« Retour au blog de twilighteternity

Chapitre 11: Renaissance

Chapitre 11: Renaissance

... Bella Cullen

... J
e regardais Edward pour la dernière fois avant longtemps. Peut être même la dernière fois. Non. Je n'avais pas le droit de penser ça. Il posât doucement ses lèvres sur les miennes, puis notre baiser devant plus passionné. C'est moi qui dus l'interrompre pour respirer. Puis, je posais le masque sur mon visage. Presque immédiatement, je me sentis incroyablement fatiguée, et mes yeux se fermèrent. Je me sentais tomber en avant, puis le trou noir.
... Mon réveil fût horrible. D'abord je ne sentis rien. J'eus envie d'ouvrir les yeux, mais mes paupières me semblaient lourdes. J'eus alors l'impression que quelqu'un faisait couler de la lave liquide dessus. C'était chaud, trop chaud, brûlant. Ca me faisait mal. Je sentis alors comme un feu naître dans mon corps. Un feu brûlant. Il se propageât rapidement dans tout mon corps, le ravageant. Puis son intensité augmentât. Ses longues flammes léchaient mon corps, mais organes, eux qui étaient déjà presque mort à cause de la maladie. Ca me faisait mal, trop mal. Je sentais ces piques enflammée me transpercer, une à une, s'enfoncée dans ma chaire, la cuisant. Cette douleur me réduisait en cendres de l'intérieur. J'avais envie de me griffer, de m'arracher la peau. Et je l'aurais fait si ça avait éteint cet incendie. La douleur de ces gestes n'aurait pas pu être pire que ce que j'endurais. Même la mort n'était pas pire. C'est ça... je voulais mourir. Au moins je n'aurais plus mal. Un visage s'imposât alors à moi. C'était celui de mon ange. Venait-il pour m'emmener au paradis ? Non, il venait pour me rappeler pourquoi j'endurais tout ça. Je n'avais pas le droit de vouloir mourir, car si je le faisais, c'était pour lui. Pour pouvoir être avec lui pour l'éternité. Je sentais l'incendie comme de grandes griffures dans mon dos. Mes os me faisaient souffrir. Je les sentais se cristalliser. Puis, une secousse parcourue mon corps, et tous se brisèrent. Ils volèrent en éclats, se parsemant dans le fau ardant de mon corps. Pourtant quelque chose les remplaçaient. Je sentais quelque chose d'inconnu prendre leur place. Le feu parcourait mon corps, en brûlait les parois, réduisant tout en cendre sur son passage. Je commençais à reprendre conscience des choses qui m'entouraient. Pourtant, j'avais toujours aussi mal ! De nouvelles choses me parvenaient, et chacune semblait me détruire un peu plus : un souffle posé, mais inquiet qui m'était familier. Au loin, de bruits furtifs de conversation. J'entendais aussi un bruit agité : un battement impulsif, qui a chaque coup, augmentait la douleur de mon corps. Je sentais également. Toutes sortes d'odeur, et j'étais surprise de ne pas sentir celle de mon feu intérieur. Une lumière semblait m'entourer, qui était d'une autre nature que l'incendie dans lequel j'étais coincée. Quelque chose de dure, mais presque tiède, contre ma main, qui n'apaisait pas ma douleur. Enfin, un gout amer sur ma langue, presque acide, qui la brûlait. C'était comme un poison... C'était le poison qui me causait ces souffrances. Le feu de mon corps ne s'atténuait pas. Au contraire, il augmentait, au rythme des pulsations bruyantes. Soudain, la pulsation s'affolât, elle n'était plus la jument apeurée qui fuyait au galop, mais l'étalon impétueux qui se libérait de toute emprise. Se cabrant et se ruant, faisant face à la douleur. Je sentis mon dos se soulever, et ma poitrine montée vers le ciel. Le feu brûlant venait de se transformer en glace, et soudain, il volât en éclat, au même instant, je retombais sur l'endroit ou je reposais. Je sentais la douleur ramper au dehors de mon corps, comme si elle avait été effrayée. Je ne cillais pas, guettant son retour. Tout