« Retour au blog de twilighteternity

Chapitre 6: Moi?

Chapitre 6: Moi?

... M on regard était perdu dans le vide, je le sentais, je le savais. Quand nous rentrâmes à la villa, tous les autres Cullen étaient là. A peine le moteur coupé et la porte passée, Alice nous sautait dessus, elle avait l'air paniquée.
-... Carlisle, dis moi que ce que j'ai vu est faux...
... Carlisle baissât la tête et la secouât. Alice passât son regard vers moi, qui me tenais à côté d'Edward, qui m'enlaçât la taille. Son visage était ravagé par la tristesse. Alice fut devant moi en quelques enjambées, et elle m'enlaçât.
-... On trouvera un moyen d'arrêter ça.
... J'acquiesçais faiblement, tout me semblait si irréel. J'entendais la voix d'Esmée, alarmée, parler à Carlisle.
- ...Que ce passe-t-il ? Alice à eu une vision, mais elle refuse de nous en parler. Qu'est-il arrivé à Bella ?
... J'entendais Carlisle prendre une profonde inspiration, et je savais que tous les autres Cullen étaient pendus à ses lèvres. Même si je ne possédais pas le don de Jasper à déceler et à manipuler les émotions des gens, je sentais qu'ils avaient tous peur. Peur que le pire arrive. D'ailleurs on pouvait dire qu'il s'agissait du pire.
-... Bella a un cancer des deux poumons.
... Le silence se fit si pesant, il était si tendu. Je vis Carlisle enlacer Esmée qui sanglotait, Emmett avait pris Rosalie par la taille, qui semblait choquée, et Jasper avait l'air trop assailli par les ondes de tristesse pour en créer des positives. Mais que pouvait-on voire de positif dans ça : j'avais un cancer du poumon, où plutôt des poumons, puisque comme Carlisle l'avait précisé, les deux étaient atteints. D'après ce qu'il m'avait précisé, ce cancer était assez avancé, et même en train de contaminer d'autres organes. Je ne savais pas ce qu'Alice avait vu, pourtant je sentais que c'était grave. J'avais aussitôt pensé qu'en avançant ma transformation de quelques jours, je pourrais éviter la maladie, mais Carlisle m'avait précisé comme s'il lisait dans mes pensées que ce ne serait pas une bonne chose : je transporterais la maladie et ses problèmes (crachements de sang, toux...) jusque dans mon immortalité. Il ne voyait pour le moment aucune solution, mais il comptait bien en chercher une dès maintenant avait-il précisé. La pièce semblait vide : aucun des Cullen ne bougeait, et je pouvais lire sur tous leurs visages une tristesse profonde et grandissante. Je me croyais dans un musée de cire : le thème étant la souffrance intérieure et la tristesse. Tous avaient les mêmes yeux topaze, mais qui semblaient comme vides. Même Rosalie semblait triste, elle qui avait commencé à s'attacher à moi. Je rejetais doucement l'une de mes mèches en arrière.
-... Allez, ne faites pas ces têtes. Je suis encore en vie.
... Tous me regardèrent, je connaissais leurs pensées, car je savais qu'ils pensaient comme moi : « oui, mais pour combien de temps ? ». Edward pressât ma main, et me prit dans ses bras, il me montât dans sa chambre, et me posât sur son lit.
-... Edward, ne fait pas cette tête. Je suis encore là, vivante, je ne veux pas que tu agisses comme si j'étais déjà morte.
... A mes mots, il parût se ressaisir.
-... Je sais Bella, mais pourquoi Toi ?
... Son visage était déchiré par la douleur.
-... Pourquoi...
... Il enfouit sa tête dans mon épaule, puis la posât sur mon c½ur, comme pour s'assurer qu'il battait. Je restais comme ça, allongée, caressant les cheveux d'Edward. En une journée ma vie avait basculée. Mes jours étaient à présent comme comptés. Je savais que j'allais y passer, mais dans combien de temps ? Je ne devais pas penser à ça. Si je commençais, comment réagirais les Cullen. Je voulais garder des souvenirs d'eux joyeux, et voilà qu'en une journée, toutes parcelles de joies et de bonheur les avaient quittés. Je pris la tête d'Edward entre mes mains, et posât doucement mes lèvres sur les siennes. Il me rendit mon baiser avec passion et fougue, quand nos lèvres se séparèrent, une détermination nouvelle l'habitait.
