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Chapitre 3 : Cérémonie

Chapitre 3 : Cérémonie

... La semaine était passée à toute allure : Alice n'avait que très peu imposé ma présence, la cérémonie se déroulant à la maison, je ne devais pas voire les préparatifs. Elle me posait parfois des questions comme « ambre ou diamant » auxquelles je répondais sans même comprendre leurs intérêts. Je passais la plus grande partie de mon temps avec Edward. Soit chez moi, soit dans la clairière, quand le temps s'y prêtait. Il avait arrêté son choix de témoin sur Jasper, ce que j'approuvais, et avait été chargé par Alice de me tenir loin de la maison. L'avant-veille de mon mariage, Edward m'emmena avec sa Volvo chez lui, il semblerait qu'Alice veuille faire mon enterrement de jeune fille aujourd'hui... Il gara la voiture au garage, et à peine fus-je descendu qu'Alice mettait ses mains sur mes yeux pour que je ne vois rien. Elle me fit passer par un endroit inconnu, car je me retrouvais en quelques secondes dans la cuisine, inchangée.
-... Alors Bella, c'est aujourd'hui que nous allons célébrer ton enterrement de vie de jeune fille ! En parallèle de celui d'Edward !
... Je déglutis, ne sachant pas ce qu'Alice avait prévu. Je retournais, espérant croiser le regard d'Edward, mais celui-ci ne nous avait pas suivi, il était sûrement resté dans sa voiture sur ordre d'Alice. Je dévisageais mon lutin adoré, qu'allait me réserver cette soirée. C'est alors que Jasper sortit de nulle part, il prit les clés de voiture qui se trouvait le comptoir à côté de moi, et je sentais une quiétude incroyable me gagner. Je lui offris un regard plein de gratitude. Alice, elle papillonnait dans tous les sens, heureuse à l'idée de mon enterrement de vie de jeune fille. C'est alors que quelque chose me titilla, je me tournais vers mon futur beau frère.
-... Jasper? Que font les vampires pour les enterrements de vie de garçon? Tu ne vas pas l'emmener dans un club de striptease n'est-ce pas?

... J'étais honteuse de poser cette question, mais je ne connaissais cet événement que par quelques films, et l'image que je m'en étais faite était assez peu enthousiaste. Il me regarda, amusé par mon idée, Alice vint soudain se mettre entre nous.
-... Mais Bella, quelle idée tu as, tu dois regarder trop de films !
... Voyant que je n'étais pas rassurer, Jasper ajouta.
-... Ne t'inquiète pas, ce n'est pas mon genre. Et puis Carlisle sera avec nous.
... Ces deux arguments eurent le don de me rassurer, je pouvais faire confiance à Jasper et Carlisle. Après avoir posé un chaste baiser sur le front d'Alice, il s'éclipsa. Puis Alice m'attira dans ses quartiers, nous entrèrent dans une nouvelle pièce que je n'avais jamais remarquée : elle était grande, et élégamment meublée, dans les tons de bleus pastels. Ses meubles étaient en cèdres, et les couleurs se mariaient très bien. Par-dessus un grand tapis se trouvaient quatre matelas de couchage recouverts de sacs de couchage. Je savais que l'un d'entre eux m'était destiné, et qu'il serait le seul dans lequel quelqu'un dormirait. Mon pyjama et mon oreiller se trouvait sur le matelas opposé à la grande baie vitrée, Rosalie et Esmée étaient debout devant la baie vitrée, en grande discussion dont je ne comprenais pas un mot. En m'apercevant, ces bavardages cessèrent, j'en déduis donc qu'il s'agissait d'une des choses sur l'organisation de mon mariage qui serait une surprise pour moi. Alice se mit devant moi, et en moins d'une seconde, Esmée et Rosalie étaient derrière elle.
-... Aujourd'hui, nous allons être aux petits soins avec toi Bella !
