Chapitre Premier : Annonce

Chapitre Premier : Annonce


... Edward et moi étions assis dans mon salon, tout deux silencieux. Il me tenait la main, et caressait ma joue de son front.
-... Détends-toi.
-... J'essaye, mais comment veux-tu que j'y arrive si tu me distrais comme ça ?
... Il sourit, un sourire tellement adorable sur son superbe visage. Il me regardait de ses yeux topaze, quelques boucles rousses dorées ombrageant son front.
-... Il arrive.
... J'entendais effectivement le bruit de la camionnette de mon père, Charlie dans notre cours. Mon c½ur s'accéléra.
-... Tout se passera bien, ne t'inquiète pas.
-... J'espère...
... J'entendis la porte qui s'ouvrait, puis se refermait.
-... Bella ?
-... Oui papa, nous sommes dans le salon.
... Je l'entendis grogner, je n'aurais peut être pas du dire « nous », il fallait que je le ménage. Subitement, la bague d'Elisabeth Masen sur mon annulaire gauche pesait subitement un poids incroyable. Je la regardais, elle était si belle avec sa forme ovale, et tous les diamants qui l'entouraient la rendait si lumineuse sur la délicate monture en or. J'expirais un grand coup au moment où mon père entra dans le salon. Il portait son uniforme de policier, et je frissonnai en découvrant que son pistolet était toujours à sa ceinture. Il était livide. Tout en nous regardant, Edward et moi, assis sur le canapé, il s'installa dans le fauteuil fasse à nous. En ignorant royalement mon amour, il me parla, tendu.
-... Et bien Bella, pourquoi cette tête d'enterrement ?
-... Euh... Charlie, non... papa, il y a quelque chose que je voulais te dire...
... Son visage devint encore plus blanc. J'échangeais un regard avec Edward, qui serra un peu plus fort ma main pour me donner du courage. Puis je reportai mon regard sur mon père.
-... Edward et moi allons nous marier.
... Mon père me dévisagea, puis son regard passa sur Edward, et enfin sur ma bague. Il répéta ce circuit plusieurs fois, et son visage passa par le blanc, le jaune, et le vert avant de devenir rouge.
-... Il en est hors de questions !
-... Et pourquoi donc ?
-... Je refuse que tu épouses ce.... Je refuse que tu l'épouses !
... Je me levai d'un bond. Faisant face à lui.
-... Tu n'as pas à juger de qui je suis amoureuse ou non !
-... Mais Bella tu as 18 ans...
-... Et alors ?
-... Peut être que toi tu l'aimes, mais il t'a déjà quitté, je ne veux pas te voire à nouveau dans cet état !
... Je sentais la culpabilité d'Edward toujours assis sur le canapé, il prit ma main et me fit doucement asseoir. Puis il regarda Charlie dans les yeux.
-... Ecoutez Charlie, je comprends votre réticence, mais comprenez nous également, nous nous aimons, et si j'ai quitté Bella par le passé, c'était par ce que je pensais que ce serait plus sain pour elle. Je me suis rendu compte de mon erreur, et jamais je ne la reproduirai.
-... Que des mots, Bella, dis-moi que tout cela est faux.
... Je me sentais blessée, blessée qu'il ne veuille pas comprendre. Je sentais les larmes me monter aux yeux. Les traitresses, elles n'avaient pas intérêts à sortir. Je me levais à nouveaux, et me dirigeais vers la porte pour sortir. Lorsque je fus arrivée dans l'embrasure de celle-ci, je me tournais vers mon père, je sentais qu'une larme avait coulée, mais je devais encore me retenir.
-... Tu me déçois Charlie, j'aurais aimé que tu me comprennes.
... Et je partis, le plantant là, en face d'Edward, qui je le savais, n'allait pas tarder à me rejoindre. Je sortis de la maison, et me dirigeas vers la forêt, cette forêt où Edward m'avait quittée, elle m'appelait. Elle avait été le lieu de ma souffrance, et elle voulait que je revienne parce que j'étais triste. Je m'enfonçais dans les bois, lentement. Je ne retenais plus mes larmes. Soudain, de puissants bras m'encerclèrent la taille, son visage dans mes cheveux, humant mon odeur. Je me retournais vers lui, pour enfouir mon visage dans son torse. Il me serrait contre lui, pendant que je mouillais sa chemise de mes larmes.
-... Donne-lui du temps.
Je ne savais pas quoi dire, il m'avait tellement déçu en réagissant ainsi.
-... Après ton départ, il est sortit, il était tout pâle, et il a pris sa canne pêche. Je pense qu'il a besoin de réfléchir.
... J'hochais la tête. Il avait raison. Je devais être patiente.

~oOo~


... J'étais allongée sur mon lit, paisiblement, lorsque j'entendis dans bruits en bas. Edward, qui était à côté de moi, comme d'habitude. Il se levât doucement après avoir déposé un chaste baiser sur mon front, et disparût dans la nuit. J'entendais le vent me murmurer « je t'aime », et je souris. J'entendis alors quelqu'un montant lourdement les escaliers. Les pas se stoppèrent devant ma porte de chambre.
-... Je peux entrer Bella ?
... Je m'assis sur mon lit, et tout émergeant de mon doux sommeil.
-... Vas-y papa.
... Il entra dans la chambre, penaud. Il alla s'asseoir sur le rocking-chair, et le contraste entre lui en Edward s'asseyant dans ce même fauteuil me fit sourire. Je m'étirai en baillai, jetant un coup d'½il à mon réveil : 5h, pas étonnant que je sois fatiguée. Charlie était pâle. Et lorsqu'il ouvrit la bouche pour parler, je cru qu'il allait faire une crise cardiaque.
-... Bella, je réfléchis à ce que tu m'as annoncé tout à l'heure...
... Il marqua une pause et j'hochais la tête, l'encourageant à continuer.
-... Tu sais que je me méfie d'Edward depuis ce qu'il t'a fait subir...
... Nouvelle pause, il cherchait ses mots, et je ne pus m'empêcher d'intervenir. Je lui parlais doucement, de ma voix ensommeillée.
-... Je sais papa. Mais tu dois apprendre à me faire confiance. Si je te dis qu'Edward ne le fera plus, c'est que c'est vrai. Tu dois aussi lui faire confiance à lui. S'il te faut une raison, dis toi, que moi je lui fais confiance.
-... Mais Bella...Tu as 18 ans, tu as vu avec ma mère et moi que le mariage prématuré n'était pas une bonne solution...
-... Mais papa, ce n'est pas parce qu'entre vous ça n'a pas marché que ça ne marchera pas entre Edward et moi.
-... Je sais... Mais tu comprends bien Bella... C'est dur pour un père de savoir qu'on va lui enlever sa fille.
-... Edward ne m'enlève pas à toi, tu seras toujours mon bougon de père adoré.
... Je lui souris, et il me rendit ce sourire.
-... Dans ce cas là, je ne vois pas d'autres possibilités que de vous donner ma bénédiction.
... Je me levai, et alla l'enlacé, je savais que c'était dur pour lui, dur parce qu'il pensait que je reproduisais ses erreurs, dur, parce qu'il avait peur pour moi.
-... Il faudrait que tu préviennes ta mère par contre.
... Je grimaçais: annoncer à Renée que j'allais me marier, et lui faire comprendre mon point de vue ne sera pas une mince affaire, mais j'avais réussi à convaincre Charlie, alors pourquoi pas elle?
- ... Je m'en occuperai dans quelques heures, quand je serais sûre qu'elle est réveillée.
... Ce fut à son tour de grimacer. Puis il se leva et me laissa seule dans ma chambre, après m'avoir souhaitre une bonne nuit. Lorsqu'il ferma la porte, je me dirigeais vers celle-ci, et plaquât mon oreille dessus, pour l'entendre aller dans sa chambre. Lorsque la maison fût parfaitement silencieuse, je poussai un petit soupir. Me tournant vers la fenêtre pour m'apprêter à appeler Edward je le découvris sur le rocking-chair. Je sursautais, ce qui le fit sourire. Il m'offrait ce magnifique sourire en coin qui me faisait fondre. Je m'approchais de lui, et m'installai sur ses genoux, en me blottissant contre son torse de marbre. Sa peau si froide me rafraichissait.
-... Je t'avais dit qu'il lui fallait du temps.
-... Et tu avais raison, comme toujours.
... Je contemplais son visage qui me regardait avec amusement. Du bout du doigt, je caressais l'une de ses boucles rousses, et descendit le long de son visage, passant sur ces traits si parfaits, le front, son nez aquilin, pour arriver à ses lèvres si douces que je pressais contre les miennes. . J'allais me marier avec mon ange : Edward Cullen, puis il me transformera en vampire, afin que je l'une des leurs à part entière. Je souris. J'attendais Cela avec tant d'impatience.


