... J'essayais de paraître naturelle en mangeant mes céréales, alors que mon Apollon me dévisageait. Je plongeais ma cuillère dans mon bol machinalement, ne sachant pas ce qui me valait ce regard doux, qui me mettait presque mal à l'aise et mes joues se parsemèrent de petites touches rouges. . Au bout de quelques secondes je pris le risque de croiser son regard de miel, ce qui me fit chavirer. Je me replongeais immédiatement dans mon bol de céréales. Et lorsque j'eu fini, je me levais, et commençais à laver mon bol, je sentais toujours son regard planté dans mon dos, et subitement, son souffle frai vint chatouiller ma nuque. Je ne pus m'empêcher de frissonner. Ses mains se posèrent sur ma taille, avant de m'enlacer doucement. Il déposait de petits baisers dans mon cou, ce qui me faisait frémir. -... Bella, ma douce Bella...
... Ayant fini de nettoyer mes affaires, je me retournais et me blottis contre lui.
-... A quoi penses-tu ?
-... Je pense à toi, comme à chaque instant de ma vie...
...Il y eu un court silence.
- ...Et toi, à quoi penses-tu donc ?
... Je lui fis un sourire énigmatique. Appuyant mon doigt sur ses lèvres, lorsqu'il les entrouvrait, je percevais son souffle frais qui me faisait frémir.
-... Voyons Bella, tu sais à quel point j'ai envie de pouvoir te déchiffrer...
-... Et bien je me demandais pourquoi tu m'as regardé comme ça toute la matinée...
-... N'ai-je plus le droit de te contempler ?
... Je le regardais, attendant ma réponse.
-... Bien... Alice aimerait que tu viennes à la maison...
-... Je ne vois pas où est le problème...
-... Et bien, disons qu'elle a des projets pour toi...
... Mon visage pâli subitement. Telle que je connaissais ma future belle-s½ur et meilleure amie : Alice Cullen : mon petit lutin vampirique préféré, ses projets tournant autour de moi devaient être un shopping ou une séance de pouponnage, alors que je n'aimais aucun des deux, je sentais que cette journée serait difficile.
-... Et suis-je obligé de prendre part à ses projets ?
... Je le regardais, il avait un grand sourire sur ses lèvres.
- ...Je pense que oui, si tu ne veux pas avoir des représailles.
... Je lui répondis en faisant une moue.
-... Devrais-je être effrayée ?
-... Terrifiée.
... Je lui souris,
- ... Je crois que je n'ai pas trop le choix.
... Je soupirai, et montai dans ma chambre pour m'habiller. Je pris un jean et un corsage bleu et enfilât mes baskets. Puis je descendis retrouver Edward qui m'attendait, accouder à la rambarde. Il m'observât des pieds à la tête. Il se ressaisit au bout de quelques secondes, et face à ma mine déboussolée, et m'expliqua :
-... Je suis à nouveau ébloui par ta beauté, ce n'est rien.
...Je lui souris, et mis mes mains autour de son cou,
- ... Une chose est sûre tu ne seras jamais aussi ébloui que je le suis lorsque je pose mes yeux sur toi.
-... Ca c'est toi qui le dis...
... Et avant que je puisse continuer ce débat, il déposa doucement ses lèvres sur les miennes. Petit à petit notre baiser devint plus passionné, plus fougueux, et lorsqu'il me repoussât doucement, nous haletions.
-... Tu surestimes mes limites Bella.
...Je lui souris et il reprit son sérieux.
-... Tu sais bien que je pourrais te blesser et même te tuer sans le vouloir.
-... Oui, mais ça m'est égal.