... Annonçât Alice, toute guillerette. J'aurais du m'en douter ! Alice sera toujours Alice, et il était logique qu'elle veuille s'occuper de moi comme d'une poupée. Une fois encore j'allais devenir un cochon d'inde Barbie ! Elle sortait déjà des milliers de trousses, contenant divers produits de beauté, puis me prit la main, et m'emmena dans la pièce d'à côté. Il s'agissait d'une immense salle de bain, plus grande que le salon et la cuisine de Charlie réunis ! Elle était très lumineuse : les carreaux étaient blancs, et il y avait de grandes vitres feutrés, qui nous empêchaient de discerner le paysage, mais qui empêchait aussi ceux de dehors de nous voire. Une immense baignoire, qui devait aussi faire jacuzzi trônait au centre de l'immense pièce, il y avait une harpe sur le côté, et des serviettes qui semblaient très moelleuses étaient suspendues au mur. Alice me demanda de me déshabiller, et je le fis sans rechigner, sachant qu'elle serait capable de le faire elle-même sinon. Elle, faisait couler un bain qui semblait bien chaud, puis enleva ses vêtements en deux mouvements, avant de se glisser dedans. Elle me fit signe de la rejoindre, et je ne me fis pas prier. J'avais déjà été dans un jacuzzi, quand pour les 30 ans de Renée, elle s'était faite offert deux soins aux spa, et où elle m'avait demandé de l'accompagner. J'avais beaucoup aimé les jacuzzis, qui massaient le bas de mon bas, mais je n'avais jamais eu l'occasion de réitérer l'expérience. Je me laissais glisser dans la baignoire, découvrant avec plaisir les jets d'eaux dans le dos. Le reste de la journée se passa très bien : après le bain, Alice me fit un massage aux huiles, pendant qu'Esmée jouait de la harpe pour me détendre, puis Alice me fit manucure et pédicure alors que j'étais encore suffisamment ramollie par le massage pour ne pas protester. Puis elle me fit enfiler une multitude de tenues dont je n'avais aucun souvenir, me coiffant et me maquillant à chaque fois. J'avais trois raisons de ne rien dire : premièrement j'étais trop engourdie pour me rebeller, deuxièmement je savais qu'Alice saurait me faire culpabiliser si je refusais, et enfin, je ne voyais pas l'utilité de gâcher mon enterrement de jeune fille, alors que ça se passait bien. Lorsque je commençais à retrouver ma « vivacité » après les bons soins d'Alice, celle-ci mit fin à la séance de torture, et m'autorisa à enfiler mon pyjama. Lorsque j'eus fini, je remarquai une collection de DVD devant moi, Alice me demanda de choisir, et après avoir bien réfléchi, j'optais pour la comédie musicale de Roméo et Juliette. Je savais qu'elle était en français, mais je connaissais l'histoire par c½ur, et j'avais une envie de musique aujourd'hui. Je passa donc ma soirée devant la télé avec mes futures belles s½urs, et ma future belle-maman, sachant que demain serait mon dernier jour en temps que Isabella Swan.

~oOo~



... Le réveil fut douloureux : j'étais allongé sur un matelas un peu trop confortable, et je sentais le soleil caresser ma peau, malgré ce confort, je ne mis que quelques instants à me rendre compte de ce qui clochait : personne n'était là pour me tenir dans ses bras. Je me redressai brusquement, et scannais la pièce du regard. Personne : j'étais seule. Je mis quelques minutes à me rappeler qu'aujourd'hui était le jour de mon mariage, et la cause de ma solitude. Il fallait que je me résigne : je ne verrai pas Edward avant le mariage. Je me lassais tomber sur le matelas, enfouissant ma tête sur l'oreiller. Je devais prier pour qu'Alice est réussi à limiter le grandiose. C'est alors que quelqu'un toquât doucement à la porte. A peine une seconde après, Alice était là, accroupie à côté de moi.
-... Bella, je sais que tu es réveillée, suis-moi s'il te plait.
... Je ne répondis pas, L'ignorant carrément : j'appréhendais cette journée. J'eu subitement très froid, et je compris immédiatement pourquoi : Alice venait de me retirer ma couette, me laissant en pyjama débardeur, short. Je grognais.