# Posté le lundi 01 septembre 2008 05:32

Modifié le samedi 04 octobre 2008 12:49

Chapitre 2 : Organisation

Chapitre 2 : Organisation


... J'essayais de paraître naturelle en mangeant mes céréales, alors que mon Apollon me dévisageait. Je plongeais ma cuillère dans mon bol machinalement, ne sachant pas ce qui me valait ce regard doux, qui me mettait presque mal à l'aise et mes joues se parsemèrent de petites touches rouges. . Au bout de quelques secondes je pris le risque de croiser son regard de miel, ce qui me fit chavirer. Je me replongeais immédiatement dans mon bol de céréales. Et lorsque j'eu fini, je me levais, et commençais à laver mon bol, je sentais toujours son regard planté dans mon dos, et subitement, son souffle frai vint chatouiller ma nuque. Je ne pus m'empêcher de frissonner. Ses mains se posèrent sur ma taille, avant de m'enlacer doucement. Il déposait de petits baisers dans mon cou, ce qui me faisait frémir. -... Bella, ma douce Bella...
... Ayant fini de nettoyer mes affaires, je me retournais et me blottis contre lui.
-... A quoi penses-tu ?
-... Je pense à toi, comme à chaque instant de ma vie...
...Il y eu un court silence.
- ...Et toi, à quoi penses-tu donc ?
... Je lui fis un sourire énigmatique. Appuyant mon doigt sur ses lèvres, lorsqu'il les entrouvrait, je percevais son souffle frais qui me faisait frémir.
-... Voyons Bella, tu sais à quel point j'ai envie de pouvoir te déchiffrer...
-... Et bien je me demandais pourquoi tu m'as regardé comme ça toute la matinée...
-... N'ai-je plus le droit de te contempler ?
... Je le regardais, attendant ma réponse.
-... Bien... Alice aimerait que tu viennes à la maison...
-... Je ne vois pas où est le problème...
-... Et bien, disons qu'elle a des projets pour toi...
... Mon visage pâli subitement. Telle que je connaissais ma future belle-s½ur et meilleure amie : Alice Cullen : mon petit lutin vampirique préféré, ses projets tournant autour de moi devaient être un shopping ou une séance de pouponnage, alors que je n'aimais aucun des deux, je sentais que cette journée serait difficile.
-... Et suis-je obligé de prendre part à ses projets ?
... Je le regardais, il avait un grand sourire sur ses lèvres.
- ...Je pense que oui, si tu ne veux pas avoir des représailles.
... Je lui répondis en faisant une moue.
-... Devrais-je être effrayée ?
-... Terrifiée.
... Je lui souris,
- ... Je crois que je n'ai pas trop le choix.
... Je soupirai, et montai dans ma chambre pour m'habiller. Je pris un jean et un corsage bleu et enfilât mes baskets. Puis je descendis retrouver Edward qui m'attendait, accouder à la rambarde. Il m'observât des pieds à la tête. Il se ressaisit au bout de quelques secondes, et face à ma mine déboussolée, et m'expliqua :
-... Je suis à nouveau ébloui par ta beauté, ce n'est rien.
...Je lui souris, et mis mes mains autour de son cou,
- ... Une chose est sûre tu ne seras jamais aussi ébloui que je le suis lorsque je pose mes yeux sur toi.
-... Ca c'est toi qui le dis...
... Et avant que je puisse continuer ce débat, il déposa doucement ses lèvres sur les miennes. Petit à petit notre baiser devint plus passionné, plus fougueux, et lorsqu'il me repoussât doucement, nous haletions.
-... Tu surestimes mes limites Bella.
...Je lui souris et il reprit son sérieux.
-... Tu sais bien que je pourrais te blesser et même te tuer sans le vouloir.
-... Oui, mais ça m'est égal.
... Lorsque je dis ces mots, il soupira. Je l'aimais tellement, et je savais que cet amour était réciproque, mais à cause de mon humanité, ou plutôt de mon sang qui l'attirait énormément, il devait s'imposer des limites. Mais heureusement pour nous, lorsque je serai un vampire, il n'aura plus à craindre de me blesser. Ma transformation était prévue pour après le mariage, prévu lui-même pour le 13 août, dans une semaine donc. Je mettais un point d'honneur pour que ma transformation se déroule avant mon 19eme anniversaire, ne voulant pas creuser encore plus l'écart d'âge entre Edward et moi, je refusais de vieillir alors qu'il garderait à jamais son apparence de 17 ans. Mais avant ma transformation, il y avait une expérience humaine que je voulais vivre : je voulais dormir avec Edward. Et c'est pour obtenir ces deux choses que j'avais accepté de me marier avec lui. Le fait d'être liée à Edward pour l'éternité ne me rebutait pas, bien au contraire, mais ayant été élevée par une mère s'étant divorcée de son père à cause d'un mariage prématuré, cet événement festif pour certains me laissait de marbre.
... Me tirant de ma rêverie, Edward prit ma main dans la sienne, et m'emmena jusqu'à sa Volvo argentée. Il m'ouvrit galamment la portière côté passager. Je m'assis tranquillement, et avant que j'aie commencé à boucler ma ceinture, il était assis, ceinture mise, et clé dans le contact. Il attendit patiemment que je finisse d'attacher ma ceinture, avant de faire une marche arrière souple et contrôlée. Puis il s'engageât à toute allure sur la route de campagne. Je m'efforçais d'ignorer l'aiguille du compteur de vitesse qui grimpait dangereusement. Ne voulant regarder le paysage qui défilait à toute vitesse, ce qui aurait anéanti tous mes efforts, je me concentrais sur mes mains que j'avais posées sur mes genoux. Au bout de quelques minutes à peine, la main blanche d'Edward entra dans mon champ de vision, pour se poser sur les miennes. Je me tournais vers lui, et j'eus à peine le temps de voir que nous étions arrivé avec de me noyer dans son superbe regard topaze. Il se penchât doucement vers moi, et je sentais son haleine fraîche sur mon visage. Alors que nous étions sur le point de nous embrassez, j'entendis quelqu'un toquer contre la vitre. Il sourit e reculât. J'entendis alors le soprano de sa s½ur à travers l'habitacle de la voiture.
-... Bella, nous avons un programme chargé, alors si tu ne veux pas avoir à reporter ton mariage, il faut que nous nous y mettions dès maintenant.
... Je soupirais, et sortit de la voiture, à contre c½ur.
-... C'est bon Alice, je suis là.
-... Heureusement...
... Il y eu un léger silence, et je la vis me détailler de la tête au pied, apparemment satisfaite par ma tenue, elle me poussa jusqu'à la Porsch jaune poussin qui trônait dans leur garage, entre la décapotable de Rosalie, et la jeep d'Emmett. Je distinguais derrière encore la voiture noire de Carlisle, et une autre voiture bleu qui devait appartenir à Esmée. Elle me fit asseoir à l'intérieur, et boucla elle-même ma ceinture avant d'aller s'installer devant le volant. J'eus à peine le temps de faire signe à Edward pendant qu'il m'envoyait un baiser avec sa main que nous étions hors de vue.
-... Tu aurais pu me laisser lui dire au revoir !
-... Mais non, ce serait perdre trop de temps, nous sommes déjà en retard sur le planning !
... Je soupirais.
-... Bon, tu peux me dire en quoi consiste le « planning » pour aujourd'hui ?
... Elle sourit, et sans quitter la route des yeux, elle m'expliquât.
-... Nous allons dans un endroit que j'aime beaucoup et dans lequel nous serons tranquilles.
... Je soupirais de nouveau, dans quelle boutique allais-je passer la journée ? Je fus surprise lorsque je vis Alice quitter la National pour prendre une petite route dans la forêt. Au bout de quelques minutes de conduite elle s'arrêta. Face à mon regard interrogateur, et s'expliqua.
-... Le reste est impraticable en voiture. Nous allons donc marcher quelques minutes.
... Je baissais les yeux, observant le terrain, il semblait assez plane, mais je n'étais vraiment pas bonne marcheuse, Alice devrait être patiente. Elle prit un petit sac à dos dans le coffre, et se mit derrière moi subitement.
-... Ca ne te gêne pas si je te porte, nous serons plus rapides...
... J'acquiesçais faiblement : déjà quand Edward courait, j'étais terrorisée, alors avec Alice... Elle me prit doucement dans ses bras, et je fermais les yeux. Soudain, je la sentis me poser à terre. Je ne m'étais même pas rendu compte qu'elle avait couru. Nous étions à présent à côté d'une petite cascade d'eau claire. Le paysage m'enchantait. Il était très différent de celui de la clairière. Beaucoup plus humide grâce à la cascade et à la petite rivière qui se formait, et également beaucoup plus frais grâce à toutes ses pierres, qui délimitait la rivière et le jet d'eau. Mais pourtant les lieux se ressemblaient : la même luminosité venait ricocher sur la peau d'Alice, et la même herbe douce et gracieuse venait chatouiller mes chevilles, et puis c'étaient tous deux des lieux appréciés par les Cullen, des sortes de jardins secrets, ce qui les rendaient si proches tout en étant si éloignés. Pendant que je restais ébahie, Alice était allée s'asseoir sur une pierre A côté du ruisseau. Elle avait sortit de son sac un bloc note et une pochette qui débordait de prospectus. Je repris mes esprits et alla m'asseoir à côté d'elle. Elle me regarda, stylo en main, soudain sérieuse.
-... Bella, j'aimerais que tu répondes sincèrement à mes questions, sans te soucier de l'avis des autres ou de je ne sais trop quoi. Réponds simplement, sans réactions démesurées ni rien d'autres.
...J'hochais la tête, me préparant au pire.
-... D'abord pour la nourriture, je te propose de faire un buffet sur lequel on mettrait différents plats, où les gens n'auraient plus qu'à se servir pour avoir de la nourriture à leurs gouts et à la convenance.
... J'acquiesçais, ça me semblait être une bonne idée. Alice reprit son discours.
-... Je voulais avoir ton avis sur le choix que nous allions proposer. Il risque de faire beau, et tu sais que la température moyenne à Forks en cas de beau temps est de 16°C lorsqu'il y a du soleil. Je propose donc de mettre quelques crudités, mais plus d'amuses gueules chauds. Ensuite pour les plats principaux, je me suis dit qu'il valait mieux faire dans la simplicité : du foie de veau, du canard et du saumon. Ensuite pour le dessert, une grande pièce montée avec des fraises, et un mille feuilles au chocolat...
... Je l'écoutais les yeux perdus devant moi, se rendait elle compte de ce qu'elle me nommait ? Elle du percevoir ce trouble, car elle enchaina sur un autre sujet, qui ne me plaisait pas forcement plus...
-... Sinon, pour les invités, ta famille doit être là : ta mère, ton père et Phil. As-tu d'autres membres qui te tiennent à c½ur, des cousins, des cousines ?
-... Non, mon père et ma mère sont enfants uniques.
-... D'accord, ensuite, j'ai pensé à tes amis du lycée : Angela, Jessica, Mike, Ben, Eric, Tyler...
-... Je ne pense pas qu'inviter Tyler et Eric soit une bonne idée...
-... Et je me suis dit que tu pourrais inviter des amis de la Push.
... Mon c½ur se sera à la pensée de mon ancien meilleur ami et loup garou Jacob Black. Il me manquait beaucoup, mais je ne pouvais pas l'inviter à mon mariage. Ce ne serait que trop le faire souffrir.
-... Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Je préférerais m'astreindre à Billy, Sue et Seth.
-... Comme tu veux, j'ai quelque chose d'un peu délicat à te demander...
... Je me crispais.
-... Les Denali sont de vieux amis de la famille, et je pense que ce serait une bonne idée de les inviter. Ils font un peu partie de la famille...
... Je réfléchissais à toute allure, l'idée d'avoir Tanya, la superbe blonde qui avait essayé de s'approprier Edward ne m'enchantait guère, mais si ils étaient de bons amis des Cullen, je ne pouvais que les inviter.
-... D'accord.
