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Chapitre 14: Spéciale

Chapitre 14: Spéciale

... Bella Cullen

... J
e regardais par la fenêtre, le soleil se couchait, et pourtant, rien n'y laissait paraître dans la maison : tout le monde s'occupait, comme si l'après midi ne faisait que commencer. Rosalie travaillait un morceau de piano, Emmett l'accompagnait à la trompette, et à eux deux, ils formaient un petit groupe de jazz. Alice et Jasper dansait dessus, très bien il faut le dire, et Esmée et Carlisle était enlacé sur le canapé, silencieux. Edward, lui, lisait un roman pendant que je me trouvais sur le balcon de notre chambre. Je scrutais la forêt face à nous, les branches des arbres oscillaient sous le poids des oiseaux, ils étaient d'ailleurs les seuls animaux à s'approcher de la maison, les autres étaient trop effrayés. C'est pourquoi je fus surprise en remarquant une silhouette sombre et agile dans les bois. Je sautais du balcon. Etant habillée d'un jean avec des baskets et un t-shirt sport, les mouvements étaient beaucoup plus aisés, presque trop faciles. Je retombais sur mes pieds, comme toujours, et courais vers la forêt. Je sentais la curiosité qui habitaient les Cullen, ainsi que leurs anxiétés, car ils ne connaissaient les causes de ce départ, sûrement craignaient-ils pour un humain. Je courais dans la forêt, l'oreille à l'aguets d'un bruit quelconque qui trahirait l'être se trouvant ici. Je m'accroupis, essayant de me dissimuler entre les arbres sombres. Soudain, un murmure de panique parvint à mes oreilles.
*Il ne faut surtout pas qu'elle me trouve... Sinon tout est fichu...*
Je me retournais, cherchant d'où venait cette voix qui semblait si lointaine. Je courais, essayant vainement de la retrouver, la forêt était nouveau silencieuse. Je décidais de faire marche arrière, la chose reviendrait sûrement. Lorsque je franchis la porte des Cullen, je les sentais tous si tendus, surtout Jasper. Même Alice qui paraissait détendue était en réalité en conflit intérieur, elle doutait, malgré la confiance qu'elle avait en moi. Seul Edward était serein. En découvrant que je n'étais pas couverte de sang, les Cullen se détendirent : je n'avais donc attaqué personne.
*Je crois qu'il est temps que j'aille en ville, la garde robe de Bella s'appauvrit*
Je soupirais et me retournais vers l'auteur de ces mots.
- Alice, ne crois tu pas que ma garde robe est suffisamment pleine ?
Cette dernière me dévisageât, comme tout les Cullen. Une lueur de malice pétillait dans son regard.
*Je n'ai rien dit Bella.*
Je la regardais, à mon tour, ne comprenant pas pourquoi elle me jouait ce tour. Les autres l'avaient bien entendue parler d'un shopping pour moi. Je me retournais vers Edward, les sourcils froncés. Celui-ci me sourit.
- Elle n'a rien dit, mais elle a pensé.
Pendant quelques secondes, mon cerveau marquât une pause : j'avais entendu les pensés d'Alice. Serait-ce mon don ? Mais non, il s'agit là de celui d'Edward. Celui-ci se rapprochât de moi, sur la demande par la pensée de Jasper qui me sentais paniquée : je l'avais entendu ça aussi ! Mais lui alors, il était nerveux de manière incroyable, il fallait qu'il se calme. Presque instantanément, ce dernier se calmât. Je sentis alors une surprise venant de lui. Il me dévisageât encore plus intensément, avant de me demander à voix haute comment j'avais fait ça.
- Mais fait quoi Jasper.
Demandait Esmée, inquiète et excitée.
- Elle a contrôlée mes émotions, j'étais nerveux, et elle a réussi à me calmer.
Edward et Esmée échangèrent un regard, avant que Carlisle ne prenne la parole.
- Bella, je crois que nous venons de découvrir ton don.
Je le regardais, ahurie. Edward prit ma main, et parlât doucement.
- Il semblerait que tu sois capable d'absorber les pouvoirs des autres.
J'étais ahurie, et, réflexe stupide, je regardais mes mains, comme si elles pouvaient me donner la réponse à toutes mes questions muettes : comment je faisais ça ? Comment je pouvais me contrôler ? Si j'absorbais les pouvoirs, pourquoi n'avais-je pas des visions comme Alice ? Et encore un millier d'autre... Edward me prit par les épaules, me secouant doucement pour je me retournais, et lui faisais face, relaissant tomber mes mains. Je prenais une profonde inspiration, essayant d'exclure les pensées des Cullen, qui commençaient à m'assaillir. Je fronçais les sourcils. Edward me regarda, surpris.
- Ca ne va pas ?
- J'ai un mal de crâne énorme.
- Ca passera, ton corps n'est pas habitué à tout le pouvoir que tu viens d'emmagasiner, ce n'est pas facile pour lui de tenir le coup : tu va te sentir très fatiguée aussi, en attendant, va t'allonger, je crois que c'est ce qu'il y a de mieux à faire.
- Si tu le dis.
Je montais alors dans la chambre, espérant secrètement qu'en m'isolant, les pensées se feraient plus lointaine et surtout, j'avais besoin d'être seule. Une fois arrivée en haut, je m'étendis sur le lit, Edward ne m'avait pas suivit, sûrement savait-il que j'avais besoin de solitude. Je fermais les yeux, sachant que je n'arriverais pas à dormir, car je ne le pouvais plus, mais c'est dans un moment pareil que je regrettais un peu cette ancienne faculté humaine, même si je me considérais comme la plus heureuse des femmes.