paraissait vide. Comme rien n'arrivais, je prêtais l'oreille et je compris pourquoi un trou béant me venait à l'esprit. Aucun bruit n'était là. Tout était silencieux. Même la respiration s'était arrêté, avec le battement impulsif. Puis, elle reprit lentement, puis un souffle, un mot : « Venez » et je percevais sept souffles autour de moi. Je me rendis alors compte que j'avais bloqué ma respiration. Tout en gardant mon masque impassible, je prenais de grande goulée d'air, m'attendant à être soulagée, mais non, ce n'était pas le cas... Je compris rapidement pourquoi : je n'avais pas besoin de respirer. Je laissais les diverses odeurs venir me chatouiller les narines, mais je restais de marbre. Un silence impatient régnait dans la pièce, uniquement déranger pour 8 souffles réguliers. Je ne savais pas pourquoi, mais je ne me sentais pas encore prête à affronter le monde réel en ouvrant les yeux, je voulais juste profiter de ces instants sans douleur, ou je me sentais renaître. Au bout d'un certain temps, un doux soprano que j'identifiais facilement raisonnât : je l'aurais reconnu entre mille : Alice, pourtant sa voix me paraissait plus claire et plus nette que jamais.
-... C'est bientôt l'heure.
... Les souffles se firent plus pressants. Quelqu'un caressât ma main : une peau douce et tiède.
-... Bella, mon amour, est-ce que tu m'entends ? Si c'est le cas presse moi main.
... Ce beau ténor, si prompt et doux, caressant. Je l'entendais si bien, pourtant, je n'avais pas envie de me manifester. Pas encore, je voulais profiter de ma quiétude encore quelques minutes. Je restais donc immobile, conservant mon masque de fer.
-... Alice tu es sûre que tu ne te sois pas trompée ?
-... Mais, non, ait un peu confiance en moi.
-... Tu n'étais pas si sûre il y a quelques jours. Et puis, ça fait déjà si longtemps. Je me suis peut être trompé...
-... Balivernes, regarde la, elle sera parfaite.
... Je m'efforçais de respirer normalement. Ils parlaient de moi, de mon apparence. La curiosité commençât à pointer. A quoi ressemblais-je ? Je restais immobile quelques minutes, pendant lesquelles les souffles se faisaient plus pressants, puis je décidais que mon heure était venue. Comme une fleur qui éclot, j'ouvris doucement mes yeux. Et là, je vis, pour la première fois de ma vie. Je voyais la lumière tout d'abord aveuglante, du néon au dessus de moi. Je voyais les poussières voler, dans la lumière et dans l'ombre. Si une mouche était passée, je devinais que j'aurais pu compter les facettes sur ses yeux. Je clignais des yeux, mais me rendit compte que ce n'était plus nécessaire : mon corps avait changé, et je n'avais plus les même besoins. Je percevais un léger mouvement à ma droite, et comme par reflex, je fis un saut arrière, m'éjectant de la table pour me retrouver deux mètres derrière, accroupie en position défensive. Alors que j'étais en l'air, pendant mon saut, je percevais tout : mes cheveux qui basculaient avec moi, à l'unisson, les particules qui se mouvaient dans l'air, me libérer le passage. D'instinct, j'avais protégé mes arrières en m'adossant à un mur. D'instinct, je me mettais dans cette position, prête à bondir et me battre comme une lionne. Face à moi, se trouvait les Cullen. Je m'éblouissais à nouveau de la qualité de ma vision. Si nette, je les redécouvrais. Emmett et Jasper s'étaient placés entre moi et les autres, de sorte à les protéger. Je discernais à présent parfaitement les cicatrices des bras de Jasper, et j'étais surprise de ne jamais les avoir remarquées plus tôt, tellement elles étaient voyantes. Il semblait habitué à ce genre de situation, et était assez calme. Je ne comprenais pas quel était le danger, et je restais donc sur mes gardes, jusqu'à comprendre que c'était moi le danger. Je me redressais alors