-... Merci Bella, tu es un ange. Ensuite, pour les fleurs, j'ai pensé aux roses, aux lilas, aux lavandes et bien sûr aux freesias. Vois-tu d'autres choses à ajouter ?
-... Non.
-... Parfait, ensuite concernant la cérémonie. Je me suis dit que la chapelle de Forks serait l'idéal. Concernant le sermon du prêtre, je me suis dit que la partie « si quelqu'un s'y oppose qu'il parle maintenant où se taise à jamais » serait à enlever. Ensuite, concernant l'alliance d'Edward, j'ai plusieurs modèles à te montrer.
... Elle sortit alors de son sac différents écran de velours, certains étaient noirs, d'autres mauves, rouges... Elle les ouvrit tous et les mis face à moi.
-... J'ai pris un exemplaire de chaque alliance masculine dans la boutique qu'Edward préfère. Si tu ne trouves pas le bon, nous pourrons aller en choisir un autre, j'ai prévu un trou dans l'emploi du temps pour ça au cas où.
... J'observais les anneaux un à un. Eliminant d'office ceux recouverts de diamants où de pierres précieuses que je trouvais trop efféminée ou trop ostentatoire. Il me restait à la fin différents anneaux. J'en remarquai alors un qui était passé inaperçu jusqu'à présent. Je pris l'écrin entre mes doigts, observant l'alliance de plus près. C'était un anneau en argent assez simple, il était fin, délicat, mais masculin. Je sortis l'anneau de l'écrin, et aperçût une fine gravure. En me concentrant, je réussis à la lire « I love you forever ». Elle me plaisait, par sa simplicité et son romantique. Je la remis dans l'écrin et le tendit à Alice.
-... C'est celle-ci qui me plait.
-... J'aurais du m'en douter, rien d'ostentatoire, juste quelque chose de simple...
... Elle soupira, mais je ne sus dire si c'était par soulagement de ne pas avoir à retourner dans les boutiques, où bien parce que j'étais prévisible. Puis elle reprit son entrain naturel.
-... Il faut que tu me dises qui seront vos témoins, et qui sera ta demoiselle d'honneur. Je pourrais ainsi faire faire les tenues sur mesure.
... Je réfléchis quelques secondes, avant de lui répondre.
-... Pour mon témoin, je voulais prendre Angela, je voudrais qu'Edward choisisse lui-même le sien, et j'aimerais que tu sois ma demoiselle d'honn...
... Je n'eu pas le temps de finir que je me trouvais clouer au sol, plaqué sous Alice qui m'enlaçait.
- ...Oh Bella, tu ne sais pas à quel point je suis heureuse.
... Je n'arrivais pas à répondre, parce qu'elle m'étouffait, et elle du s'en rendre compte parce qu'elle s'agenouilla à côté de moi en un éclair. Je repris ma respiration petit à petit, puis la regarda dans les yeux.
- ...Tu le savais déjà, et puis qui pouvais-je choisir d'autre ?
-... Oui, c'est vrai... Mais ça me fait quand même plaisir. Au fait, as-tu prévenu ta mère ?
... Je me crispai... j'avais oublié de prévenir Renée. Alice me sourit faiblement et me tendit son téléphone. Je le pris, et vis que le numéro de Renée était déjà composé. Je ne savais pas comment elle l'avait eu, mais Alice restait Alice, toujours aussi surprenante. Lorsque Renée décrocha, sa voix était toute heureuse.
-... Oui allo ?
-... Maman, c'est Bella.
-... Oh chéri, ça me fait plaisir de t'avoir.
... J'entortillais mes cheveux autour de mon doigt.
-... Ecoute, j'ai quelque chose à t'annoncer.
-... Que ce passe-t-il Bella ? Tu as l'air tendue.
-... Je vais me marier avec Edward.
... Il y eu un long silence pendant lequel je n'osais respirer, enfin Renée reprit.
-... Bella, te rends-tu compte de ce que tu dis ?
-... Oui Maman, je sais que cette idée ne t'enchante pas, tu penses surement que ma décision est prématurée et que je devrais attendre, mais j'aime Edward, et je veux passer le restant de ma vie avec lui.
... Je n'eu pas le temps de poursuivre que Renée m'interrompit.
-... Mais Bella, c'est magnifique ! Et je suis ravie que tu te maries avec Edward...
... Je sursautais.
-... Maman, est-ce bien toi ?
-... Oui pourquoi ?
-... Tu es en train de me dire que tu es heureuse que je me marie alors que je n'ai que 18 ans.
-... Ecoute, je sais que je t'ai souvent dit que le mariage prématuré était une très mauvaise idée. Mais je te connais, et je sais que si tu as décidé d'épouser Edward, se n'était pas sur un coup de tête comme je l'ai fait avec ton père. Entre vous... c'est spécial, je ne saurais vous décrire.
-... Qu'avez-vous fait de ma mère ?
-... Voyons Bella, tu commences à devenir vexante. Dit moi plutôt quelle est la date ?
-... Le 13 aout.
-... Il était temps que tu me préviennes, je vais tout de suite avertir Phil et il réservera des places dans un avion et une chambre dans un hôtel.
-... Bien.
...Un nouveau silence, mais j'entendais quelque chose d'indistinct au bout du fil. Comme des sanglots.
-... Maman, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu pleures ?
-... Oh Chéri tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureuse pour toi.
... Ce qu'elle me disait me touchait énormément. Je dus interrompre notre conversation moi-même, de peur de pleurer moi aussi.
-... Il faut que j'y aille maman.
-... Oh... Je comprends.
-... Je t'aime.
-... Moi aussi mon ange.
... Je raccrochais, encore sous le choque de la réaction de Renée. Moi qui m'attendais à batailler pendant des heures, j'étais heureuse qu'elle me comprenne. Alice me regardait les yeux pleins de malice. Elle devait déjà connaître la réaction de Renée, et elle pouvait maintenant observer ma réaction.
-... Maintenant, pour les couleurs. Les roses seront blanches, comme tu peux t'en douter, et avec le violet des lilas et le vert de Forks, je me suis dit que du bleu pastel serait bien pour moi-même, et Rosalie, qui s'occupera de la musique.
... Je la dévisageais : Rosalie jouait d'un instrument !
-... Rosalie est celle qui joue le mieux du piano de nous tous, après Edward bien sur, elle jouera donc elle-même ta marche nuptiale.
-... Bien.
-... Je ne vois rien d'autre à ajouter pour le moment.
... Elle jeta un coup d'½il à sa montre.
-... Je n'ai pas vu le temps passer, il est déjà 14h, tu aurais pu me dire que tu avais faim Bella !
...Je ne relevais pas, n'ayant moi non plus pas vu le temps passer. Elle rangea rapidement son matériel et nous ramena à la voiture, et nous ramena chez eux. Edward était sur le perron, et il vint m'ouvrir la portière. Je sortis, et il me prit par la taille, posant doucement ses lèvres sur les miennes.
-... Tu n'imagines pas à quel point tu m'as manqué.
-... Et toi donc...
-... Alice n'a pas été trop méchante au moins ?
... Je n'eu même pas le temps de dire non qu'il me portait et marchai en direction de la cuisine. Je ne sus pas comment il fit pour ouvrir les portes, mais lorsqu'il me posa dans la cuisine, ce fut à contre c½ur que j'ôtais mes bras de son cou. Je me trouvais sur une chaise, face à une assiette de poisson qui semblait fort appétissant. Je mangeais tranquillement, observant mon Adonis qui s'était assis en face de moi, et me regardai manger comme si c'était le plus beau spectacle au monde.
... Une fois mon repas terminé, je me levais, prenais mes affaires, et me dirigeais vers l'évier pour les laver. J'eu à peine eu le temps de les poser sur la pierre d'évier qu'Alice était à côté de moi et me regardait d'un regard désapprobateur.
-... Bella voyons, ce n'est pas à toi de faire ça, Tu vas venir avec moi t'occuper des préparatifs pendant qu'Edward va s'en charger.
... Je me tournais vers Edward, j'avais du mal à l'imaginer en train de laver une assiette dans un évier, car il n'en avait jamais besoin, ne nécessitant aucune assiette pour ses repas. Déjà Alice m'emmenait je ne sais où dans la maison. J'eu la vague impression de monter au premier étage, et d'entrer dans ses « quartiers » comme avait dit Edward la première fois où j'étais venue ici. Nous entrâmes dans une sorte de petit salon vert pâle. Il était assez vaste, avec une cheminée en marbre dans le fond, et plusieurs poufs et fauteuils. Rosalie et Esmée étaient chacune assise sur un fauteuil assorti à la pièce et me regardait. Le regard de Rosalie était imperturbable, mais celui d'Esmée était chaleureux.
-... Bella, chérie, comment te sens-tu ?
- ... Bien, merci Esmée.
... Je m'assis sur l'un des poufs, et Alice prit place sur celui à côté de moi.
- ...Nous sommes là pour quelque chose de précis, ne perdons pas de temps en futilité.
... Ce fut Esmée qui répondit la première.
- ...J'ai réservé l'Eglise de Forks. Le curé est d'accord pour que nous apportions quelques modifications à son discours, temps que ce n'est pas hors de contexte.
-... Parfait. Rosalie tu as trouvé une salle ?
-... Non, il n'y en avait aucune en bon état et disponible pour la date, j'ai donc une proposition à vous faire : nous pourrions organiser la fête ici, dans le hall et le jardin, je pense que c'est suffisamment grand pour accueillir les invités.
-... Bella, es-tu d'accord ?
... Elle me tira de ma rêverie, et je ne pu que balbutier un « oui ».
-... Bien, comme il devrait y avoir du soleil, nous devrions décaler l'heure de la cérémonie afin qu'elle se passe en fin d'après midi, comme ça il fera nuit et nous pourrons aller où nous voulons sans nous faire repérer. Esmée peux-tu appeler le prêtre et lui demander de célébrer le mariage dans la fin d'après midi.
- ...Tout de suite.
... J'observais Esmée quitter la pièce, téléphone en main. Tout ce passait si vite, je me croyais à l'armée. Rosalie et Alice était en train de faire des plans du hall, et d'organiser le placement des tables. Je suivais le tout d'½il distrait, acquiesçant lorsque c'était nécessaire. Au bout de quelques minutes Esmée revint, le visage troublé.
-... L'Eglise est réservée pour toute l'après midi pour une rencontre des chorales de l'Etat, il se trouve que c'est à Forks de recevoir, mais le prêtre n'est pas obligé d'y assister. Je lui ai proposé de venir à la maison pour que la cérémonie se déroule dans le hall, ça vous semble jouable ?
-... Excellente idée, ce ne sera que d'autant plus simple à organiser. J'ai discuté avec Bella de la nourriture, et je pense avoir trouvé le traiteur qu'il nous faut. Il s'agit d'un excellent cuisinier français, il se nomme « Le Nôtre ».
... Esmée hochait la tête.
-... J'y suis déjà allé avec Carlisle lors de notre voyage de noce, il est excellent, et ça conviendra parfaitement.
... Je les regardais béate échanger des propos sur l'organisation de mon mariage comme si c'était un match de tennis dont j'étais l'arbitre. Alors qu'elles discutaient de la couleur des assiettes, Alice se leva et me prit la main.
-... Bella ton travail s'arrête là, il faut quand même que tu aies une surprise.
... Elle me lançât un clin d'½il complice, et me ramena au réez de chaussé. Edward m'attendait, assis sur les marches de l'immense escalier à révolution. Il me prit la main, et me conduisit jusqu'à sa voiture. Il m'emmena alors jusque chez moi. Je l'invitais à entrer, et nous montâmes dans ma chambre. A son habitude, il s'assit sur le rocking-chair, et je vins prendre place sur ses genoux, et je me pelotonnais contre son torse marmoréen. Je jetais un coup d'½il à mon réveil : il était déjà 8h ! Je n'avais pas vu le temps passé. C'était incroyable ! J'avais confié l'organisation de mon mariage à Alice pour deux raisons : je savais que ça lui faisait plaisir, et je savais que si elle ne faisait pas quelque chose de trop ostentatoire, mon mariage serait une réussite. Je savais que je pouvais lui faire confiance. Dans quelques jours je serais Isabella Marie Swan, et elle serait ma belle s½ur. Je souris, et c'est sur cette pensée que je m'endormis dans les bras de mon bien aimé.