-... Allez miss paresseuse, aujourd'hui est un grand jour pour toi, et je n'ai pas envie de reporter ta cérémonie. En plus tu as de la chance, il fait grand soleil dehors !
... Je la regardais, et je devais avoir une tête d'endormie, car elle se retenait de rire.
-... Allez, un bon bain te réveillera.
... Je songeais au contact de l'eau chaude sur ma peau, et n'émie aucune résistance. Me plongeant dans l'eau avec délice, je savourais cet instant. Sortant à regret, je me séchais lentement, profitant du contact doux de la serviette contre ma peau. Puis Alice entreprit de me faire enfiler des sous-vêtements blancs, malgré mes protestations en voyant les étiquettes en français. Je me moquais pas mal de porter des dessous sportifs, et je ne voyais pas pourquoi elle m'imposait ces choses de dentelles de haute-couture. Puis elle me fit enfiler un peignoir en soie blanche, et m'assis face au mur. Elle entreprit alors de peigner et d'ordonner mes cheveux qui se rebiffaient.
-... Tu veux que je m'en occupe.
... Je sursautais, n'ayant pas entendu Rosalie entrer.
-... Volontiers.
... Je sentis alors les doigts frais de Rosalie peigner mes cheveux, ses mouvements étaient souples, amples et mes cheveux étaient dompter. Je remarquais alors que c'était la première fois que nous étions si proches d'un point de vue physique, et presque même mental. Elle s'occupait de moi comme si j'étais son amie, et j'espérais que c'était maintenant le cas. Puis Esmée vint aider Rosalie à me coiffer, après que cette dernière m'ait sécher les cheveux. Alice commençât à me maquiller, utilisant des produits dont je ne soupçonnais même pas l'existence, après m'avoir écrémée, maquillée et coiffée, Alice entreprit de m'habiller. Elle allait chercher toute guillerette ma belle robe dans sa penderie. Elle me la passât, une fermeture éclaire dans le dos me permettais de ne pas passer ma tête dedans. Elle était longue, avec une traîne, blanche avec un peu de dentelle sur le tissu blanc, ou bien en manche longues. Bref elle était superbe. Certaines l'aurait peut être trouvée vieillot à cause de son style 1918, mais moi je l'aimais. Alice accrochât ensuite mon voile dans mes cheveux, sans le rabattre devant mes yeux, et me passât des chaussures à talons, blanches avec des rubans de satins. Je voyais déjà la chute arriver. Mais en me mettant debout, Alice eu la gentillesse de me donner le conseil qui ferait toute la différence : oublier que j'avais des talons : selon elle moins j'y penserais mieux ça se passera. Elle s'éclipsa ensuite quelques secondes, revenant habillée d'une robe bleu superbe, la mettant en valeur.
-... Tu es superbe, j'ai l'air banal à côté de toi !
-... Personne n'osera dire que tu es banal quand j'en aurais fini avec toi.
-... Uniquement parce qu'ils ont peur que tu leur suce leur sang.
-... Mais non, arrête des sottises.
... Elle sortit alors un petit morceau de tissu bleu et blanc de derrière son dos, et le mis devant moi. Lorsque je l'identifiais je m'exclamais :
- ...Oh non Alice, il en est hors de question !
-... S'il te plait Bella, c'est la tradition !
...Une jarretelle, et puis quoi encore ! C'est alors que Charlie entrât dans la pièce (sauvé !), il restât bouche bée en me voyant.
-... Bella tu es superbe.
... Je rougissais, sachant que Charlie n'était pas du genre à étaler ses pensées.
-... Merci papa, toi aussi tu sais.
... Je ne l'avais jamais vu en costume ainsi et il était assez élégant.
-... Charlie, peux-tu me donner le bouquet qui est derrière toi ?
... Le temps qu'il se retourne, et Alice m'avait déjà passé la jarretelle. Je n'aimais pas ça du tout, mais au moins Charlie n'avait rien vu. Il me tendit le bouquet, que je pris, et Alice rabattit le voile sur mon visage.
