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Chapitre 18: Massacre

 Chapitre 18: Massacre

... Bella Cullen

... J
e regardais les grandes portes de bois bruts qui se trouvaient devant moi. Je mis ma main sur la poignée, et la tira, je sentais sans cesse de nouvelles forces monter en moi : cet endroit était grouillant de vampires pleins de pouvoirs qui allaient me les transmettre. Je souris en pensant aux forces que j'allais avoir : je n'aurais aucun égal. Je poussais la porte, qui s'ouvrit d'un bruit grinçant : elles avaient beaux être immenses, avec la force que j'avais, je les poussais comme de vulgaires portes en plastiques. Devant moi ce trouvait le hall d'entrée dans lequel j'avais attendu avec Edward et Alice, lorsque nous étions allez sauver Edward, afin d'attendre que la nuit soit tombé pour partir : rien n'avait changé, sauf la réceptionniste, qui était à présent une grande blonde, qui releva sa tête en m'entendant entrer. Elle était seule dans cette pièce, et j'entendais la pulsation de son c½ur si bien que j'avais envie de planter mes crocs dans son cou. Elle se levât, apparemment habituée à tous les types de comportements.
- Bonjour, vous désirez quelque chose ?
- Oui.
- Puis-je vous être utile ?
Je m'approchais d'elle, entendant le battement de son c½ur s'accélérer. C'était trop tentant pour moi : la pulsation trop forte, je mis ma main sur sa nuque, et plantât mes crocs dans son cou. Je bus son sang sans aucun ménagement, la laissant hurler pendant que je me délectais du liquide chaud. Soudain, quelqu'un entrât et une main vint tapoter mon épaule. Je retirais mes crocs, et regardais mon interlocuteur. Il s'agissait d'un jeune vampire brun, apparemment amusé par mon acte. Je le dévisageais, mais il prit rapidement la parole.
- Puis-je savoir pourquoi tu viens de saigner notre réceptionniste ?
- Vous en trouverez une autre je ne m'en fais pas pour ça. Mais dit moi plutôt qui es-tu ?
- Vladimir, conseiller numéro 13 d'Aro.
- Bien Vladimir, et peux-tu me dire quel est ton don ?
Il eu un petit rictus.
- Je peux convaincre les gens de faire ce que je souhaite
- Parfait.
Je fermais les yeux, sentant déjà mes nouveaux pouvoirs monter en moi.
- Maintenant Vladimir, tu vas avoir la gentillesse de me faire visiter le domaine, et de me préciser qui sont les vampires que nous croiseront ainsi que leurs capacités. Je veux en voire le plus !
Comme hypnotisé par mes paroles, il me fit signe de le suivre, se dirigeant vers une autre porte. Notre ronde dura plusieurs heures, et je dus y mettre un terme, car je sentais ma tête sur le point d'exploser. J'avais croisé tellement de pouvoir : certains pouvaient se régénérer, d'autre se téléporter, de connaître le passer, de maîtriser le feu et les éléments, il y avait également de grand stratège et d'excellents combattants. Et tant d'autres encore. Je me retrouvais à nouveau dans le hall et regardais Vladimir, il m'avait été très utile jusqu'à présent, et je comptais bien encore l'utiliser : maintenant que j'avais gagné tous ces pouvoirs, je pouvais aller voire Aro et lui prendre son trône.
- Vladimir.
- Oui.
- Emmène-moi voire Aro.
- Mais...
- J'ai dit : « emmène-moi voire Aro »
- Bien
Il me conduisit jusqu'à la porte de la grande salle, je le regardais, et passât ma main dans son cou. Il se penchât vers moi, et je me mis sur la pointe des pieds, alors qu'il allait m'embrasser, je lui brisais la nuque en arrière, puis je tirais sur le bras, qui ne me résista guère, je pris ensuite ma paume, faisant jaillir une flamme, et je mis feu à son corps. Dommage : il était mignon, mais je voulais Reigner seule. Peut être que si Edward m'en suppliait je lui accorderais le titre d'amant, mais je voulais être Reine, pas l'ombre d'un roi. Je poussais ensuite brutalement les grandes portes de pierres. Ils étaient tous là : tous ceux qui m'intéressaient réellement, tous ceux que j'allais tuer. A mon arrivée, tous se turent et se tournèrent vers moi. Je fermais les yeux, laissant tous ces nouveaux pouvoirs monter en moi. Jane était là, Dimitri, Heidi, Aro, Marcus... Tous, tous étaient là à me fixer : je pouvais sentir différents sentiments : outrage, surprise, inquiétude et satisfaction. Je souris, Aro se levât.
- Et bien Bella, quelle douce surprise. Tu viens te joindre à nous ?
- Non.
- Alors que me vaut cette visite ?
- Je viens prendre ta place Aro.
- Voilà une idée intéressante, et comment comptes-tu t'y prendre ?
- Grâce au cadeau de ta femme : Vois-tu Jane a eu la merveilleuse idée que de m'envoyé un présent me permettant de réaliser à quoi pourrait m'être utile mon pouvoir.
Aro se retournât perplexe vers Jane, qui fronçât les sourcils, apparemment déconcertée par les pouvoirs que j'avais gagné : et oui, le don de connaître le passé m'avait permis de savoir d'où venait tous cette soif, et je devais avoué ne pas avoir envie de m'en débarrasser. D'un claquement de doigt, les portes se refermèrent, sous mon ordre. Je souris : il allait s'agir d'un merveilleux carnage !


