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Chapitre 5: Comment?

Chapitre 5: Comment?

... Je me réveillais après quelques heures de sommeil, alerte. Une grande douleur me fendait la poitrine. Je mis ma main sur celle-ci, me demandant ce que clochait. Edward me regardât, inquiet.
-... Ca va mon amour ?
... La douleur dans ma poitrine diminuât un peu.
-... Je crois oui...
... Je ne le rassurais pas beaucoup, je le voyais. Je refermais les yeux, essayant de me rendormir. Je repensais à la superbe lune de miel que nous passions avec Edward. Ca faisait maintenant une semaine que nous étions sur l'île, une semaine que je profitais du sable blanc, de la mer chaude, et du spectacle du soleil sur la peau d'Edward chaque jour. Ca ne marchât pas, la douleur stagnait. Je me levais doucement pour aller prendre un médicament. J'avais repéré une trousse à pharmacie dans ma valise, Alice y avait surement mis des cachets contre la douleur. A peine étais-je levée qu'Edward était à côté de moi.
-... Ce n'est rien, je vais juste prendre un médicament.
... Il me regardât encore plus inquiet.
-... Bella, je sais à quel point tu es réticente à te bourrer de médicaments, dis moi ce qu'il y a.
-... Mais rien, ne t'inquiète pas.
... Il me regardât prendre un Doliprane et l'avaler avec mon verre d'eau. Je lui fis la moue, n'aimant pas les comprimés. Puis je passais mes mains dans son dos, et posais ma tête contre son torse. Ses bras m'enlacèrent, et je sentis son souffle dans mes cheveux. Je me rendis compte que cette position était très agréable, car ma poitrine était contre le torse de marbre frais d'Edward, ce qui lui faisait du bien. Nous restâmes longtemps ainsi, puis au bout d'un certain temps, Edward me portât jusqu'au lit, où il me posât, moi toujours contre lui, et il entamât ma berceuse, prenant soin de m'entourer de couvertures pour que je n'attrape pas froid. Je réussis à m'endormir cette fois, grâce à mon ange. Pourtant le matin en me réveillant, une toux sévère me prenait. Je n'arrêtais pas une minute. Edward semblait de plus en plus inquiet. Je le rassurais comme je pouvais, prétextant le mal de gorge, et mettant une écharpe (alors qu'il faisait 30°C) autour de mon cou. Edward n'était vraiment pas rassuré. Pour lui faire plaisir, je pris quelques cuillères de miel, mais je ne mangeais pas mon petit-déjeuner, n'ayant pas faim. Edward jugeât préférable que nous restions à l'intérieur, pour que je ne sois pas plus malade. Nous passâmes donc la journée à regarder de bons films. Je toussais beaucoup, et ça gênait la compréhension du film, mais Edward ne protestât que lorsque je faisais mine d'enlever les couvertures qu'il m'imposait pour que je retrouve vite la santé. Ce fût à la fin de notre 5eme film que je fis ce qui le décida. Je me sentais de plus en plus mal, et je ne mangeais toujours pas. C'est alors que j'eus une vive douleur, et je me pliais en deux, le souffle coupé, et avant d'avoir une quinte de toux. Je mis ma main devant ma bouche, et je fus horrifiée de découvrir en la retirant qu'elle était couverte de sang : de mon sang. Je sombrais, la vue du sang me faisait vraiment un effet horrible.
... Lorsque je repris connaissance, j'étais allongée sur le lit, et Edward était assis à l'autre bout, sur la défensive. Je mis ma main sur mon front, et constatât qu'il y avait placé un gant de toilette humide et qu'il n'y avait plus de trace de sang sur ma paume. Je regardais un peu plus attentivement Edward, et constatât qu'il ne respirait que très lentement. Je lui adressais un petit sourire, et celui-ci soupirât.
-... Bella, un avion sera là d'ici une demi-heure, nous rentrons, tu dois voire Carlisle.
-... Mais Edward...
-... Ne dis rien, tu viens de cracher du sang Bella, c'est très alarmant, et surtout très dangereux. Si je n'avais pas chassé il y a deux nuits, je ne suis pas sûr que j'aurais réussi à me maîtriser.
-... Mais tu y es arrivé...
-... Ne réplique pas, ça ne me fera pas changer d'avis. J'ai fait les valises pendant que tu dormais. Carlisle est prévenu de notre arrivée proche.
... Je soupirais, il était déterminé. Mais après tout nous serons ensemble, j'allais donc réussir à tenir le coup.