-... Je te promets... non, je te jure que je trouverais le moyen de te sauver...
... Puis ses lèvres s'emparèrent à nouveaux des miennes. Je me tus, préférant ne pas anéantir ces espoirs. J'allais mourir, et je ne deviendrais jamais vampire. Cette pensée me chagrinais, mais une pensée assez naïve me vint : au moins je mourrais jeune. Carlisle avait été surpris par l'avancement qu'avait le cancer, et il avait déduit que le mien se propageait à une vitesse ahurissante. Il ne l'avait pas précisé, mais je sentais qu'il ne me restait que quelques semaines à vivre. Mes lèvres se firent plus pressantes contre celle d'Edward, mais je dus interrompre notre baiser pour reprendre mon souffle. Une nouvelle quinte de toux me prit, et je m'efforçais de ne pas regarder Edward, évitant son expression d'extrême souffrance. Je sentais que je cracherais du sang, et je ne voulais pas qu'Edward assiste encore à ce spectacle désolant, aussi lui proposais-je :
-... J'ai besoin d'un long bain, que dirais-tu d'aller chasser pendant ce temps ?
... Il plissât le nez, n'appréciant guerre cette idée.
-... Je veux rester avec toi.
-... Mais Edward, tes yeux sont noirs, si j'ai un problème, je préférerais que tu arrives à supporter l'odeur de mon sang.
... Il était renfrogné, il ne voulait pas me quitter, mais savait que j'avais raison. C'est bougon qu'il quittât le lit, et sortit de la chambre. Je soupirais. Quelques secondes après son départ, Alice entrait dans la chambre après avoir toqué. Elle était hésitante.
-... Je peux t'aider Alice ?
... Elle secouait la tête. Je me dirigeais alors vers la commode dans laquelle j'avais rangé mes vêtements, et en sortit des affaires propres, je me dirigeais ensuite vers la salle de bain.
-... Je vais me prendre un bain Alice, tu veux te joindre à moi ?
... Elle acquiesçait. Je la regardais se déshabiller sans aucune pudeur dans la salle de bain, avant d'entrer avec moi dans un grand bain d'eau chaude. Mon lutin d'habitude si joyeux semblait à présent si triste. J'eus une quinte de toux, et je crachais un peu de sang. Je grimaçais.
-... Alice, je suis désolée, tu arrives à supporter ça ?
-... Oui, ne t'inquiète pas. Je suis revenue de ma chasse juste avant votre retour. Mais toi, comment te sens-tu ?
-... Euh... bien...
-... Bella, s'il te plait, ne ment pas pour m'épargner... Tu es pâle, et tu as maigri. Depuis combien de temps n'as-tu pas pris un vrai repas ?
... Je rougis, ça faisait effectivement un bon bout de temps. J'essayais d'esquiver la question.
-... Je n'avais pas faim, répondis-je sur la défensive.
-... Mais Bella ! Tu te rends compte ! Un cancer, qui plus est il semble très avancé d'après Carlisle et aucune transformation possible sous peine de te voire atteinte à vis, bloquée dans cet état !
-... Alice, si je te dis que je vais bien, c'est que je vais bien. Certes je suis malade, mais ça aurait pu être pire. Je suis heureuse que ce soit moi qui soit atteinte et pas l'un de mes proches.
... Je grimaçais à l'idée de Jacob, Charlie, Renée, ou l'un des Cullen malade...
-... Et puis, je suis sûre qu'il y a une solution, et en attendant de la trouver, je préfère m'amuser et profiter de ma vie plutôt que de me morfondre sur mon sort.
... Ma voix était douce, et Alice semblait réfléchir à mes paroles.
-... Tu as au moins raison sur un point Bella, il faut que tu profites de la vie avant que nous ne trouvions une solution.
... Nous sortions du bain, et je m'enveloppais dans une serviette. Je me séchais, et Alice commençât à peigner doucement mes longs cheveux. Elle s'était adoucie, et semblait posséder plus de vie que tout à l'heure. Je m'habillais lorsqu'elle en eut fini avec mes cheveux. Je n'avais pas protesté pour une fois, ne voulant pas la rendre triste. En sortant, elle m'emmenât vers le salon, je remarquais alors que la maison était assez vide. Je regardais Alice, interrogatrice.