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 06:50

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 08:41

Chapitre 3 : Cérémonie

Chapitre 3 : Cérémonie

... La semaine était passée à toute allure : Alice n'avait que très peu imposé ma présence, la cérémonie se déroulant à la maison, je ne devais pas voire les préparatifs. Elle me posait parfois des questions comme « ambre ou diamant » auxquelles je répondais sans même comprendre leurs intérêts. Je passais la plus grande partie de mon temps avec Edward. Soit chez moi, soit dans la clairière, quand le temps s'y prêtait. Il avait arrêté son choix de témoin sur Jasper, ce que j'approuvais, et avait été chargé par Alice de me tenir loin de la maison. L'avant-veille de mon mariage, Edward m'emmena avec sa Volvo chez lui, il semblerait qu'Alice veuille faire mon enterrement de jeune fille aujourd'hui... Il gara la voiture au garage, et à peine fus-je descendu qu'Alice mettait ses mains sur mes yeux pour que je ne vois rien. Elle me fit passer par un endroit inconnu, car je me retrouvais en quelques secondes dans la cuisine, inchangée.
-... Alors Bella, c'est aujourd'hui que nous allons célébrer ton enterrement de vie de jeune fille ! En parallèle de celui d'Edward !
... Je déglutis, ne sachant pas ce qu'Alice avait prévu. Je retournais, espérant croiser le regard d'Edward, mais celui-ci ne nous avait pas suivi, il était sûrement resté dans sa voiture sur ordre d'Alice. Je dévisageais mon lutin adoré, qu'allait me réserver cette soirée. C'est alors que Jasper sortit de nulle part, il prit les clés de voiture qui se trouvait le comptoir à côté de moi, et je sentais une quiétude incroyable me gagner. Je lui offris un regard plein de gratitude. Alice, elle papillonnait dans tous les sens, heureuse à l'idée de mon enterrement de vie de jeune fille. C'est alors que quelque chose me titilla, je me tournais vers mon futur beau frère.
-... Jasper? Que font les vampires pour les enterrements de vie de garçon? Tu ne vas pas l'emmener dans un club de striptease n'est-ce pas?