... Lorsque je dis ces mots, il soupira. Je l'aimais tellement, et je savais que cet amour était réciproque, mais à cause de mon humanité, ou plutôt de mon sang qui l'attirait énormément, il devait s'imposer des limites. Mais heureusement pour nous, lorsque je serai un vampire, il n'aura plus à craindre de me blesser. Ma transformation était prévue pour après le mariage, prévu lui-même pour le 13 août, dans une semaine donc. Je mettais un point d'honneur pour que ma transformation se déroule avant mon 19eme anniversaire, ne voulant pas creuser encore plus l'écart d'âge entre Edward et moi, je refusais de vieillir alors qu'il garderait à jamais son apparence de 17 ans. Mais avant ma transformation, il y avait une expérience humaine que je voulais vivre : je voulais dormir avec Edward. Et c'est pour obtenir ces deux choses que j'avais accepté de me marier avec lui. Le fait d'être liée à Edward pour l'éternité ne me rebutait pas, bien au contraire, mais ayant été élevée par une mère s'étant divorcée de son père à cause d'un mariage prématuré, cet événement festif pour certains me laissait de marbre.
... Me tirant de ma rêverie, Edward prit ma main dans la sienne, et m'emmena jusqu'à sa Volvo argentée. Il m'ouvrit galamment la portière côté passager. Je m'assis tranquillement, et avant que j'aie commencé à boucler ma ceinture, il était assis, ceinture mise, et clé dans le contact. Il attendit patiemment que je finisse d'attacher ma ceinture, avant de faire une marche arrière souple et contrôlée. Puis il s'engageât à toute allure sur la route de campagne. Je m'efforçais d'ignorer l'aiguille du compteur de vitesse qui grimpait dangereusement. Ne voulant regarder le paysage qui défilait à toute vitesse, ce qui aurait anéanti tous mes efforts, je me concentrais sur mes mains que j'avais posées sur mes genoux. Au bout de quelques minutes à peine, la main blanche d'Edward entra dans mon champ de vision, pour se poser sur les miennes. Je me tournais vers lui, et j'eus à peine le temps de voir que nous étions arrivé avec de me noyer dans son superbe regard topaze. Il se penchât doucement vers moi, et je sentais son haleine fraîche sur mon visage. Alors que nous étions sur le point de nous embrassez, j'entendis quelqu'un toquer contre la vitre. Il sourit e reculât. J'entendis alors le soprano de sa s½ur à travers l'habitacle de la voiture.
-... Bella, nous avons un programme chargé, alors si tu ne veux pas avoir à reporter ton mariage, il faut que nous nous y mettions dès maintenant.
... Je soupirais, et sortit de la voiture, à contre c½ur.
-... C'est bon Alice, je suis là.
-... Heureusement...
... Il y eu un léger silence, et je la vis me détailler de la tête au pied, apparemment satisfaite par ma tenue, elle me poussa jusqu'à la Porsch jaune poussin qui trônait dans leur garage, entre la décapotable de Rosalie, et la jeep d'Emmett. Je distinguais derrière encore la voiture noire de Carlisle, et une autre voiture bleu qui devait appartenir à Esmée. Elle me fit asseoir à l'intérieur, et boucla elle-même ma ceinture avant d'aller s'installer devant le volant. J'eus à peine le temps de faire signe à Edward pendant qu'il m'envoyait un baiser avec sa main que nous étions hors de vue.
-... Tu aurais pu me laisser lui dire au revoir !
-... Mais non, ce serait perdre trop de temps, nous sommes déjà en retard sur le planning !
... Je soupirais.
-... Bon, tu peux me dire en quoi consiste le « planning » pour aujourd'hui ?
... Elle sourit, et sans quitter la route des yeux, elle m'expliquât.
-... Nous allons dans un endroit que j'aime beaucoup et dans lequel nous serons tranquilles.
... Je soupirais de nouveau, dans quelle boutique allais-je passer la journée ? Je fus surprise lorsque je vis Alice quitter la National pour prendre une petite route dans la forêt. Au bout de quelques minutes de conduite elle s'arrêta. Face à mon regard interrogateur, et s'expliqua.
-... Le reste est impraticable en voiture. Nous allons donc marcher quelques minutes.
... Je baissais les yeux, observant le terrain, il semblait assez plane, mais je n'étais vraiment pas bonne marcheuse, Alice devrait être patiente. Elle prit un petit sac à dos dans le coffre, et se mit derrière moi subitement.
-... Ca ne te gêne pas si je te porte, nous serons plus rapides...