-... L'odeur du sang n'est pas très facile à supporter, Jasper, Rosalie et Emmett ont donc décidé de passé la plupart de leurs temps dans une maison qu'ils viennent de louer. Elle se trouve à quelques kilomètres d'ici, mais ils avaient trop peur, en vivant trop près de toi, de ne pas résister à l'odeur de ton sang.
... Je grimaçais : je les faisais fuir.
-... Mais Alice, ils peuvent rester ici, c'est moi qui m'en irait.
-... Ne dit pas de bêtises Bella, ils viendront nous voir la journée, sauf quand ils seront en chasse, d'ailleurs nous devrons chasser plus que d'ordinaire...
-... Mais Alice, tu ne vas pas rester loin de Jasper.
-... Il le faut pour le moment Bella, mais ça s'arrangera.
... « Quand je mourrais » pensais-je, mais je m'en voulu aussitôt, je ne devais pas penser comme ça. Une fois dans le salon, Alice me trainât dans la cuisine, et exigeât que je mange. Je grimaçais.
-... Alice, je n'ai vraiment pas faim.
-... Bella, si tu ne veux pas mourir de faim, il faut te nourrir. Prends quelque chose, tu te sentiras peut être mieux, qui sait.
... Je fis la moue, et elle ouvrit tous les placards. Je réfléchie à toute allure : que pouvais-je prendre qui ne me dégouttait pas trop ? Je mis une grande quantité de lait dans un bol, et versa un peu de céréales. Je les mélangeais bien pour qu'elles soient imbibées de lait, et plus faciles à avaler. J'en pris ensuite une, et l'avalât tout rond en fermant les yeux. Puis je fis de même pour la deuxième. Alors que j'allais pêcher une troisième, une quinte de toux me prit, et il me fallut quelques minutes pour la calmer. Puis je continuais à manger, sous l'½il approbateur d'Alice. M'arrêtant toutes les deux minutes pour tousser. Lorsque j'eus fini mon bol, elle parût satisfaite. Alors que j'allais rincer la vaisselle, une quinte de toux plus violente me prit, et je crachais encore du sang. Je fis immédiatement couler de l'eau, pour que le liquide rouge disparaisse de l'évier, puis je me passais de l'eau sur le visage. A peine avais-je ouvert à nouveau le robinet d'eau, que j'entendis le doux ténor d'Edward.
-... Tu as réussi à lui faire avaler quelque chose ?
-... Oui, il nous a fallu du temps pour le convaincre de manger même si elle n'avait pas faim, et pour qu'elle réussisse à avaler toutes ses céréales, mais elle a réussi.
-... Bravo. Je t'adore.
... Il parlait à voix basse avec Alice, pourtant je les entendais, ils ne devaient pas parler si bas que ça en fait. Tout simplement, puis les bras d'Edward m'enlacèrent la taille, et je sentis ses lèvres dans mes cheveux.
-... C'est bien que tu manges Bella, c'est important pour que ton corps garde des forces.
... J'acquiesçais, et me retournais pour me blottir contre son torse de marbre.
-... Il faudrait peut être que je prévienne Charlie...
-... C'est effectivement une chose à envisager.
-... Et si nous y allions maintenant.
... Il se pinçait les lèvres, perplexe. Puis finit par céder, il m'accompagnât jusqu'à la Volvo, où il m'ouvrit la portière, pour me faire asseoir côté passager. Je m'installais, pendant qu'il prenait le volant. Nous fûmes chez Charlie en quelques minutes. Je descendis sur la cour de gravier, et je me dirigeais chancelante vers la porte. Edward était à côté de moi, et je savais qu'il voyait ma main trembler lorsque je toquais avant d'entrer. En passant dans l'entrée, j'entendis la télévision, Charlie était donc là.
-... Bella ?
-... Oui Papa.
... Le son du téléviseur se coupât, et Charlie vint nous saluer. Il essayait de se montrer neutre face à Edward, ce dont je lui étais reconnaissante. Je jetais un coup d'½il à ce dernier, et me rendit compte à quel point sa tristesse était flagrante quand je vis le visage de Charlie inquiet.