... L'avion arrivât plus tôt que prévu. Je retrouvais le même confort que la dernière fois, mais une certaine tension s'était installée entre Edward et moi. Il était inquiet, je le sentais. Le vol me parût interminable. Il fut agrémenté de quelques rejets de sang de ma part, ainsi que de grosse quinte de toux, ce qui n'arrangeait en rien l'anxiété d'Edward. Je dus me rendre plusieurs fois dans les toilettes pour me laver les mains, et une tâche de sang se trouvait sur mon T-shirt. Je n'avais toujours pas faim, et quand l'avion atterrit enfin, l'inquiétude d'Edward était palpable à un kilomètre. Il prit al Volvo, et me ramenât à toute allure à Forks. J'essayais de ne pas regarder le compteur qui dépassait les 200km/h, mais c'était trop me demander. En remarquant ma mine inquiète, Edward dut mettre ça sur le compte de la maladie, car il accélérât. Sa rapidité eut l'avantage que je n'eus pas le temps de cracher du sang pendant le trajet, mais je n'évitais pas les quintes de toux. La vitesse m'empêchait de voire le paysage défilé, mais lorsqu'il devint tout vert, je compris que nous étions dans Forks, quelques secondes plus tard, Edward se garait devant son imposante maison. A peine le moteur coupé qu'il étai déjà à ma portière, je défis ma ceinture, et descendis, pas pressée. Il m'ouvrit la grande porte, et me guidât directement jusqu'au bureau de Carlisle. La maison semblait déserte. Lorsqu'il toquât, la voix chaleureuse de Carlisle lui répondit d'entrer, sur un ton calme, mais légèrement tendu. J'entrais avec Edward dans le grand bureau, ébahie. J'étais déjà venue ici, mais le spectacle du mur recouvert de tableaux m'impressionnait toujours autant.
-... Et bien les enfants, comment c'est passé votre séjour.
-... Bien, mais j'aimerais que tu auscultes Bella, elle est dans un état assez inquiétant depuis ce matin.
... Aussitôt dit, Carlisle se levât et s'approchât de moi. Il m'examinât du regard, et me demandât avec un regard sérieux où j'avais mal.
-... Juste à la poitrine. Mais ce n'est rien.
... Carlisle me fit asseoir sur une chaise de son bureau, et passât ses doigts froids sur ma gorge. Il palpât mon cou, puis me demandât de lui désigner exactement l'endroit originaire de ma douleur. Je lui désignais l'endroit juste au dessus de ma poitrine, mais à peine eus-je effleurer l'endroit une grosse quinte de toux me prit, et je me mis à recracher du sang. Carlisle avait l'air alarmé. Je m'excusât, mais il m'assurât que ce n'était rien.
-... Bella, il faut que tu m'accompagnes à l'hôpital, c'est là que j'ai le matériel adéquate pour mon diagnostique, je ne voudrais pas me prononcer trop tôt.
...Je ne bronchai pas lorsqu'Edward me prit par la main, m'aidant à me lever. Je voulus d'abord nettoyer ce que j'avais fait, mais je remarquai en me retournant que le sol était propre, bien qu'assez humide, et je remarquai une serpillère tachée dans la corbeille. Edward m'amenât à la voiture de Carlisle, et s'assit derrière avec moi pendant que Carlisle prenait le volant, nous emmenant à toute allure à l'hôpital. Edward était tendu et soucieux à côté de moi. Je sentais qu'il essayait de repousser quelque chose, mais quoi ?
... Nous fûmes en quelques minutes à l'hôpital. Là, Carlisle nous guidât dans son cabinet sans nous faire trop remarquer. La jeune réceptionniste le dévorât du regard, et lui adressât un bonjour que je sentais aguicheur, auquel il répondit avec un sourire et un signe de la main. Dans le cabinet, il me fit asseoir et me demandât d'enlever mon T-shirt. Je le fis, non sans rougir. Je n'avais pas pour habitude de me montrer en soutien-gorge devant mon beau-père, bien que celui-ci fût médecin. Je portais en plus l'un des soutiens-gorge trop sexys d'Alice qui ne me correspondait aucunement. Je dus m'allonger sur une table, et il m'auscultât. Ses doigts très froids repoussaient les nausées, mais j'avais de fréquentes quintes de toux. Carlisle était perplexe.
-... Je dois être sûr. Bella, nous allons te faire un radio des poumons.
... Il m'indiquât les procédures, et je ne bronchais pas, ne voulant pas m'attarder dans cet hôpital. Une fois la radio faite, Edward et moi durent patienter dans le bureau de Carlisle pendant que celui-ci s'occupait en personne de ma radio pour qu'on ait les résultats le plus tôt possible.
... Au bout d'un quart d'heure où nous patientions, Edward alarmé par mon manque d'appétit, ce dernier se levât d'un bond et donnât un coup de point rageur dans le mur.
-... NON !
... Je vis, lorsqu'il enlevât son poing, la marque laissée dans le mur. Il revint devant moi, et tombât à genoux à mes pieds, et commençât à sangloter. On ne pouvait pas appeler ça pleurer, car un vampire ne pouvait pas pleurer, pourtant je voyais que son visage trahissait une immense tristesse. Je me mis à genoux devant lui, et pris sa tête dans mes mains, je scrutais ses yeux, mais la détresse qui les habitait était trop grande. Je le pris dans mes bras, caressant ses cheveux pour le rassurer. Lorsque Carlisle revint, lui aussi avait le visage défait. Il me regardât, et je compris que c'était mon état qui leurs causaient cette tristesse. Carlisle posât une main sur l'épaule d'Edward, et l'autre sur la mienne. Il baissât la tête, et la secouât frénétiquement, répétant tout bas « je suis désolé ».

# Posté le mardi 07 octobre 2008 12:30

Modifié le mardi 07 octobre 2008 13:12

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