... J'acquiesçais faiblement : déjà quand Edward courait, j'étais terrorisée, alors avec Alice... Elle me prit doucement dans ses bras, et je fermais les yeux. Soudain, je la sentis me poser à terre. Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elle avait couru. Nous étions à présent à côté d'une petite cascade d'eau claire. Le paysage m'enchantait. Il était très différent de celui de la clairière. Beaucoup plus humide grâce à la cascade et à la petite rivière qui se formait, et également beaucoup plus frais grâce à toutes ses pierres, qui délimitait la rivière et le jet d'eau. Mais pourtant les lieux se ressemblaient : la même luminosité venait ricocher sur la peau d'Alice, et la même herbe douce et gracieuse venait chatouiller mes chevilles, et puis c'étaient tous deux des lieux appréciés par les Cullen, des sortes de jardins secrets, ce qui les rendaient si proches tout en étant si éloignés. Pendant que je restais ébahie, Alice était allée s'asseoir sur une pierre A côté du ruisseau. Elle avait sortit de son sac un bloc note et une pochette qui débordait de prospectus. Je repris mes esprits et alla m'asseoir à côté d'elle. Elle me regarda, stylo en main, soudain sérieuse.
-... Bella, j'aimerais que tu répondes sincèrement à mes questions, sans te soucier de l'avis des autres ou de je ne sais trop quoi. Réponds simplement, sans réactions démesurées ni rien d'autres.
...J'hochais la tête, me préparant au pire.
-... D'abord pour la nourriture, je te propose de faire un buffet sur lequel on mettrait différents plats, où les gens n'auraient plus qu'à se servir pour avoir de la nourriture à leurs gouts et à la convenance.
... J'acquiesçais, ça me semblait être une bonne idée. Alice reprit son discours.
-... Je voulais avoir ton avis sur le choix que nous allions proposer. Il risque de faire beau, et tu sais que la température moyenne à Forks en cas de beau temps est de 16°C lorsqu'il y a du soleil. Je propose donc de mettre quelques crudités, mais plus d'amuses gueules chauds. Ensuite pour les plats principaux, je me suis dit qu'il valait mieux faire dans la simplicité : du foie de veau, du canard et du saumon. Ensuite pour le dessert, une grande pièce montée avec des fraises, et un mille feuilles au chocolat...
... Je l'écoutais les yeux perdus devant moi, se rendait elle compte de ce qu'elle me nommait ? Elle du percevoir ce trouble, car elle enchaina sur un autre sujet, qui ne me plaisait pas forcement plus...
-... Sinon, pour les invités, ta famille doit être là : ta mère, ton père et Phil. As-tu d'autres membres qui te tiennent à c½ur, des cousins, des cousines ?
-... Non, mon père et ma mère sont enfants uniques.
-... D'accord, ensuite, j'ai pensé à tes amis du lycée : Angela, Jessica, Mike, Ben, Eric, Tyler...
-... Je ne pense pas qu'inviter Tyler et Eric soit une bonne idée...
-... Et je me suis dit que tu pourrais inviter des amis de la Push.
... Mon c½ur se sera à la pensée de mon ancien meilleur ami et loup garou Jacob Black. Il me manquait beaucoup, mais je ne pouvais pas l'inviter à mon mariage. Ce ne serait que trop le faire souffrir.
-... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je préférerais m'astreindre à Billy, Sue et Seth.
-... Comme tu veux, j'ai quelque chose d'un peu délicat à te demander...
... Je me crispais.
-... Les Denali sont de vieux amis de la famille, et je pense que ce serait une bonne idée de les inviter. Ils font un peu partie de la famille...
... Je réfléchissais à toute allure, l'idée d'avoir Tanya, la superbe blonde qui avait essayé de s'approprier Edward ne m'enchantait guère, mais si ils étaient de bons amis des Cullen, je ne pouvais que les inviter.
-... D'accord.
-... Merci Bella, tu es un ange. Ensuite, pour les fleurs, j'ai pensé aux roses, aux lilas, aux lavandes et bien sûr aux freesias. Vois-tu d'autres choses à ajouter ?
-... Non.
