivée devant la demeure, je vis qu'Edward nous attendait, assis sur la terrasse, jouant avec ses mains. Il avait l'air presque anxieux, et eut l'air surpris de voire Rosalie en ma compagnie, mais il ne fit aucun commentaire.
Ce soir, je fus surprise de ne pas être fatiguée. J'avais l'habitude de dormir pour occuper ma nuit, et ce soudain vide de distractions me perturbât. Je me rappelai alors que j'avais acheté des livres l'autre jour avec Alice, et j'en sortis un pour le lire. Je m'étais assise sur le divan, et commenças le roman. Il s'agissait du « Da Vinci Code », ouvrage très critiqué, et dont un film avait été fait. Je fus complètement absorbé par mon livre, et je ne remarquai pas les heures passer, Edward lui, feuilletait des magazines de voitures de sports. Quand j'eus fini mon livre, je me mis en tailleur, m'étiras et regardas le réveil : il était 6h du matin. J'avas mis 10h à lire un livre de 600 pages. Bizarrement, je me sentais engourdie, mais pas fatiguée. Je jetai un coup d'½il à Edward, il avait lu une pile de magazine, et se trouvait maintenant devant sa grande étagère à CD. Elle était mieux approvisionnée qu'un disquaire : il y en avait pour tout les genres : classiques, rocks, jazz, année 80, année 50...
- Classique ou année 50 ?
- Classique.
Déjà il enlevait le CD de sa pochette, et l'introduisait dans sa chaîne Hifi. La musique retentit et envahit la pièce. Une belle musique... Je m'assis sur le lit, et fermai les yeux, laissant vagabonder mon esprit sur le fil de la musique. Je sentis Edward s'asseoir à côté de moi, me prendre dans ses bras, et m'embrasser doucement dans le cou. Moi je rêvais éveillée... Portée par cette mélodie. A la fin du morceau je rouvris les yeux : j'avais cru entendre des chuchotis, mais en réalité rien. J'avais sûrement dut rêver. Je me retournais, et me blottit dans les bras d'Edward. Il me berçait sur le rythme de la musique. J'étais heureuse, car malgré ma transformation, notre relation n'avait pas changée, elle avait évoluée et nous permettais maintenant plus de liberté, mais c'était tout de même très agréable de se rendre compte que mes craintes s'étaient avérées fausses.
- Je t'aime.
Je le sentis sourire.
- Moi aussi.
Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais subitement éprouvé le besoin de prononcer ces mots, comme s'ils avaient plus de sens qu'avant. Nous restâmes ainsi pendant un certain temps. Ce moment, j'aurais aimé qu'il ne finisse jamais. Mais toute bonne chose à une fin. Et à la fin du CD, Edward et moi nous levâmes, mettant donc fin à notre étreinte. J'ouvris ma penderie pour choisir mes vêtements du jour, mais à peine eus-je tiré un cintre, qu'une petite main se posât sur la mienne. Je n'avais pas entendu Alice entrer, et fit un léger bond en arrière à cause de la surprise. Elle pris quelques cintres, et me poussât devant elle. Sauf que pour une fois, je réussis à résister à sa force surhumaine.
- Stop. Qu'est-ce que tu fais ?
- Ca ne se voit pas ? Je choisis tes vêtements, et je m'apprête à t'habiller, à te coiffer et à te maquiller pour cette nouvelle journée !
- Mais je n'ai pas besoin de tout ça. Nous n'avons rien de prévu aujourd'hui ?
Je m'étais adressé à Edward qui était ma dernière chance pour échapper au supplice.
- Non pas que je sache.
- Mais ce n'est pas une raison !
Déjà Alice me tirait par le bras vers la porte. Je décidais de lui obéir, ne tenant pas à connaître la fureur (et peut être même la tristesse) de mon lutin favori. Elle m'emmenât donc dans sa salle de bain, et comme quand j'étais humaine, elle lavât mes cheveux, les coiffât rapidement, me maquillât légèrement, et m'habillât avant de me tendre une paire d'escarpins noirs. Je n'avais pas vu la tenue qu'elle m'avait fait enfiler, mais ces escarpins ne me rassuraient pas. Je ne comptais pas sortir de la maison aujourd'hui et je ne voyais pas l'utilité de pareilles chaussures à l'intérieur d'une maison. Puis elle me mit devant son grand miroir et j'eus un choc. Je ne m'étais jamais vue dans un miroir depuis ma transformation, et la différence était choquante : je comprenais mieux la réaction des autres le premier jour. Je m'étais amincie, tout en devenant plus musclée, j'abordais donc un beau ventre plat, et des jambes parfaites (mais peut être trop petites). Ma peau avait énormément palis et mon visage s'était aminci. Mes yeux possédaient la même couleur caramel/miel que les autres Cullen, et elle se mariait très bien avec la couleur chocolat de mes cheveux qui avaient bouclés.