doucement, mes mouvements étant accompagnés par sept paires d'yeux. Prudente, je le cherchais du regard : lui : mon Apollon. Il se tenait juste derrière Jasper et Emmett, et les écartât pour passer. Il vint me serrer dans ses bras, et je me rendais compte pour la première fois de son odeur : si enivrante. Je l'entendais me murmurer des mots d'amour si bas que j'étais sûre de deux choses : humaine j'aurais été incapable de les entendre, et qu'ils ne parvenaient sûrement pas aux oreilles des Cullen. Il demandât alors aux Cullen de quitter la pièce, pour nous laisser seuls. Tous semblaient d'accord, sauf Jasper qui me considérait trop comme un danger. Alice, elle trépignait sur place.
-... S'il te plait Edward, tu m'avais promis d'abord !!!
... Celui-ci parût exaspéré, mais eu un léger hochement de tête. Alice se dirigeât alors vers un grand tissu de velours rouge. Je la suivis du regard, prudente.
-... Elle voulait être là quand tu verrais comment tu es.
... M'expliquât Edward. Alice retirât alors le tissu : s'y reflétait un couple : Edward, avec dans ses bras, une superbe jeune femme dont la beauté rivalisait avec celle de Rosalie. Au début, je retroussais ma lèvres, dévoilant mes dents à cette inconnue qui était dans les bras de mon amoureux, et la jeune vampire fit de même, j'eu du mal à comprendre que cette beauté était moi. Elle avait de longs cheveux châtains qui cascadaient jusqu'à sa taille et un corps très fin, mais musclé. Elle était pâle, mais pas comme un lavabo. L'une des premières choses qui me marquât fût la couleur de ses pupilles : d'un rouge sombre et sanguinaire. Elle avait une bouche pleine, et je pouvais dire qu'elle était très gracieuse. Alice sautillait sur place, et vint déposer un bisou sur ma joue, avant de prendre le bras de Jasper et de le tirer vers la sortie.
-... Allez laisse les un peu en couple, ça fait quatre jours qu'ils ne se sont pas vus.
... Je sursautais et regardais Edward, 4 jours ? Jasper était déjà sur moi une main à ma gorge, me plaquant au mur. La main d'Edward se plaçât rapidement sur son épaule, et l'obligeât à reculer.
-... Ce n'est rien, elle est juste surprise de la durée.
... A contre c½ur, Jasper acceptât de quitter la pièce, et je sentais que ce ne serais pas facile pour lui de ne pas intervenir. Edward me prit alors dans ses bras.
-... Alors, comment te trouves-tu ?
-... Je ne m'attendais pas à ça. Et toi ?
-... Magnifique, comme toujours, mais je dois avouer être un peu déçu.
... Je paniquais un instant, scrutant son regard. Je le décevais ? J'entendis Alice dire à Jasper que rien ne se passait et je me promis de faire attention à mes sentiments, à l'avenir.
-... J'aurais tellement aimé lire tes pensées.
... Je soupirais, ce n'était que ça. Je posais mes lèvres sur les siennes, et nous nous embrassèrent. Ce baiser ne ressemblait en rien aux précédents que nous avions échangés, il était tellement plus fougueux. Tellement plus passionné, je me rendais enfin compte d'à quel point il se retenait quand j'étais humaine. Je prolongeais ce dernier, et comme ni Edward ni moi n'avions besoin de respirer, il s'éternisât un peu. Quand nos lèvres se séparent, nos souffles étaient courts. Nos fronts étaient collés, et je regardais Edward, pantoise.
-... Edward...
-... Oui mon amour ?
-... J'ai soif...
... J'étais un peu honteuse d'avoir à l'avouer, mais cette soif était bien réelle, et même si je n'y avais pas prêté une grande attention, elle augmentait au fil des secondes.
-... Bien sûr mon amour, nous allons chasser.


Chapitre 12 dans une durée indéterminée, je n'ai pas encore commencé à l'écrire et je n'ai aucune idée de sa taille.

# Posté le mercredi 12 novembre 2008 10:54

« Article précédent : Chapitre 10: Souvenirs et Opération

Article suivant : Chapitre 12: Débuts »