... J'étais honteuse de poser cette question, mais je ne connaissais cet événement que par quelques films, et l'image que je m'en étais faite était assez peu enthousiaste. Il me regarda, amusé par mon idée, Alice vint soudain se mettre entre nous.
-... Mais Bella, quelle idée tu as, tu dois regarder trop de films !
... Voyant que je n'étais pas rassurer, Jasper ajouta.
-... Ne t'inquiète pas, ce n'est pas mon genre. Et puis Carlisle sera avec nous.
... Ces deux arguments eurent le don de me rassurer, je pouvais faire confiance à Jasper et Carlisle. Après avoir posé un chaste baiser sur le front d'Alice, il s'éclipsa. Puis Alice m'attira dans ses quartiers, nous entrèrent dans une nouvelle pièce que je n'avais jamais remarquée : elle était grande, et élégamment meublée, dans les tons de bleus pastels. Ses meubles étaient en cèdres, et les couleurs se mariaient très bien. Par-dessus un grand tapis se trouvaient quatre matelas de couchage recouverts de sacs de couchage. Je savais que l'un d'entre eux m'était destiné, et qu'il serait le seul dans lequel quelqu'un dormirait. Mon pyjama et mon oreiller se trouvait sur le matelas opposé à la grande baie vitrée, Rosalie et Esmée étaient debout devant la baie vitrée, en grande discussion dont je ne comprenais pas un mot. En m'apercevant, ces bavardages cessèrent, j'en déduis donc qu'il s'agissait d'une des choses sur l'organisation de mon mariage qui serait une surprise pour moi. Alice se mit devant moi, et en moins d'une seconde, Esmée et Rosalie étaient derrière elle.
-... Aujourd'hui, nous allons être aux petits soins avec toi Bella !
... Annonçât Alice, toute guillerette. J'aurais du m'en douter ! Alice sera toujours Alice, et il était logique qu'elle veuille s'occuper de moi comme d'une poupée. Une fois encore j'allais devenir un cochon d'inde Barbie ! Elle sortait déjà des milliers de trousses, contenant divers produits de beauté, puis me prit la main, et m'emmena dans la pièce d'à côté. Il s'agissait d'une immense salle de bain, plus grande que le salon et la cuisine de Charlie réunis ! Elle était très lumineuse : les carreaux étaient blancs, et il y avait de grandes vitres feutrés, qui nous empêchaient de discerner le paysage, mais qui empêchait aussi ceux de dehors de nous voire. Une immense baignoire, qui devait aussi faire jacuzzi trônait au centre de l'immense pièce, il y avait une harpe sur le côté, et des serviettes qui semblaient très moelleuses étaient suspendues au mur. Alice me demanda de me déshabiller, et je le fis sans rechigner, sachant qu'elle serait capable de le faire elle-même sinon. Elle, faisait couler un bain qui semblait bien chaud, puis enleva ses vêtements en deux mouvements, avant de se glisser dedans. Elle me fit signe de la rejoindre, et je ne me fis pas prier. J'avais déjà été dans un jacuzzi, quand pour les 30 ans de Renée, elle s'était faite offert deux soins aux spa, et où elle m'avait demandé de l'accompagner. J'avais beaucoup aimé les jacuzzis, qui massaient le bas de mon bas, mais je n'avais jamais eu l'occasion de réitérer l'expérience. Je me laissais glisser dans la baignoire, découvrant avec plaisir les jets d'eaux dans le dos. Le reste de la journée se passa très bien : après le bain, Alice me fit un massage aux huiles, pendant qu'Esmée jouait de la harpe pour me détendre, puis Alice me fit manucure et pédicure alors que j'étais encore suffisamment ramollie par le massage pour ne pas protester. Puis elle me fit enfiler une multitude de tenues dont je n'avais aucun souvenir, me coiffant et me maquillant à chaque fois. J'avais trois raisons de ne rien dire : premièrement j'étais trop engourdie pour me rebeller, deuxièmement je savais qu'Alice saurait me faire culpabiliser si je refusais, et enfin, je ne voyais pas l'utilité de gâcher mon enterrement de jeune fille, alors que ça se passait bien. Lorsque je commençais à retrouver ma « vivacité » après les bons soins d'Alice, celle-ci mit fin à la séance de torture, et m'autorisa à enfiler mon pyjama. Lorsque j'eus fini, je remarquai une collection de DVD devant moi, Alice me demanda de choisir, et après avoir bien réfléchi, j'optais pour la comédie musicale de Roméo et Juliette. Je savais qu'elle était en français, mais je connaissais l'histoire par c½ur, et j'avais une envie de musique aujourd'hui. Je passa donc ma soirée devant la télé avec mes futures belles s½urs, et ma future belle-maman, sachant que demain serait mon dernier jour en temps que Isabella Swan.