- ...Respire Bella.
-... Merci Alice.
... Je pris le bras de mon père et lui murmurât :
-... S'il te plait ne me laisse pas tomber avec ces talons.
... Il me sourit et acquiesça. Alice me dit alors la dernière consigne « compte 10 secondes après mon départ avant d'y aller » puis elle plantât un baiser sur ma joue et partit devant. Je comptais lentement : j'étais nerveuse, mais je ne savais pas exactement pourquoi. Etais-ce parce que je craignais qu'Alice n'ait été trop grandiose, ou bien parce que j'allais être officiellement liée à Edward pour l'éternité ? 10. Ca y est. J'avançais doucement, au bras de Charlie, nous descendions les escaliers, marches après marches. J'entendais les notes du piano qui tintaient dans la maison. Essayant de me caler sur le rythme de la marche nuptiale. Arrivée au dernier tournant de l'escalier de marbre, je le vis enfin. Je ne voyais que lui : debout en costume, rayonnant. Je ne percevais pas la présence des autres invités, tous debout me regardant avec de grands yeux. Non, seul lui comptait. Je réalisais alors ce qui était le plus beau dans un mariage. A l'arrivée de la mariée, si on regardait le visage du futur époux, on voyait toujours un bonheur incroyable sur ses traits. Tout le monde me suivait du regard, mes ce n'étaient que ses yeux d'or que je voyais. Alice était là, devant nous, dansant (c'était le seul mot que je possédais pour décrire sa grâce), mais elle non plus je ne la voyais pas. Arrivée devant l'autel avec Charlie, je le sentis presque réticent à me lâcher, alors je déposais un baiser sur sa joue, et il me lâchât, presque surpris. Je rejoignis Edward devant le pasteur, et la cérémonie se déroulât à merveille. Je ne voyais ni les fleurs, ni les perles et les rubans qui décoraient la pièce, je ne le voyais que lui. J'entendais ses lèvres me promettre de m'aimer pour l'éternité, je m'entendais dire que je l'aimais et qu'il en serait toujours ainsi. J'entendais le pasteur nous déclarer mari et femme, et je voyais les mains d'Edward soulever mon voile, mais quelle importance. Il me sourit et m'embrassât. Je me fichais de la foule qui nous regardait. J'étais heureuse, je lui rendais son baiser, mais c'est lui qui le rompu m'adressant le sourire en coin que j'aimais tant. Puis nous nous tournâmes face aux invités et c'est là que je me rendis compte que nous n'étions pas seul tout les deux. Moi qui ne m'était pas rendu compte qu'Alice et Jasper avaient prononcé chacun un discours de témoins superbes, qui ne m'était pas rendu compte que Renée avait pleuré d'émotions pendant presque toute la cérémonie, que tous mes amis du lycée se trouvaient au deuxième rend, et que Mike regardait Edward avec un peu de jalousie. Pourtant je n'arrivais pas à me sentir coupable. J'avais passé la bague au doigt d'Edward sans problème et il avait fait de même. La bague d'Elisabeth Masen trônait à présent sur mon doigt, et je souriais intérieurement. Le mariage n'avait pas été si déplaisant que ça, il fallait voire ce que je reste de la cérémonie me réservait. Déjà les invités fondaient sur nous pour nous féliciter. Comme toujours j'étais plus le centre d'intérêt qu'Edward, mais ça ne me gênait pas, car il était juste derrière moi, en train de m'enlacer par la taille.
... Le début de la soirée se passât très vite. Edward et moi étions féliciter, nous prenions des nouvelles des invités, et tous le monde discutait joyeusement. Emmett et Jasper furent écroulés de rire, pendant qu'Edward enlevait avec précaution la jarretelle avec ses dents, alors que j'étais devenue rouge pivoine. Puis il fallut couper le gâteau, et bizarrement, Edward s'arrangea pour que je ne touche pas au couteau, tout du moins pas à la lame. Les invités avaient l'air de passé une bonne soirée, la nuit étaient tombée, et les baies vitrées avaient été ouvertes. Les invités profitaient également du buffet dehors, et discutaient tous sereinement. C'est alors que je parlais avec Renée et Alice.