-... Parfait, ensuite concernant la cérémonie. Je me suis dit que la chapelle de Forks serait l'idéal. Concernant le sermon du prêtre, je me suis dit que la partie « si quelqu'un s'y oppose qu'il parle maintenant où se taise à jamais » serait à enlever. Ensuite, concernant l'alliance d'Edward, j'ai plusieurs modèles à te montrer.
... Elle sortit alors de son sac différents écran de velours, certains étaient noirs, d'autres mauves, rouges... Elle les ouvrit tous et les mis face à moi.
-... J'ai pris un exemplaire de chaque alliance masculine dans la boutique qu'Edward préfère. Si tu ne trouves pas le bon, nous pourrons aller en choisir un autre, j'ai prévu un trou dans l'emploi du temps pour ça au cas où.
... J'observais les anneaux un à un. Eliminant d'office ceux recouverts de diamants où de pierres précieuses que je trouvais trop efféminée ou trop ostentatoire. Il me restait à la fin différents anneaux. J'en remarquai alors un qui était passé inaperçu jusqu'à présent. Je pris l'écrin entre mes doigts, observant l'alliance de plus près. C'était un anneau en argent assez simple, il était fin, délicat, mais masculin. Je sortis l'anneau de l'écrin, et aperçût une fine gravure. En me concentrant, je réussis à la lire « I love you forever ». Elle me plaisait, par sa simplicité et son romantique. Je la remis dans l'écrin et le tendit à Alice.
-... C'est celle-ci qui me plait.
-... J'aurais du m'en douter, rien d'ostentatoire, juste quelque chose de simple...
... Elle soupira, mais je ne sus dire si c'était par soulagement de ne pas avoir à retourner dans les boutiques, où bien parce que j'étais prévisible. Puis elle reprit son entrain naturel.
-... Il faut que tu me dises qui seront vos témoins, et qui sera ta demoiselle d'honneur. Je pourrais ainsi faire faire les tenues sur mesure.
... Je réfléchis quelques secondes, avant de lui répondre.
-... Pour mon témoin, je voulais prendre Angela, je voudrais qu'Edward choisisse lui-même le sien, et j'aimerais que tu sois ma demoiselle d'honn...
... Je n'eu pas le temps de finir que je me trouvais clouer au sol, plaqué sous Alice qui m'enlaçait.
- ...Oh Bella, tu ne sais pas à quel point je suis heureuse.
... Je n'arrivais pas à répondre, parce qu'elle m'étouffait, et elle du s'en rendre compte parce qu'elle s'agenouilla à côté de moi en un éclair. Je repris ma respiration petit à petit, puis la regarda dans les yeux.
- ...Tu le savais déjà, et puis qui pouvais-je choisir d'autre ?
-... Oui, c'est vrai... Mais ça me fait quand même plaisir. Au fait, as-tu prévenu ta mère ?
... Je me crispai... j'avais oublié de prévenir Renée. Alice me sourit faiblement et me tendit son téléphone. Je le pris, et vis que le numéro de Renée était déjà composé. Je ne savais pas comment elle l'avait eu, mais Alice restait Alice, toujours aussi surprenante. Lorsque Renée décrocha, sa voix était toute heureuse.
-... Oui allo ?
-... Maman, c'est Bella.
-... Oh chéri, ça me fait plaisir de t'avoir.
... J'entortillais mes cheveux autour de mon doigt.
-... Ecoute, j'ai quelque chose à t'annoncer.
-... Que ce passe-t-il Bella ? Tu as l'air tendue.
-... Je vais me marier avec Edward.
... Il y eu un long silence pendant lequel je n'osais respirer, enfin Renée reprit.
-... Bella, te rends-tu compte de ce que tu dis ?
-... Oui Maman, je sais que cette idée ne t'enchante pas, tu penses surement que ma décision est prématurée et que je devrais attendre, mais j'aime Edward, et je veux passer le restant de ma vie avec lui.
... Je n'eu pas le temps de poursuivre que Renée m'interrompit.
-... Mais Bella, c'est magnifique ! Et je suis ravie que tu te maries avec Edward...
... Je sursautais.
-... Maman, est-ce bien toi ?