~oOo~



... Le réveil fut douloureux : j'étais allongé sur un matelas un peu trop confortable, et je sentais le soleil caresser ma peau, malgré ce confort, je ne mis que quelques instants à me rendre compte de ce qui clochait : personne n'était là pour me tenir dans ses bras. Je me redressai brusquement, et scannais la pièce du regard. Personne : j'étais seule. Je mis quelques minutes à me rappeler qu'aujourd'hui était le jour de mon mariage, et la cause de ma solitude. Il fallait que je me résigne : je ne verrai pas Edward avant le mariage. Je me lassais tomber sur le matelas, enfouissant ma tête sur l'oreiller. Je devais prier pour qu'Alice est réussi à limiter le grandiose. C'est alors que quelqu'un toquât doucement à la porte. A peine une seconde après, Alice était là, accroupie à côté de moi.
-... Bella, je sais que tu es réveillée, suis-moi s'il te plait.
... Je ne répondis pas, L'ignorant carrément : j'appréhendais cette journée. J'eu subitement très froid, et je compris immédiatement pourquoi : Alice venait de me retirer ma couette, me laissant en pyjama débardeur, short. Je grognais.
-... Allez miss paresseuse, aujourd'hui est un grand jour pour toi, et je n'ai pas envie de reporter ta cérémonie. En plus tu as de la chance, il fait grand soleil dehors !
... Je la regardais, et je devais avoir une tête d'endormie, car elle se retenait de rire.
-... Allez, un bon bain te réveillera.
... Je songeais au contact de l'eau chaude sur ma peau, et n'émie aucune résistance. Me plongeant dans l'eau avec délice, je savourais cet instant. Sortant à regret, je me séchais lentement, profitant du contact doux de la serviette contre ma peau. Puis Alice entreprit de me faire enfiler des sous-vêtements blancs, malgré mes protestations en voyant les étiquettes en français. Je me moquais pas mal de porter des dessous sportifs, et je ne voyais pas pourquoi elle m'imposait ces choses de dentelles de haute-couture. Puis elle me fit enfiler un peignoir en soie blanche, et m'assis face au mur. Elle entreprit alors de peigner et d'ordonner mes cheveux qui se rebiffaient.
-... Tu veux que je m'en occupe.
... Je sursautais, n'ayant pas entendu Rosalie entrer.
-... Volontiers.
... Je sentis alors les doigts frais de Rosalie peigner mes cheveux, ses mouvements étaient souples, amples et mes cheveux étaient dompter. Je remarquais alors que c'était la première fois que nous étions si proches d'un point de vue physique, et presque même mental. Elle s'occupait de moi comme si j'étais son amie, et j'espérais que c'était maintenant le cas. Puis Esmée vint aider Rosalie à me coiffer, après que cette dernière m'ait sécher les cheveux. Alice commençât à me maquiller, utilisant des produits dont je ne soupçonnais même pas l'existence, après m'avoir écrémée, maquillée et coiffée, Alice entreprit de m'habiller. Elle allait chercher toute guillerette ma belle robe dans sa penderie. Elle me la passât, une fermeture éclaire dans le dos me permettais de ne pas passer ma tête dedans. Elle était longue, avec une traîne, blanche avec un peu de dentelle sur le tissu blanc, ou bien en manche longues. Bref elle était superbe. Certaines l'aurait peut être trouvée vieillot à cause de son style 1918, mais moi je l'aimais. Alice accrochât ensuite mon voile dans mes cheveux, sans le rabattre devant mes yeux, et me passât des chaussures à talons, blanches avec des rubans de satins. Je voyais déjà la chute arriver. Mais en me mettant debout, Alice eu la gentillesse de me donner le conseil qui ferait toute la différence : oublier que j'avais des talons : selon elle moins j'y penserais mieux ça se passera. Elle s'éclipsa ensuite quelques secondes, revenant habillée d'une robe bleu superbe, la mettant en valeur.
-... Tu es superbe, j'ai l'air banal à côté de toi !
-... Personne n'osera dire que tu es banal quand j'en aurais fini avec toi.
-... Uniquement parce qu'ils ont peur que tu leur suce leur sang.
-... Mais non, arrête des sottises.
... Elle sortit alors un petit morceau de tissu bleu et blanc de derrière son dos, et le mis devant moi. Lorsque je l'identifiais je m'exclamais :
- ...Oh non Alice, il en est hors de question !
-... S'il te plait Bella, c'est la tradition !
...Une jarretelle, et puis quoi encore ! C'est alors que Charlie entrât dans la pièce (sauvé !), il restât bouche bée en me voyant.
-... Bella tu es superbe.
... Je rougissais, sachant que Charlie n'était pas du genre à étaler ses pensées.
-... Merci papa, toi aussi tu sais.
... Je ne l'avais jamais vu en costume ainsi et il était assez élégant.
-... Charlie, peux-tu me donner le bouquet qui est derrière toi ?
... Le temps qu'il se retourne, et Alice m'avait déjà passé la jarretelle. Je n'aimais pas ça du tout, mais au moins Charlie n'avait rien vu. Il me tendit le bouquet, que je pris, et Alice rabattit le voile sur mon visage.
- ...Respire Bella.
-... Merci Alice.
... Je pris le bras de mon père et lui murmurât :
-... S'il te plait ne me laisse pas tomber avec ces talons.
... Il me sourit et acquiesça. Alice me dit alors la dernière consigne « compte 10 secondes après mon départ avant d'y aller » puis elle plantât un baiser sur ma joue et partit devant. Je comptais lentement : j'étais nerveuse, mais je ne savais pas exactement pourquoi. Etais-ce parce que je craignais qu'Alice n'ait été trop grandiose, ou bien parce que j'allais être officiellement liée à Edward pour l'éternité ? 10. Ca y est. J'avançais doucement, au bras de Charlie, nous descendions les escaliers, marches après marches. J'entendais les notes du piano qui tintaient dans la maison. Essayant de me caler sur le rythme de la marche nuptiale. Arrivée au dernier tournant de l'escalier de marbre, je le vis enfin. Je ne voyais que lui : debout en costume, rayonnant. Je ne percevais pas la présence des autres invités, tous debout me regardant avec de grands yeux. Non, seul lui comptait. Je réalisais alors ce qui était le plus beau dans un mariage. A l'arrivée de la mariée, si on regardait le visage du futur époux, on voyait toujours un bonheur incroyable sur ses traits. Tout le monde me suivait du regard, mes ce n'étaient que ses yeux d'or que je voyais. Alice était là, devant nous, dansant (c'était le seul mot que je possédais pour décrire sa grâce), mais elle non plus je ne la voyais pas. Arrivée devant l'autel avec Charlie, je le sentis presque réticent à me lâcher, alors je déposais un baiser sur sa joue, et il me lâchât, presque surpris. Je rejoignis Edward devant le pasteur, et la cérémonie se déroulât à merveille. Je ne voyais ni les fleurs, ni les perles et les rubans qui décoraient la pièce, je ne le voyais que lui. J'entendais ses lèvres me promettre de m'aimer pour l'éternité, je m'entendais dire que je l'aimais et qu'il en serait toujours ainsi. J'entendais le pasteur nous déclarer mari et femme, et je voyais les mains d'Edward soulever mon voile, mais quelle importance. Il me sourit et m'embrassât. Je me fichais de la foule qui nous regardait. J'étais heureuse, je lui rendais son baiser, mais c'est lui qui le rompu m'adressant le sourire en coin que j'aimais tant. Puis nous nous tournâmes face aux invités et c'est là que je me rendis compte que nous n'étions pas seul tout les deux. Moi qui ne m'était pas rendu compte qu'Alice et Jasper avaient prononcé chacun un discours de témoins superbes, qui ne m'était pas rendu compte que Renée avait pleuré d'émotions pendant presque toute la cérémonie, que tous mes amis du lycée se trouvaient au deuxième rend, et que Mike regardait Edward avec un peu de jalousie. Pourtant je n'arrivais pas à me sentir coupable. J'avais passé la bague au doigt d'Edward sans problème et il avait fait de même. La bague d'Elisabeth Masen trônait à présent sur mon doigt, et je souriais intérieurement. Le mariage n'avait pas été si déplaisant que ça, il fallait voire ce que je reste de la cérémonie me réservait. Déjà les invités fondaient sur nous pour nous féliciter. Comme toujours j'étais plus le centre d'intérêt qu'Edward, mais ça ne me gênait pas, car il était juste derrière moi, en train de m'enlacer par la taille.
... Le début de la soirée se passât très vite. Edward et moi étions féliciter, nous prenions des nouvelles des invités, et tous le monde discutait joyeusement. Emmett et Jasper furent écroulés de rire, pendant qu'Edward enlevait avec précaution la jarretelle avec ses dents, alors que j'étais devenue rouge pivoine. Puis il fallut couper le gâteau, et bizarrement, Edward s'arrangea pour que je ne touche pas au couteau, tout du moins pas à la lame. Les invités avaient l'air de passé une bonne soirée, la nuit étaient tombée, et les baies vitrées avaient été ouvertes. Les invités profitaient également du buffet dehors, et discutaient tous sereinement. C'est alors que je parlais avec Renée et Alice.
-... Bravo Alice, c'est très réussi comme soirée !
-... Merci Renée.
-... Tu sais Bella, Alice a vraiment tout organisé : elle ne nous laissait pas faire autre chose. Chaque fois nous avons essayé, elle a presque arraché nos gorges. Mais elle avait raison, c'est superbe comme ça.
... Je souris, je me doutais bien qu'Alice avait tout fait et j'aimais beaucoup.
-... Oui merci Alice, c'est vraiment super !
-... Tu vois Bella que ce n'est pas si dur que ça. J'avais donc raison, te contraindre à cette cérémonie aura été une chose qui t'aura plus tout compte fait.
... Je ronchonnais, n'aimant pas admettre mon erreur. Je sentais le torse d'Edward frémir, signe qu'il se retenait de rire devant ma mine renfrognée. Alice et Renée s'éclipsèrent et des notes de musique retentirent. Edward me prit par la taille, prit ma main, et m'entraina vers le centre du jardin pour danser. Il dansait tellement bien. Je me surpris à passer un excellent moment. Puis les danses s'enchainèrent. Je dansais avec tout le monde, à la fin de chaque morceau, un nouveau partenaire venant tapoter sur l'épaule de celui avec lequel je dansais. C'est ainsi que Jasper, Emmett, Carlisle, Charlie, Mike et tous les autres invités vinrent. Alors que je dansais avec Mike, une grande main matte tapota son épaule. Je retins ma respiration, trop émue, et sans réfléchir je lâchais Mike et dévisageait le nouveau venu.
-... Jacob, mais que fais-tu ici ?
-... Ton vamp... mari m'a invite.
... J'étais tellement heureuse, voilà qui me permettait de passer une soirée encore mieux. J'avais demandé à Edward de ne pas inviter mon ancien meilleur ami, et loup-garou de surcroit, mais j'étais heureuse qu'il ne m'ait pas écouté. J'étais heureuse de revoir le grand Quileute, sa peau matte et chaude ainsi que ses cheveux noirs qu'il avait coupé m'avait manqué. La musique continuait, et nous dansions.
-... Alors Jacob, qu'as-tu fait depuis notre dernière rencontre ?
-... Rien de bien intéressant... Tu es magnifique tu sais ?
... Il avait fait diversion parce qu'il ne voulait pas me parler de certaines choses. En temps normal je l'aurais harcelé, mais là non, je laissais couler.
-... Non pas vraiment, je n'ai pas songé à me regarder dans un miroir.
-... A la la... Quel gachis.
... Je savais qu'il ne parlait pas de mon apparence.
-... S'il te plait je n'ai pas envie de discuter de ça ce soir.
... La musique changeait, il s'agissait d'un nouveau morceau plus triste, surprise que personne ne vienne demander à Jacob s'il pouvait prendre sa place, je me rendis compte que ce dernier nous avait entraîné a la lisière de la forêt.
-... Combien de temps nous reste-il ?
... Je compris qu'il ne parlait pas de la dance, mais de mon humanité.
-... Je ne sais pas. Peut être une semaine...
... J'étais triste de parler de ça avec lui. J'espérais pouvoir être comme avec un ami, mais ce n'était pas le cas.
-... Mais penses-tu seulement à ce que tu loupes en restant avec lui ? J'aurais été à sa place, tu aurais eu une cérémonie selon tes gouts, et une vraie lune de miel ! Personne ne t'aurait obligé à rien !
... Je rougis face à l'allusion de la lune de miel, et fus blessée : je ne voulais pas aborder ce sujet avec lui pendant la soirée.
-... Je ne peux pas me passer de lui, concernant ma lune de miel, cela ne te concerne en rien. Et tu le sais, alors arrête s'il te plait. Tu m'avais pourtant promis d'être sage.
... Il se raidit, et nous arrêtâmes de danser. Je le regardais un mélange de sentiments traversaient son visage, mais le plus distinct était la rage. J'eu un mouvement de recul, et il emprisonna mon poignet avec sa main.
-... Tu vas avoir une vraie lune de miel avec cette sangsue ?
-... Jacob, il serait peut être mieux que tu repartes.
... Son poing se resserrait autour de mon poignet, et commençait à me faire mal. Il tremblait beaucoup, et j'appréhendais la suite des événements.
-... Arrête Jacob, tu me fais mal.
... C'est alors que Seth sortit des arbres, sous sa forme humaine. Il avançât calmement vers Jacob, le vrillant du regard.
-... Lâche-la.
... Cette phrase avait été prononcée sur un ton glacial, et je reconnus son timbre. Edward. Mais depuis combien de temps était-il là ? Seth posât sa main sur l'épaule de Jacob.
-... Tu vas la blesser laisse la partir.
... La main de Seth descendit vers le poignet de Jacob, et le serra légèrement. Jacob se mit à trembler de plus belle. Je sentis alors Edward m'attirer à lui, alors qu'un énorme loup noir sortit de la forêt et faisait lâcher prise à Jacob qui se transformit en loup. Le grand loup brun partit alors dans la forêt, coursé par le grand noir. Seth se tournât vers moi, Edward étant toujours devant, pour me protéger.
-... Désolé Bella. Il pensait qu'il arriverait à se contrôler, mais Sam a ordonné que nous le surveillons en cas de problèmes, ça a du l'énerver.
... J'acquiesçais, incapable de parler. Seth me regarda, les yeux pleins de tristesse, puis partit dans la forêt. Edward se tournât vers moi, et m'enlaçât.
-... Il ne t'a rien fait ?
... Je balançais la tête de gauche à droite, l'un de ses doigts vint alors caresser ma joue, récupérant une larme au passage. Puis il posât doucement ses lèvres sur les miennes, avant de les poser sur les joues, enlevant ainsi toutes mes larmes.
-... Je n'aurais pas du vous laisser seul trop longtemps... Je suis désolé.
... Je soupirais, quand arrêtera-t-il de toujours rejeter la faute sur lui.
-... Non, c'est moi, j'ai trop parlé, comme toujours et je l'ai encore blessé.
-... Chut...
... Il me berçait dans ses bras, doucement. Au bout de quelques minutes, il me regardât.
-... Est-ce que tu veux y retourner ? Sinon je peux avancer le départ de la lune de miel.
-... Non c'est bon.
... Il hochait la tête, et me prit la main, je me demandais alors de ce qu'avait vu les invités, mais lorsque nous fûmes au milieu d'eux, j'eu l'impression qu'ils n'avaient même pas remarqué notre absence. Je vis Alice, son regard croisât celui d'Edward, qui hochât la tête, et elle s'approchât de moi, me prenant la main.
-... Vient te changer.
-... Comment ça ?
-... Tu préfères prendre l'avion en robe de mariée ?
...Je la suivis sans rien dire. Elle me regard, m'aidant à me changer.
-... Tu veux en parler ?
-... Non.
-... D'accord.
... Elle fit une moue.
-... Toutes les affaires dont tu as besoin sont dans cette valise, bon voyage.
-... Merci, c'était très bien organisée.
... Je n'arrivais plus à dire que c'était une superbe soirée, mais elle fût heureuse à mes paroles, car son regard s'illuminât. Nous descendîmes, et je vis que les invités nous attendaient dans le hall.
-... Allez les filles, c'est l'heure du jeté de bouquet.
... Alice avait retrouvé son entrain naturel. Nous sortîmes, et je me mis face à la voiture, lorsque les filles furent toutes derrière moi, j'envoyais le bouquet avant de me retourner pour voir qui l'avait eu. Il s'agissait d'Angela. Je lui souris, avant de monter dans la voiture, à côté d'Edward.
-... Alors, heureuse ?
... « Oui » fut la seule chose que je réussis à murmurer avant qu'il ne pose ses lèvres sur les miennes.