-... Et bien, pourquoi ces têtes d'enterrements les enfants ? Votre voyage c'est bien passé ?
... Il nous accompagnât au salon, où je m'assis, fatiguée.
-... Bella, tu es pâle... Tu as choppé la crève ?
... Je me pinçais les lèvres, et Edward prit place à côté de moi, pendant que Charlie s'asseyait en face de nous.
-... Pas exactement Papa...
-... Bella, dis moi ce qu'il se passe, tu m'inquiètes...
-... Je suis malade papa...
-... Rien de grave au moins...
-... Laisse-moi finir... Ecoute, c'est difficile à annoncer... voilà, j'ai un cancer du poumon assez avancé.
... Le visage de Charlie devint tout blanc, et je me demandais s'il ne fallait pas que j'appelle le SAMU. Il se levât, et commençât à faire les cent pas.
-... Bella, si c'est une blague ce n'est pas drôle du tout.
-... Je suis très sérieuse papa.
-... Depuis quand ?
-... Je ne sais pas.
-... Et quand l'as-tu appris ?
... Ce fut Edward qui prit la parole, alors qu'il était resté silencieux jusqu'à présent.
-... Nous avons écourté notre voyage, quand nous nous sommes rendu compte que Bella était malade, et en rentrant, j'ai demandé à Carlisle de l'ausculter. C'est lui qui a décelé le cancer. Pour des raisons pratiques Charlie, je dois vous demander d'accepter que Bella vienne vivre dans notre maison : Carlisle est en congé et il sera là. On pourra ainsi mieux surveiller la maladie.
... Charlie acquiesçât. Il était approbateur et Edward semblait regagner sa confiance. J'eus une légère quinte de toux, et deux paires d'yeux inquiets se posèrent sur moi.
-... Bella, il vaut peut être mieux qu'on rentre pour que Carlisle t'ausculte.
... Je regardais Charlie, il semblait approuver. Je me levais, et Edward passât son bras autour de ma taille, j'embrassais Charlie sur la joue, et Edward m'emmenât dans la Volvo, où nous partîmes à toute allure. Arrivés à la maison des Cullen en une minute : Edward battait ses propres records de vitesse, ce qui avait le don de m'inquiéter. Mais à peine mes pieds avaient-ils touchés le sol, qu'Edward était à côté de moi. Il me prit la main, et nous nous rendîmes dans le bureau de Carlisle à allure humaine. Ce dernier nous y attendait.
-... Les enfants, je vois que vous êtes revenus rapidement.
... Il eut la gentillesse de ne pas nous demander comment c'était passé l' « entretien » avec Charlie, car je ne savais pas comment qualifier sa réaction. Carlisle m'auscultât, il nous expliquât que du matériel allait lui être livré d'ici quelques jours pour qu'il puisse faire ses examens ici, mais qu'en attendant nous devrions nous rendre régulièrement à l'hôpital pour qu'il puisse surveiller l'évolution du cancer. Je ne voyais rien à redire, m'important peut de mon sort, tant que ma famille était épargner. J'étais évidement mal à l'aise vis-à-vis de cette nouvelle d'acheter des choses pour qu'on s'occupe de moi, mais je me gardais bien de dire mes remarques, ne voulant pas les blesser. Je regardais par la fenêtre : il y avait d'épais nuages noirs dehors, et qui aurait pu se douter que nous étions en Aout. La fin du mois arrivait à grand pas, et je savais qu'Edward n'aurait de cesse, que lorsqu'il trouvera le « remède » nécessaire à ma guérison. La phrase que Carlisle raisonnait dans ma tête : « J'ai vu le venin d'un vampire faire des miracles, mais il y'a des maladies que même le venin ne peut pas vaincre. », avait il dit, ce qui excluait de me transformer pour me guérir. Je n'arrêtais pas de repenser à ça, trouvant ça dommage que je ne puisse passer l'éternité auprès d'Edward, mais au moins, j'aurais eu avec lui les plus belles années de ma vie. Et tous les moments que nous avions passés ensemble resterait à jamais gravés dans ma mémoire.

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 13:24

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 13:22

« Article précédent : Chapitre 5: Comment?

Article suivant : Chapitre 7 »