-... Oui pourquoi ?
-... Tu es en train de me dire que tu es heureuse que je me marie alors que je n'ai que 18 ans.
-... Ecoute, je sais que je t'ai souvent dit que le mariage prématuré était une très mauvaise idée. Mais je te connais, et je sais que si tu as décidé d'épouser Edward, se n'était pas sur un coup de tête comme je l'ai fait avec ton père. Entre vous... c'est spécial, je ne saurais vous décrire.
-... Qu'avez-vous fait de ma mère ?
-... Voyons Bella, tu commences à devenir vexante. Dit moi plutôt quelle est la date ?
-... Le 13 aout.
-... Il était temps que tu me préviennes, je vais tout de suite avertir Phil et il réservera des places dans un avion et une chambre dans un hôtel.
-... Bien.
...Un nouveau silence, mais j'entendais quelque chose d'indistinct au bout du fil. Comme des sanglots.
-... Maman, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu pleures ?
-... Oh Chéri tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse pour toi.
... Ce qu'elle me disait me touchait énormément. Je dus interrompre notre conversation moi-même, de peur de pleurer moi aussi.
-... Il faut que j'y aille maman.
-... Oh... Je comprends.
-... Je t'aime.
-... Moi aussi mon ange.
... Je raccrochais, encore sous le choque de la réaction de Renée. Moi qui m'attendais à batailler pendant des heures, j'étais heureuse qu'elle me comprenne. Alice me regardait les yeux pleins de malice. Elle devait déjà connaître la réaction de Renée, et elle pouvait maintenant observer ma réaction.
-... Maintenant, pour les couleurs. Les roses seront blanches, comme tu peux t'en douter, et avec le violet des lilas et le vert de Forks, je me suis dit que du bleu pastel serait bien pour moi-même, et Rosalie, qui s'occupera de la musique.
... Je la dévisageais : Rosalie jouait d'un instrument !
-... Rosalie est celle qui joue le mieux du piano de nous tous, après Edward bien sur, elle jouera donc elle-même ta marche nuptiale.
-... Bien.
-... Je ne vois rien d'autre à ajouter pour le moment.
... Elle jeta un coup d'½il à sa montre.
-... Je n'ai pas vu le temps passer, il est déjà 14h, tu aurais pu me dire que tu avais faim Bella !
...Je ne relevais pas, n'ayant moi non plus pas vu le temps passer. Elle rangea rapidement son matériel et nous ramena à la voiture, et nous ramena chez eux. Edward était sur le perron, et il vint m'ouvrir la portière. Je sortis, et il me prit par la taille, posant doucement ses lèvres sur les miennes.
-... Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué.
-... Et toi donc...
-... Alice n'a pas été trop méchante au moins ?
... Je n'eu même pas le temps de dire non qu'il me portait et marchai en direction de la cuisine. Je ne sus pas comment il fit pour ouvrir les portes, mais lorsqu'il me posa dans la cuisine, ce fut à contre c½ur que j'ôtais mes bras de son cou. Je me trouvais sur une chaise, face à une assiette de poisson qui semblait fort appétissant. Je mangeais tranquillement, observant mon Adonis qui s'était assis en face de moi, et me regardai manger comme si c'était le plus beau spectacle au monde.
... Une fois mon repas terminé, je me levais, prenais mes affaires, et me dirigeais vers l'évier pour les laver. J'eu à peine eu le temps de les poser sur la pierre d'évier qu'Alice était à côté de moi et me regardait d'un regard désapprobateur.
-... Bella voyons, ce n'est pas à toi de faire ça, Tu vas venir avec moi t'occuper des préparatifs pendant qu'Edward va s'en charger.
... Je me tournais vers Edward, j'avais du mal à l'imaginer en train de laver une assiette dans un évier, car il n'en avait jamais besoin, ne nécessitant aucune assiette pour ses repas. Déjà Alice m'emmenait je ne sais où dans la maison. J'eu la vague impression de monter au premier étage, et d'entrer dans ses « quartiers » comme avait dit Edward la première fois où j'étais venue ici. Nous entrâmes dans une sorte de petit salon vert pâle. Il était assez vaste, avec une cheminée en marbre dans le fond, et plusieurs poufs et fauteuils. Rosalie et Esmée étaient chacune assise sur un fauteuil assorti à la pièce et me regardait. Le regard de Rosalie était imperturbable, mais celui d'Esmée était chaleureux.