-... Bravo Alice, c'est très réussi comme soirée !
-... Merci Renée.
-... Tu sais Bella, Alice a vraiment tout organisé : elle ne nous laissait pas faire autre chose. Chaque fois nous avons essayé, elle a presque arraché nos gorges. Mais elle avait raison, c'est superbe comme ça.
... Je souris, je me doutais bien qu'Alice avait tout fait et j'aimais beaucoup.
-... Oui merci Alice, c'est vraiment super !
-... Tu vois Bella que ce n'est pas si dur que ça. J'avais donc raison, te contraindre à cette cérémonie aura été une chose qui t'aura plus tout compte fait.
... Je ronchonnais, n'aimant pas admettre mon erreur. Je sentais le torse d'Edward frémir, signe qu'il se retenait de rire devant ma mine renfrognée. Alice et Renée s'éclipsèrent et des notes de musique retentirent. Edward me prit par la taille, prit ma main, et m'entraina vers le centre du jardin pour danser. Il dansait tellement bien. Je me surpris à passer un excellent moment. Puis les danses s'enchainèrent. Je dansais avec tout le monde, à la fin de chaque morceau, un nouveau partenaire venant tapoter sur l'épaule de celui avec lequel je dansais. C'est ainsi que Jasper, Emmett, Carlisle, Charlie, Mike et tous les autres invités vinrent. Alors que je dansais avec Mike, une grande main matte tapota son épaule. Je retins ma respiration, trop émue, et sans réfléchir je lâchais Mike et dévisageait le nouveau venu.
-... Jacob, mais que fais-tu ici ?
-... Ton vamp... mari m'a invite.
... J'étais tellement heureuse, voilà qui me permettait de passer une soirée encore mieux. J'avais demandé à Edward de ne pas inviter mon ancien meilleur ami, et loup-garou de surcroit, mais j'étais heureuse qu'il ne m'ait pas écouté. J'étais heureuse de revoir le grand Quileute, sa peau matte et chaude ainsi que ses cheveux noirs qu'il avait coupé m'avait manqué. La musique continuait, et nous dansions.
-... Alors Jacob, qu'as-tu fait depuis notre dernière rencontre ?
-... Rien de bien intéressant... Tu es magnifique tu sais ?
... Il avait fait diversion parce qu'il ne voulait pas me parler de certaines choses. En temps normal je l'aurais harcelé, mais là non, je laissais couler.
-... Non pas vraiment, je n'ai pas songé à me regarder dans un miroir.
-... A la la... Quel gachis.
... Je savais qu'il ne parlait pas de mon apparence.
-... S'il te plait je n'ai pas envie de discuter de ça ce soir.
... La musique changeait, il s'agissait d'un nouveau morceau plus triste, surprise que personne ne vienne demander à Jacob s'il pouvait prendre sa place, je me rendis compte que ce dernier nous avait entraîné a la lisière de la forêt.
-... Combien de temps nous reste-il ?
... Je compris qu'il ne parlait pas de la dance, mais de mon humanité.
-... Je ne sais pas. Peut être une semaine...
... J'étais triste de parler de ça avec lui. J'espérais pouvoir être comme avec un ami, mais ce n'était pas le cas.
-... Mais penses-tu seulement à ce que tu loupes en restant avec lui ? J'aurais été à sa place, tu aurais eu une cérémonie selon tes gouts, et une vraie lune de miel ! Personne ne t'aurait obligé à rien !
... Je rougis face à l'allusion de la lune de miel, et fus blessée : je ne voulais pas aborder ce sujet avec lui pendant la soirée.
-... Je ne peux pas me passer de lui, concernant ma lune de miel, cela ne te concerne en rien. Et tu le sais, alors arrête s'il te plait. Tu m'avais pourtant promis d'être sage.
... Il se raidit, et nous arrêtâmes de danser. Je le regardais un mélange de sentiments traversaient son visage, mais le plus distinct était la rage. J'eu un mouvement de recul, et il emprisonna mon poignet avec sa main.