Globalement, justes de petits détails de changer, mais le résultat final était saisissant. Alice avait amélioré le tout, avec une jolie tenue : Un jean évasé au bout, et un beau chemisier ivoire assez moderne, avec pour coiffure une queue de cheval haute, dont quelques mèches échappaient, tombant sur mon visage. Ensuite, un maquillage très léger, donnant juste quelques couleurs à ma peau. Un résultat final parfait. Je ne m'étais jamais senti aussi belle.
- Alors ?
- Ca me plait...
- Bon alors, tous les matins à partir d'aujourd'hui, je m'occupe de te préparer !
- Pardon ???
- Tu as bien entendu.
Je regagnais ma chambre, et quand Edward me lançât un regard interrogateur face à ma moue, je lui expliquais qu'Alice s'était mis en tête de jouer à la poupée ainsi tous les jours, ce qui le fit rire.
- Tu pourrais au moins compatir !
- Mais oui je compatis, c'est juste que ta tête me fait rire.
J'allais m'asseoir à côté de lui, et posais ma tête sur son épaule. Il me mis sur ses genoux et me berçât dans ses bras.
- Je peux te demander un petit service aujourd'hui ?
- Oui...
Je le regardai, il n'avait pas l'habitude de me demander des choses, et facilement, ses demandes ne me plaisaient pas beaucoup.
- J'aimerais que tu défies Emmet au bras de fer... Je pense qu'une défaite ne lui ferait pas de mal...
Nous nous mirent à rire ensemble, et j'appuyai mon front contre le sien, et ses lèvres vinrent chatouiller les miennes. Je me promis d'y penser, parce que j'avais envie de voir la réaction d'Emmet si je le battais, mais Edward m'avait prévenu que j'avais une force plus grande que la sienne, car mes veines étaient gorgées de mon sang d'humaine. C'est sûrement pour ça que je n'étais pas assoiffée. D'un autre côté, je n'y pensais pas, et aucune odeur alléchante ne chatouillait mes narines, ce qui expliquait sûrement ce fait.
Au bout d'un demi-heure peut être, je me levai et m'étirai : j'étais toute engourdie. Nous descendîmes ensemble dans le salon, où se trouvait Rosalie, Emmet et Alice. A peine fus-je arrivée, qu'Emmet me sautât dessus.
- Quelle est la mission qu'Edward t'a confiée une mission !
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Rosalie me l'a dit, mais elle n'a pas voulue me dire de quoi il s'agissait !
Il était tout excité, et aussi curieux qu'un enfant. Je lui souris.
- Une petite partie de bras de fer, ça te tente ?
Il parût déstabilisé par la question...
- Est-ce un défi ?
- On peut voir ça comme ça...
- Je ne refuse jamais un défi.
Il allât s'asseoir sur une chaise devant la table, et positionnât son bras. J'allai m'asseoir en face de lui. Alice et Rosalie, toutes guillerettes, étaient venues aussi, sûrement pour arbitrer. Je pris sa main : sa poigne était ferme, et sûre d'elle. Il me sourît et je lui rendis ce sourire. Je n'étais pas sûre de gagner, mais sentant la force couler dans mes veines, je n'étais sûre de rien. Alice fit le compte à rebours, et une fois arrivée à zéro, je sentis la poigne d'Emmet se raffermir et tenter de faire basculer mon bras, J'adaptais la force que je mettais dans ma poigne, et mon bras de cillât pas. Emmet fût surpris, et je sentais ses muscles se tendrent à travers sa main. Son visage pris une très légère teinte violet/rouge, et je n'osais pas imaginer a couleur qu'il aurait eu s'il n'avait pas été un vampire. Je décidais de mettre fin à ses souffrances, et d'un mouvement simple et souple, je plaquais son bras contre la table, par la force de mon bras. Les yeux d'Alice et de Rosalie étaient ronds, et étonnés. Ceux d'Edward riaient, et quand nos regards se croisèrent, il m'adressât le sourire en coin qui me faisait craquer. Mon regard revint sur Emmet qui affichait une moue piteuse. Il n'avait pas l'air d'être habitué à la défaite...
- Tu voulais connaître cette mission, et bien je viens de l'accomplir : il souhaitait juste que je te batte au bras de fer.
Il lançât un regard noir à son frère. Edward le lui rendit, sauf qu'une étincelle d'amusement y était. Sachant parfaitement qu'une revanche était inutile, nous restâmes ensemble, et nous commençâmes à nous taquiner. Je savais qu'Edward et Alice ne laisseraient pas Emmet oublier cet épisode, ce qui me faisait rire intérieurement.

Tout compte fait, ce soir, j'ai profité du peu de devoirs que j'avais pour écrire la fin du chapitre 5! Je vous de gros bisous à tous et je vous aime toujours autant!

# Posté le jeudi 20 mars 2008 14:34

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:52

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