... Rosalie Hale

... N
ous nous tenions tous les cinq devant ce qui avaient été les grandes portes de bois qui marquait l'entrée de la cité des vampires, mais ces deux portes étaient arrachées. Dans le hall, le cadavre de ce qui devait être l'ancienne secrétaire trainait sur le sol, vidé de son sang. Nous échangions un regard : chacun savait qui avait été l'auteur de cette scène. La mine d'Edward s'assombrit. Nous entendîmes alors des bruits venant de la salle de conseil, nous nous y rendîmes, ne jetant qu'un bref coup d'½il au tas de cendre devant la grande porte en pierre fissurée. Nous l'ouvrions, et à l'intérieur, découvrirent Bella et le conseil, tout du moins, ce qu'il en restait. Les murs étaient couverts de sang, et des membres jonchaient le sol. Bella était là, au centre, prenant Jane au collet, cette dernière tentait désespérément de vivre. Edward avançât, mais je n'avais pas l'impression de le reconnaître : il est comme vide, triste et dévasté par ce spectacle sanguinolent. Il approchât de Bella, qui se retournât farouchement vers lui, elle était couverte de sang elle aussi, mais ne semblait pas être blessée. Hésitant, Edward levât son bras, et doucement, le posât sur l'épaule de Bella. Cette dernière se dégageât vivement. Perturbée par notre présence. Dans ses yeux apparaissaient de nouveaux sentiments, la peur et quelque chose d'autre sur lequel je n'arrivais pas à mettre le doigt.

... Bella Cullen

... J
e regardais effarée les Cullen. Je m'étais tellement concentrée sur ma soif de pouvoir que je n'avais plus songé à eux. Pourtant ils étaient tous là, face à moi, me regardant avec une mine affreuse. Je regardais Jane, mourante dans mes mains incandescente. Edward fit un pas vers moi, non, ça ne pouvait pas être Edward, cette personne lui ressemblait, pourtant toutes les traces de bonheur avaient déserté son visage, il me fixait, le regard vide. Il levât la main, et la posât sur mon épaule, sans réfléchir, je me dégageais. Je m'en voulus aussitôt. Je lâchais le corps de Jane, j'avais envie de me cacher dans un trou de souris. Je n'avais jamais pensé à eux, pourtant maintenant qu'ils étaient là, j'avais envie qu'ils oublient ce qu'ils venaient de voire, je ne voulais pas qu'ils me voient comme ça, si faible et si pitoyable. Je regardais autour de moi, cherchant une issue, partout, des cadavres. Je reconnaissais Aro, Marcus, et tous les autres Volturis. C'était moi qui avais fait ça ? Mais comment ? A nouveau la honte m'envahit, je voulais m'enfuir, mais la seule issue était bloquée par les Cullen. Je tombais à genoux au sol. Je pris mon visage dans mes mains, un liquide chaud et poisseux les recouvraient : du sang, partout du sang, trop de sang... Je mis mes mains sur mes oreilles : tous ces cadavres autour de moi me regardaient, et je semblais entendre leurs accusations à mon égard. Au loin, une voix parlait, paniquée, il me semblait qu'il s'agissait d'Alice, mais je n'en étais pas sûre.
- Elle craque : elle a du absorber trop de pouvoir. Il faut faire quelque chose.
Je sentis de grandes mains puissantes se poser sur mes épaules. La voix d'Edward résonnât dans mes oreilles.
- Mais que font Carlisle et Esmée ?
- Ils ne devraient plus tarder à le trouver.
Carlisle et Esmée, je les avais entrevus, mais où pouvaient-ils être. Je me sentais sur le point d'imploser. Quelque chose m'écartelait de l'intérieur, je criais : un cri strident et continu. J'entendis des bruits de pas et une conversation, mais je n'écoutais pas vraiment.
- Nous l'avons trouvé.
- Dépêchez vous, elle ne va pas tenir le coup.
Edward me murmurât des paroles réconfortantes à l'oreille, et je sentis un nouveau pouvoir s'approcher de moi. J'essayais de m'en éloigner, étant sûr que mon corps ne pourrait le supporter, mais les mains d'Edward me tenaient fermement.
- Attends Bella, détends toi, celui-ci métra fin à tes souffrances.
Pourtant je continuais à me débattre avec rage. Le pouvoir eu néanmoins raison de moi : je le senti monté en moi, il s'insinuait lentement dans mon corps, et la douleur me ravageait. Puis, peu à peu, la douleur s'estompa : je devais être en train de mourir. J'avais arrêté de crier, et je laissais tomber mes mains : il ne me servait plus à rien de lutter : j'allais mourir, mon pouvoir allait avoir raison de moi. Je relâchais tous mes muscles, et alors que j'allais m'effondrer au sol, je sentis les mains d'Edward me retenir.
- Quittons ce lieu maintenant.
Quelqu'un me soulevât du sol, et je compris rapidement qu'il s'agissait d'Edward. Les yeux toujours fermés, je me laissais balloter, attendant la mort.

# Posté le samedi 07 mars 2009 05:57

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