-... Bella, chérie, comment te sens-tu ?
- ... Bien, merci Esmée.
... Je m'assis sur l'un des poufs, et Alice prit place sur celui à côté de moi.
- ...Nous sommes là pour quelque chose de précis, ne perdons pas de temps en futilité.
... Ce fut Esmée qui répondit la première.
- ...J'ai réservé l'Eglise de Forks. Le curé est d'accord pour que nous apportions quelques modifications à son discours, temps que ce n'est pas hors de contexte.
-... Parfait. Rosalie tu as trouvé une salle ?
-... Non, il n'y en avait aucune en bon état et disponible pour la date, j'ai donc une proposition à vous faire : nous pourrions organiser la fête ici, dans le hall et le jardin, je pense que c'est suffisamment grand pour accueillir les invités.
-... Bella, es-tu d'accord ?
... Elle me tira de ma rêverie, et je ne pu que balbutier un « oui ».
-... Bien, comme il devrait y avoir du soleil, nous devrions décaler l'heure de la cérémonie afin qu'elle se passe en fin d'après midi, comme ça il fera nuit et nous pourrons aller où nous voulons sans nous faire repérer. Esmée peux-tu appeler le prêtre et lui demander de célébrer le mariage dans la fin d'après midi.
- ...Tout de suite.
... J'observais Esmée quitter la pièce, téléphone en main. Tout ce passait si vite, je me croyais à l'armée. Rosalie et Alice était en train de faire des plans du hall, et d'organiser le placement des tables. Je suivais le tout d'½il distrait, acquiesçant lorsque c'était nécessaire. Au bout de quelques minutes Esmée revint, le visage troublé.
-... L'Eglise est réservée pour toute l'après midi pour une rencontre des chorales de l'Etat, il se trouve que c'est à Forks de recevoir, mais le prêtre n'est pas obligé d'y assister. Je lui ai proposé de venir à la maison pour que la cérémonie se déroule dans le hall, ça vous semble jouable ?
-... Excellente idée, ce ne sera que d'autant plus simple à organiser. J'ai discuté avec Bella de la nourriture, et je pense avoir trouvé le traiteur qu'il nous faut. Il s'agit d'un excellent cuisinier français, il se nomme « Le Nôtre ».
... Esmée hochait la tête.
-... J'y suis déjà allé avec Carlisle lors de notre voyage de noce, il est excellent, et ça conviendra parfaitement.
... Je les regardais béate échanger des propos sur l'organisation de mon mariage comme si c'était un match de tennis dont j'étais l'arbitre. Alors qu'elles discutaient de la couleur des assiettes, Alice se leva et me prit la main.
-... Bella ton travail s'arrête là, il faut quand même que tu aies une surprise.
... Elle me lançât un clin d'½il complice, et me ramena au réez de chaussé. Edward m'attendait, assis sur les marches de l'immense escalier à révolution. Il me prit la main, et me conduisit jusqu'à sa voiture. Il m'emmena alors jusque chez moi. Je l'invitais à entrer, et nous montâmes dans ma chambre. A son habitude, il s'assit sur le rocking-chair, et je vins prendre place sur ses genoux, et je me pelotonnais contre son torse marmoréen. Je jetais un coup d'½il à mon réveil : il était déjà 8h ! Je n'avais pas vu le temps passé. C'était incroyable ! J'avais confié l'organisation de mon mariage à Alice pour deux raisons : je savais que ça lui faisait plaisir, et je savais que si elle ne faisait pas quelque chose de trop ostentatoire, mon mariage serait une réussite. Je savais que je pouvais lui faire confiance. Dans quelques jours je serais Isabella Marie Swan, et elle serait ma belle s½ur. Je souris, et c'est sur cette pensée que je m'endormis dans les bras de mon bien aimé.