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Chapitre 12: Débuts

Chapitre 12: Débuts

... Bella Cullen

... N
ous étions avec Edward dans sa chambre, enfin, dans notre chambre, au deuxième étage de la maison. En face de la rambarde du balcon, je me répétais dans ma tête ce qu'il m'avait demandé, essayant de déceler le ton de la plaisanterie.
- ... Tu veux que je saute du deuxième étage ?
- ... Oui, fait comme moi, c'est facile.
... Je regardais successivement le sol, plusieurs mètres en dessous de nous, et les chaussures à talons qu'Alice m'obligeait à porter. Je me retournais vers lui.
- ... Aurais-tu oublié ma poisse légendaire ?
... Il me sourit.
- ... Tu vas voire, tu es vampire maintenant, fait moi confiance. Crois tu que je te dirais de le faire si tu courais un quelconque risque ?
... Je soupirais.
- ... Regarde, et fait comme moi.
... Et il sautât. J'observais l'impulsion que ses jambes avaient données, et la manière dont il les avait placées pour amortir la chute, et se redresser souplement. Je soufflais un grand coup, avant de faire le « grand saut ». Puis, lorsque j'ouvris les yeux, je pris appui avec ma main droite sur la barre du balcon, puis je fis passer mon corps grâce à l'impulsion au dessus du balcon, repliant les jambes. La chute me parût lente. Je mis mes jambes sous mon corps, prêtes à me réceptionner. Je voyais les poussières voler autour de moi, me libérant le passage. Je me réceptionnai facilement, j'eus du mal à y croire. Edward était là, souriant, amusé par mon ahurissement. Moi, je n'arrivais toujours pas à me rendre compte de ce que je venais de faire : sauter du deuxième étage avec une bonne réception sur des talons hauts !
- ... Bella ?
- ... Oui ?
... Je le regardais, complètement ahurie.
- ... C'était assez gracieux, même pour un vampire.
... Et il m'offrit l'un de ses sourires en coin que j'aime tant, juste avant de m'embrasser. Puis, il me prit la main, et m'entrainât dans une course effrénée. Enfin, je découvris ce qu'était la vitesse. J'avais toujours trouvé que mes courses de moto avec Jacob étaient d'une rapidité incroyable, mais je me rendais compte à présent qu'elles étaient d'une lenteur effarante. Nous avancions à une vitesse phénoménale, pourtant je voyais avec une précision incroyable tous ce qui m'entouraient. Je suivais Edward, imitant ses mouvements fluides et rapides. Nous courions ensemble, et cette course ne ressemblait à rien. C'était un moment que nous partagions ensemble, savourant la présence de l'autre. Ce moment fût briser par l'arrêt d'Edward, celui-ci se retournât vers moi. Nos regards se croisèrent, et nos lèvres se trouvèrent d'elles même. Edward n'avait plus besoin de faire attention à moi, c'était plutôt moi qui devait faire attention à lui : Edward m'avait dit qu'après ma transformation, ma force serait incroyable : je serais plus forte que lui. J'avais a présent presque peur de lui faire mal, et je retenais un peu mes mouvements. Lorsque je mis fin à notre baiser, les mains d'Edward recouvrais mes yeux. Je sentais sa présence derrière moi, et ses lèvres se posaient sur mon oreille, la mordillant légèrement puis, il me susurrât quelques mots.
- ... Maintenant, essaye d'oublier ta vue. Utilise tes autres sens. Qu'est-ce que tu sens ?
... Je l'écoutais, et humait l'air. Une douce odeur vint me chatouiller les narines. C'était sucré, et si attirant. Mes lèvres s'entrouvrirent, laissant entrer ce doux parfum. Je sentais mes crocs se remplir de venin tellement j'avais envie de goutter cette nouvelle saveur.
- ... Tu la sens ?
- ... Oui.
... Il ôtât sa main de mes yeux, et je me retournais vers lui. Je le regardais, suppliante.
- ... S'il te plait... laisse moi y aller.
... Il me sourit. Son regard était un peu amusé.
- ... Je ne te retiens pas. Vas-y, fait-toi plaisir.
... Je posais brièvement mes lèvres sur les siennes, et avant qu'il ait rouvert ses yeux, j'étais partie, faisant voler derrière moi quelques feuilles mortes. Je courais, seule cette fois. Pourtant, je sentais la présence d'Edward assez proche. Je sentais bientôt les odeurs d'Emmett et Jasper, assez proches. Ils m'encadraient, pour être sûr que je ne m'attaque à aucun humain. Pourtant, il n'y avait aucun risque. J'étais tellement obnubilée par cette odeur et son origine, que j'en oubliais les humains alentours. Tout disparaissait, ma maladie, Charlie... Tout sauf la source de ce doux parfum. Je la retrouvais rapidement. Elle était là, au milieu d'une clairière, le soleil la frappait, faisant luire son pelage noir. Elle était méfiante, sur ses gardes, et je savais qu'elle était prête à bondir. Ecoutant mon instinct, je me tapissais dans l'ombre. Je l'observais : même avec ma vitesse incroyable, j'avais beaucoup de chance de la louper si elle sentait mon odeur. Après tout, une panthère est un félin très rapide dur à intercepter. J'observais les alentours, cherchant dans le décor une chose qui pourrait m'aider à immobiliser ou à ralentir l'animal. Je scrutais le sol, tombant sur les chaussures talons aiguilles qu'Alice m'avait obligé à mettre. Une idée me traversât l'esprit, et je souris. Je m'emparais des deux chaussures bleues