-... Tu vas avoir une vraie lune de miel avec cette sangsue ?
-... Jacob, il serait peut être mieux que tu repartes.
... Son poing se resserrait autour de mon poignet, et commençait à me faire mal. Il tremblait beaucoup, et j'appréhendais la suite des événements.
-... Arrête Jacob, tu me fais mal.
... C'est alors que Seth sortit des arbres, sous sa forme humaine. Il avançât calmement vers Jacob, le vrillant du regard.
-... Lâche-la.
... Cette phrase avait été prononcée sur un ton glacial, et je reconnus son timbre. Edward. Mais depuis combien de temps était-il là ? Seth posât sa main sur l'épaule de Jacob.
-... Tu vas la blesser laisse la partir.
... La main de Seth descendit vers le poignet de Jacob, et le serra légèrement. Jacob se mit à trembler de plus belle. Je sentis alors Edward m'attirer à lui, alors qu'un énorme loup noir sortit de la forêt et faisait lâcher prise à Jacob qui se transformit en loup. Le grand loup brun partit alors dans la forêt, coursé par le grand noir. Seth se tournât vers moi, Edward étant toujours devant, pour me protéger.
-... Désolé Bella. Il pensait qu'il arriverait à se contrôler, mais Sam a ordonné que nous le surveillons en cas de problèmes, ça a du l'énerver.
... J'acquiesçais, incapable de parler. Seth me regarda, les yeux pleins de tristesse, puis partit dans la forêt. Edward se tournât vers moi, et m'enlaçât.
-... Il ne t'a rien fait ?
... Je balançais la tête de gauche à droite, l'un de ses doigts vint alors caresser ma joue, récupérant une larme au passage. Puis il posât doucement ses lèvres sur les miennes, avant de les poser sur les joues, enlevant ainsi toutes mes larmes.
-... Je n'aurais pas du vous laisser seul trop longtemps... Je suis désolé.
... Je soupirais, quand arrêtera-t-il de toujours rejeter la faute sur lui.
-... Non, c'est moi, j'ai trop parlé, comme toujours et je l'ai encore blessé.
-... Chut...
... Il me berçait dans ses bras, doucement. Au bout de quelques minutes, il me regardât.
-... Est-ce que tu veux y retourner ? Sinon je peux avancer le départ de la lune de miel.
-... Non c'est bon.
... Il hochait la tête, et me prit la main, je me demandais alors de ce qu'avait vu les invités, mais lorsque nous fûmes au milieu d'eux, j'eu l'impression qu'ils n'avaient même pas remarqué notre absence. Je vis Alice, son regard croisât celui d'Edward, qui hochât la tête, et elle s'approchât de moi, me prenant la main.
-... Vient te changer.
-... Comment ça ?
-... Tu préfères prendre l'avion en robe de mariée ?
...Je la suivis sans rien dire. Elle me regard, m'aidant à me changer.
-... Tu veux en parler ?
-... Non.
-... D'accord.
... Elle fit une moue.
-... Toutes les affaires dont tu as besoin sont dans cette valise, bon voyage.
-... Merci, c'était très bien organisée.
... Je n'arrivais plus à dire que c'était une superbe soirée, mais elle fût heureuse à mes paroles, car son regard s'illuminât. Nous descendîmes, et je vis que les invités nous attendaient dans le hall.
-... Allez les filles, c'est l'heure du jeté de bouquet.
... Alice avait retrouvé son entrain naturel. Nous sortîmes, et je me mis face à la voiture, lorsque les filles furent toutes derrière moi, j'envoyais le bouquet avant de me retourner pour voir qui l'avait eu. Il s'agissait d'Angela. Je lui souris, avant de monter dans la voiture, à côté d'Edward.
-... Alors, heureuse ?
... « Oui » fut la seule chose que je réussis à murmurer avant qu'il ne pose ses lèvres sur les miennes.


# Posté le samedi 13 septembre 2008 08:38

Modifié le samedi 04 octobre 2008 14:03

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