# Posté le samedi 13 septembre 2008 08:38

Modifié le samedi 04 octobre 2008 14:03

Chapitre 4: Lune de Miel

 Chapitre 4: Lune de Miel

... Nous fûmes à l'aéroport en 30 minutes, ce qui fut un record de lenteur pour Edward, car s'il avait roulé à sa vitesse moyenne (180km/h) nous aurions mis 10 minutes, mais il acceptât de se maintenir à la vitesse maximum autorisée sur les routes, mais je le soupçonnais d'avoir accélérer lorsque j'avais fermé les yeux. Je regardais le panneau « parking » devant nous, et fus surprise qu'il ne tournât pas. Il continuât en direction des pistes, suivies par une limousine. Je le regardais, curieuse.
-... Nous ne prenons pas l'avion.
-... Si, me répondit-il avec son magnifique sourire en coin.
-... Alors pourquoi n'allons nous pas dans le hall d'embarquement ?
-... Tu comprendras.
... Effectivement, je compris, au moment où nous arrivions sur la piste : un petit coucou blanc nous y attendait. En réalité j'espérais qu'il était destiné à la personne qui était dans la limousine derrière nous, mais je connaissais les Cullen, et une petite voix au fond de moi me disait qu'il nous emmènerait loin, juste tous les deux. Edward s'arrêtât devant l'escalier qui nous guidait dans l'avion, et vint m'ouvrir la portière. Un jeune homme en costume venait déjà porter les valises, et Edward lui donnât la clé de la voiture. Il allait sûrement la garer. Je soupirais, et montais dans l'avion, regardant soigneusement là où je mettais les pieds pour ne pas tomber. Edward me suivait de près, et je sentais son souffle dans ma nuque, mes efforts pour me concentrer devenant encore plus durs. Enfin nous fûmes à l'intérieur. Je regardais ébahi la décoration doré de l'appareil : je ne me croyais plus dans un avion, mais dans un loft. Les meubles couleurs miels me rappelaient les yeux d'Edward, et le bois clair de la table basse contrastait élégamment avec la couleur du tapis. Il y avait des fauteuils, et un canapé. Dans l'angle se trouvait un minibar et un frigo, je me demandais déjà comment les meubles allaient réagir au décollage et à l'atterrissage. Le jeune homme rangeât nos valises dans un coin, les attachant grâce à des sangles, et nous souhaitât un bon voyage avant de partir. Edward m'intimât de m'asseoir, et j'allais sur le canapé. Je découvris ceinture assez bien camouflée et la mis, Edward vint s'asseoir à côté de moi, et passât son bras autour de ma taille. Je posais ma tête sur son épaule, et m'apprêtais à décoller. J'étais habituée à prendre l'avion, ça ne m'angoissait donc pas, mais j'étais curieuse de savoir où nous nous rendions. Le pilote nous fis les habituelles salutations, et décollât. Je fermais les yeux quelques secondes, et dus m'endormir, car Edward me réveillât en me caressant la joue.
-... Bella, mon amour, nous sommes arrivés, tu peux ouvrir les yeux.
... Je m'étirais, un peu engourdie. Il me regardait, une lueur amusée dans les yeux. Je me levais, et descendis de l'avion encore un peu endormie. Je fus surprise de voire qu'en bas de l'escalier du coucou se tenait du sable blanc. Une fois arrivée à la dernière marche, je ne pus m'empêcher d'enlever mes chaussures pour caresser le sol de mes pieds. Il était si doux, Je me tournais vers Edward après avoir fait quelques pas. Il murmurait quelques mots au pilote, puis marchât vers moi. Je fus surprise : où était nos valises ? Edward du lire l'interrogation dans mes yeux, car il me glissât que le pilote les avaient amenées dans la villa pendant qu'il me réveillait. Puis sa main prit la mienne, et il me guidât jusqu'à une immense villa de bois. Je regardais les alentours : nous étions sur une île, et la seule habitation que je voyais était cette maison. La mer était à quelques mètres de nous, et le sable blanc était partout. Je montais les trois marches de bois nous menant à la terrasse entièrement faite de lattes de bois parfaitement réveillée. Je ne voulais pas gâcher le soirée et la nuit qui allait suivre par ma fatigue, qui s'était d'ailleurs estompée grâce à la sieste que j'avais faite dans l'avion, confortablement assise sur le canapé de cuir.
-... Edward, tu peux me dire où nous sommes ?
-... Il s'agit du cadeau de la famille.
-... C'est-à-dire.
-... Ils ont pensés qu'une résidence secondaire serait utile.
-... Essaierais-tu d'être drôle.
-... C'est Esmée qui a fait les plans de la maison, tout est fait sur mesure : nous sommes sur la « Bella ».
... Je grimaçais.
-... Ils ont donné mon nom à une île ?
-... Comme cette île t'es offerte oui.
... Je déglutis, ne voulant pas le froisser avec une réaction qui serait exagérée d'après lui. Nous entrâmes dans la villa élégamment décorée, je me croyais dans un hôtel très luxueux sur une île paradisiaque. Je me mordillais la lèvre inférieure en examinant la pièce principale. Tout était si parfait et si luxueux, je me sentais presque mal à l'aise. Edward avait ses bras enroulés autour de ma taille, et me soufflait doucement dans les cheveux.
-... La mer est calme. Tu as envie de te baigner ?
-... Pourquoi pas.
... Je me mordillais la lèvre inférieure, réfléchissant à ce que pouvais contenir ma valise.
-... Est-ce que tu peux m'accorder quelques instants d'humanités.
-... Bien sûr, tu viens me rejoindre dans l'eau quand tu es prête.
... Je me dirigeais vers la salle de bain, pendant qu'il sortait. Je pris la valise qui était posée à côté de la porte, et l'emmenât dans la pièce. Je l'ouvris, après avoir fermé la porte, et en inspectait le contenu. J'en sortais un bout de tissu qui ressemblait à un maillot de bain, mais qui était si petit que je me demandais si son utilisation première n'était pas d'aguichée plutôt que de cacher. Je réfléchis alors à toute allure : est-ce que Edward serait gêné si je me baignais nue. Après tout je ne l'avais pas vu prendre de maillot, et si je me baignais vraiment nue, je serais sûrement la plus gênée de nous deux. Ma décision fut rapidement prise. J'hottais mes vêtements, et m'enroulais d'une longue serviette très douce. Je sortis de la salle de bain et me rendit dehors sans bruit. Je ne mis pas beaucoup de temps à le repérer. Il était là, au milieu de l'eau, qui lui montait jusqu'aux épaules. Il m'avait sûrement entendue, pourtant il resta dos à moi quand j'enlevais ma serviette pour la laisser choir sur le sable fin avant le début de l'eau. J'entrais progressivement et rapidement dans l'eau qui était assez chaude à mon agréable surprise. J'avançais sur la pente douce jusqu'à Edward, et lorsque je fus juste derrière lui, je passais mes mains sur son torse, l'enlaçant alors que j'étais derrière lui. Je calais ma tête sur sa nuque, observant la lueur de la lune rendre sa peau comme de la nacre. C'était sublime, tout ces reflets de couleurs pâles. Il se retournât doucement, et m'enlaçât à la taille.
-... Je t'aime.
... Me murmurât-il à l'oreille avant de m'embrasser. Ce fut un baiser si doux, mais avec tant d'amour. Je me laissais guider dans les profondeurs de la nuit.