en rubans de satins assortis à ma robe de soie bleue, qui s'arrêtait au dessus du genou, mais qui devait couter une fortune. Le jet fût précis, et frappât la cible sans que celle-ci voie d'où le cou venait. Un second sifflement traversât la clairière, et mon autre chaussure allât planter son talon dans l'autre antérieur de l'animal. Surprise, la panthère scrutait les alentours, feulant. Elle s'était écroulée au sol quand le deuxième talon avait transpercé sa chair, ne parvenant plus à se maintenir debout. Je sortis de derrière l'arbre. Avançant vers elle, j'étais enivrée par l'odeur du sang. Je m'approchais d'elle, et nous nous défions du regard. Alors que j'étais à moins d'un mètre d'elle, sa pâte avant qui n'était pas blessée jaillie, toute griffe dehors, tentant de me stopper. Le coup avait été si lent. Je saisis le membre de l'animal, le brisant net. Il nouveau feulement s'échappât de la gorge de l'animal. Je me glissais derrière lui, caressât sa nuque avant d'y planter mes crocs. Le liquide chaud coulât dans ma gorge, me rassasiant petit à petit. C'était si agréable. J'avais les gorgées goulument, savourant ce nectar si doux. Il était un peu sucré, et je dois avouer que c'était délicieux. Au bout d'un petit moment, je sentis que la panthère ne résistait plus, pourtant ce n'est pas ça qui m'affolât à moitié : elle était vide : il n'y avait plus de sang à boire. Je retirais mes crocs de la chaire tendre, une goutte de sang coulât de ma bouche, et je la léchais avidement. Je regardais les chaussures toujours plantées dans les pattes de l'animal, Alice voudrait peut être les récupérer. Je retirais les talons de la chaire fraîche, et les remis à mes pieds. Alors que je me redressais, un nouveau parfum me chatouillait les narines. Il était encore plus sucrée et plus attirant que celui de la panthère. Je le humais, et le même désir animal, que lors de la chasse de la panthère me prit. Je sentis ma bouche s'emplir de venin, et alors que j'allais prendre mon impulsion pour courir sur ma nouvelle proie, quelque chose me percutât en plein fouet. Alors que je chutais, j'exécutais un saut périlleux arrière, et me retrouvais en position offensive, crocs dévoilés et grognant face à Jasper, qui se tenait dans une position identique à la mienne. Il devait y avoir une erreur. Je me redressais, et fût alors pris dans l'étau des bras d'Emmett. Ce dernier me serrait, m'emprisonnant pour que je ne m'échappe pas, mais je me glissais un sol furtivement avant de bondir derrière lui. Je m'apprêtais à courir vers l'odeur que j'avais sentie, quand celui contre lequel je ne pouvais rien arrivât. Edward me regardait avec des yeux presque implorants. Il murmurait mon nom, et je savais qu'Emmett et Jasper n'entendaient rien, et levât sa main vers mon visage. J'eus un reflexe défensif, et je bondis en arrière, me rendant compte au dernier moment de ce que j'avais fait. Edward me regardait, les yeux tristes.
- ... Bella, il vaudrait mieux que tu rentres à la maison, nous repartirons chasser plus tard.
... Ses paroles ressemblaient à des suppliques, je le regardais étonnée.
- ... Je t'expliquerais à la maison, suis-moi.
... Il me tendit la main, et cette fois-ci je la pris, curieuse de connaître la cause de cette fin de chasse prématurée.
Durant tout le trajet, je fus encadrée par Emmett et Jasper, qui me surveillaient du coin de l'½il. Je trouvais cette surveillance excessive, mais m'y pliais sans grincher, sachant que Jasper sentait mon agacement, et qu'Edward était donc au courant.
... Arrivés en vue de la villa, Emmett et Jasper s'éloignèrent, nous laissant seul avec Edward, ce dernier prit ma main, et me guidât jusqu'à notre chambre. Il me fit asseoir sur le lit, après avoir fermé la porte, et se mit à genoux devant moi.
- ... Bella, je suis désolé que nous ayons dû stopper cette chasse, mais nous ne pouvions pas aller plus loin.
... Je le regardais, incrédule.
- ... Pourquoi ?
- ... Des humains étaient en randonné tout près de nous, et nous ne les avons sentis qu'au dernier moment, c'était trop dangereux de les laisser à découvert ainsi.
... La douce odeur me revint à l'esprit, alors il s'agissait d'humains ? Pourtant ils sentaient si bons... Je fus choquer de me rendre compte que j'aurais été capable de tuer des humains pour m'abreuver de leurs sangs. Edward posât sa main sur ma joue, la caressant. Je le regardais dans les yeux.
- ... Ta réaction a été normale Bella, n'importe lequel d'entre nous aurait réagit comme toi dans ses débuts. L'odeur humaine est très tentante, et il s'agissait de ta première chasse.
... Je me fondais dans l'or liquide de ses yeux, je me sentais pitoyable, et Edward était en train d'essayer de justifier mes actes... La honte m'accablait. Edward se levât, et vint s'asseoir à côté de moi. J'appuyais mon front contre le sien, puis nos lèvres s'effleurèrent. Notre baiser devint plus fougueux, avant que nous ne succombions au désir.


Violà la 12eme chapitre, vraiment désolé pour l'attente, mais j'ai eu du mal à l'écrire.
Gros bisous et à bientôt

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 11:09

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