... Rosalie Hale

... J
'étais avec le reste de la famille, dans le salon. Ce que nous venions de découvrir sur le don de Bella était inquiétant : il s'agissait d'une grande force, très puissante, et dévastatrice que beaucoup allait convoiter. Edward semblait perplexe : je le comprenais : si mon Emmett pouvait subitement absorber tous les pouvoirs des autres, j'aurais peur pour lui. On ne connaissait pas les limites de son pouvoir, ni la capacité de son corps à encaisser les pouvoirs des autres, il s'agissait peut être d'une sorte de bombe. En songeant que Bella pouvait percevoir ces pensées, je m'efforçais de vider ma tête : il ne fallait surtout pas qu'elle perçoive notre inquiétude et notre méfiance, sinon qui connaît sa réaction. Pendant un bref instant nous nous dévisagions tous, n'osant parler. Enfin Carlisle prit la parole.
- Il s'agit là d'un cas unique : je n'ai encore jamais entendu parler d'un pouvoir si puissant, mais une chose est sûre, il ne faut surtout pas que les Volturis en entende parler, si Bella les rencontraient, je n'ose songer à ce qu'il se passerait si elle était en présence de tant de pouvoir.
Tous nous tressaillir : une chose était sûre : aucun de nous n'irait les prévenir. Chacun semblait déboussoler et décontenancé par Bella. Elle était unique : à mon grand déplaisir, Edward ne cessait de le répéter, mais maintenant que je me rendais compte d'en quoi elle était unique, je ne l'enviais plus. Je n'avais jamais été jalouse d'autre chose que de son humanité, bien qu'au début, le fait qu'Edward la regarde et pas moi m'avait presque froissée. Maintenant j'avais presque pitié d'elle et de ce pouvoir si grand : elle allait avoir du mal à le contrôler, et je pris la résolution d'emmener Emmett dehors plus souvent : je ne voulais pas qu'elle le blesse malencontreusement. Edward semblait avoir écouté mon monologue silencieux, car je le vis froncer les sourcils, pourtant il n'ajoutât rien.
- Je vais rejoindre Bella.
Dis ce dernier, et sans ajouter un mot, il montât les escaliers.


... Bella Cullen

... J
e soupirais, allonger sur le grand lit. Mon mal de crâne n'avait fait qu'empirer, et des vagues immenses de sensations et de pensées me submergeaient. Un peu de méfiance, de la décontenance, de la tristesse, de la peur, de la curiosité, et une joie étrange. Je percevais des brides de pensées, des « je l'aime » des doutes, par moment j'entendais mon nom. Il discutait de moi, c'était évidement, pourtant j'étais trop mal pour m'en soucier. Je sentis alors un courant d'air étrange, et me levait pour aller sur le balcon. De là, je vis une silhouette sombre s'enfoncer dans les bois en courant à une allure folle. J'allais la suivre, quand Edward fit irruption dans la chambre. Il fût surpris de me trouver sur le balcon, et vint me rejoindre. Il me prit dans ses bras où je me blottis. Il me portât alors jusqu'au lit où il me posât doucement et s'allongeât à côté de moi, son front posé contre le mien. Je fermais les yeux. Nous avions beau être à la même température, son contact m'apaisait. Je fermais aussi les yeux pour réfléchir : quelqu'un avait l'air d'espionner les Cullen : je ne savais ni qui ni pourquoi, mais nous étions espionnés. Je choisis de ne pas en parler à Edward, de peur de l'effrayée, où qu'il me prenne pour une folle. Je restais donc là, immobile dans les bras de mon Adonis.

# Posté le lundi 05 janvier 2009 12:30

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