~oOo~


... Je me frottais doucement les yeux : le soleil venait me caresser du bout de ses rayons, et j'émergeais doucement. Je sentais les mains fraîches d'Edward m'enlacer, et je me demandais ce qu'il avait pensé de cette nuit. Je me sentis rougir. Repensant à cette superbe nuit durant laquelle Edward et moi n'avions fait qu'un. Je sentis ses lèvres, toutes douces, venir me chatouiller l'oreille. Je souris, mais je ne voulais pas céder et ouvrir les yeux. Pourtant, quand ses lèvres vinrent chatouiller ma gorge, je n'eus d'autres choix. Edward me regarda, amusé. Je passais mes mains autour de sa nuque.
-... Bonjour.
-... Bonjour, alors bien dormi ?
-... Comme un loir...
-... Si un loir dort vraiment aussi bien, alors il a de la chance.
... Il mordillait sa lèvre inférieure.
-... Je t'avais dit que tu en étais capable.
-... Il n'empêche que j'ai vraiment eu peur de te blesser.
-... Mais tu ne l'as pas fait. J'ai confiance en toi.
... Il pressa doucement ses lèvres contre les miennes. Je savourais ce moment. C'est alors que mon estomac choisit de se manifester. Je rougis, Edward me regarda.
-... Ton petit déjeuner est dans la cuisine.
... Il se levât, et je remarquais qu'il avait mis un bas de pyjama, alors que moi, j'étais encore nue comme un vers. Je m'apprêtais à aller me changer dans la salle de bain, quand je remarquais un peignoir en soie blanche suspendu au lit. Je le pris, et l'enfilât, le nouant et me levant. Je me rendis dans la cuisine, où Edward se trouvait, assis devant un bar de cuisine à l'américaine. Il y avait un face de lui un tabouret assez haut, et devant, un petit déjeuner assez appétissant m'attendait. Je me hissais tant bien que mal sur le tabouret, sous l'½il attentif et amusé d'Edward. Une fois assise, je m'emparais de ma fourchette, et dégustais mon petit déjeuner. Edward me regardait, toujours et inlassablement, jouant avec l'une de mes mèches folles. Je décidais de rompre le silence, bien qu'il ne fût pas gênant.
-... Alors, jusque quand restons nous ?
-... Pendant le temps que tu voudras.
... Je m'attendais à cette réponse. Je finis d'engloutir ce copieux petit-déjeuner, et descendis du tabouret (pour ne pas dire que je tombais à moitié) et mis m'apprêtais à laver la vaisselle, quand Edward me prit le tout des mains pour le mettre dans le lave-vaisselle.
-... Alors, que comptes-tu faire aujourd'hui ?
-... Je ne sais pas. Quelques brasses ne seraient-pas de refus. La mer était si chaude hier soir, je suppose qu'en pleine journée elle doit être encore meilleure.
-... Bien. Mais veux-tu t'essayer à autre chose ?
-... Comme ?
-... Le surf.
... Ses pupilles brillèrent. Je déglutis : il voulait me mettre debout sur une planche tenant elle-même instablement sur une vague. Il est vrai que j'avais fait du surf avant d'arriver à Forks, mais les vagues étaient bien trop hautes, et je m'étais ainsi casser le bras deux fois. Je le regardais dans les yeux, voulant refuser, mais l'or liquide de ses pupilles m'en empêchât.
-... Si tu veux.
-... Tu vas adorer. Je sais que ça peut te paraître dur, mais ne t'inquiète pas, je veillerais à ce que tu ne te fasses pas mal.
-... Puis-je me permettre une question ?
-... Tout ce que tu veux.
-... Pourquoi cette envie de surf ?
-... Parce que je doute que le temps ne s'accorde à ta brasse.
... Je regardais par la fenêtre qui donnait sur la plage, et remarquais qu'il y avait un peu de vent. Quelques jolies vagues se dessinaient sur l'océan. Edward m'embrassât furtivement, et me prit par la main. Je me rendis dans la salle de bain, essayant de trouver un maillot de bain portable. Je réussi quand même à en dénicher un, bien qu'il fut un peu trop exubérant à mon gout. Il était très échancré, et assez décolté, descendant loin dans le dos. Un anneau en argent ramenait deux pièces de tissu qui couvraient mes seins, mais c'était le type de model que j'aurais plus vu sur Rosalie. Il n'empêche que je mis ce maillot, c'était mieux que rien. Edward m'attendait sur la terrasse, en short de bain. Je me concentrais sur son visage pour ne pas reluquer son corps de Dieu. Il tenait deux planches de surf dans ses mains. Nous nous rendîmes sur la plage, où il plantât la première planche dans le sable. Il entrât alors doucement dans l'eau, me prenant la main. Il posât la planche à plat sur la mer, et d'un seul bras, me hissât dessus. Je me retrouvais à genoux sur quelque chose de très instable. Edward m'aidât à me lever.
-... C'est facile : Si tu veux tourner à droite tu te penches en arrière, si tu veux aller à gauche tu te penches en avant. Pour perdre de la vitesse penches toi vers la gauche : si tu te penches vers la droite tu vas tomber.
... J'acquiesçais. J'étais debout, en travers d'une planche de surf, mais je me trouvais stable pour une fois. Cela devait être un mauvais pressentiment : j'allais me faire de superbes chutes, c'était obligatoire. Edward m'apprit ensuite à me lever, et à aller sur la vague. Puis il montât derrière moi. Posant ses mains sur mes hanches. Puis il s'assit à genoux, et je l'imitais, et nous amenât sur une vague assez douce. Une fois en haut, il se levât rapidement, et m'aidât, à me lever sans tomber, me tenant fermement les hanches, nous surplombions la vague. Instinctivement je pliais un peu les jambes, écartant mes bras pour conserver un minimum d'équilibre. Mes pieds étaient comme scotchés à la planche, et je guettais le moment où j'allais tomber dans l'eau. C'est alors que nous surfions, j'étais ahurie : la sensation du vent dans mes cheveux, la vitesse, tout était là : j'adorais. Je me sentais en sécurité dans le bras d'Edward, et les sensations de la descente étaient esquisses. Je fermais les yeux, profitant. Une fois la vague passée, je plongeais depuis la planche, échappant à l'emprise d'Edward pour me rafraîchir les idées. Il me rejoignit rapidement, passant ses bras autour de ma taille.
-... Alors, qu'en as-tu pensé ?
-... C'était fabuleux : cette sensation de chute et de vitesse !
-... J'étais sur que tu aimerais, mais tu avais l'air de te débrouiller, tu ne voudrais pas essayer de tenir seule sur la planche.
-... Pourquoi pas ?
... Et c'est ce que je fis : je nageai, allongée sur la planche jusqu'au sommet de la vague où je me levais prestement. Mes pieds se cramponnaient alors à la planche pendant que je descendais à toute allure. J'aimais tant cette sensation de chute, mais soudain, une vague me surprise et m'emportât. Alors que j'avais la tête sous l'eau, et que je m'efforçais de remonter à la surface, je sentis quelqu'un me prendre par la taille et me remonter.
-... Je n'aurais jamais du te proposer de surfer seule.
... Je repris mon souffle tant bien que mal pour répliquer.
-... Tu n'y peux rien, c'est moi qui n'ai pas vu la vague, et puis, il n'y a pas de bobo.
... Il me sourit, s'attendant sûrement à la réplique, c'est alors que je mis mon doigt sur ses lèvres pour l'empêcher de culpabiliser à voix haute, avant de poser mes lèvres sur les siennes. Je le sentais sourire, et il me rendit mon baiser. J'étais agréablement surprise, et mes mains fourragèrent ses cheveux, je m'attendais à ce qu'il me repousse, pourtant il laissât durer notre baiser, et c'est moi qui dus le rompre pour reprendre mon souffle. Nous respirions tous deux mal après ce baiser passionné, échangé dans l'eau. Edward plissât les yeux, comme si quelque chose lui déplaisait.
-... Nous devrions sortir, tu as froid. Tes lèvres sont toutes bleues.
...Je soupirais : il prêtait trop attention à moi. Mais je me laissais faire, car tant qu'il s'agissait de « nous », rien ne me dérangeait. Nous rentrâmes donc dans la villa, où je m'octroyais une bonne douche pour enlever le sel de mon corps. En sortant, je cherchais une tenue dans la valise, et remarquât, horrifiée, qu'aucune de ses tenues ne m'appartenaient : Alice avait encore fait des folies en shopping ! Je sortis donc un joli débardeur, essayant d'ignorer l'étiquette « Dior » qui se tenait dans le dos, et l'enfilât. Puis je me trouvais un jean, et m'efforçant de ne prêter aucune attention au « Diesel » je le mis.
... En sortant, je découvris Edward, qui avait enfilé une chemise blanche, et un jeans, allongé sur le lit, les yeux clos, et les mains derrière la tête en train d'écouter de la musique. Il s'agissait d'une mélodie classique que je n'identifiais pas. Sans bruit je vins m'allonger à côté de lui. Posant ma tête sur son torse de marbre. Je guettais le battement de son c½ur, bien que je sache que celui-ci n'existait pas. Je remarquais que ses belles boucles de bronzes avaient foncés à cause de la baignade, elles étaient encore humides, et gouttaient doucement sur l'oreiller. Edward passât son bras autour de mon épaule, et je fermais les yeux. Nous restâmes ainsi longtemps. Je profitais du bruit de la mer, et de la musique, et quand celle-ci s'arrêtât, Edward chantât ma berceuse. Je succombais, et m'endormis dans les bras de mon Adonis.

# Posté le samedi 04 octobre 2008 15:27

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 10:56

Chapitre 5: Comment?

Chapitre 5: Comment?

... Je me réveillais après quelques heures de sommeil, alerte. Une grande douleur me fendait la poitrine. Je mis ma main sur celle-ci, me demandant ce que clochait. Edward me regardât, inquiet.
-... Ca va mon amour ?
... La douleur dans ma poitrine diminuât un peu.
-... Je crois oui...
... Je ne le rassurais pas beaucoup, je le voyais. Je refermais les yeux, essayant de me rendormir. Je repensais à la superbe lune de miel que nous passions avec Edward. Ca faisait maintenant une semaine que nous étions sur l'île, une semaine que je profitais du sable blanc, de la mer chaude, et du spectacle du soleil sur la peau d'Edward chaque jour. Ca ne marchât pas, la douleur stagnait. Je me levais doucement pour aller prendre un médicament. J'avais repéré une trousse à pharmacie dans ma valise, Alice y avait surement mis des cachets contre la douleur. A peine étais-je levée qu'Edward était à côté de moi.
-... Ce n'est rien, je vais juste prendre un médicament.
... Il me regardât encore plus inquiet.
-... Bella, je sais à quel point tu es réticente à te bourrer de médicaments, dis moi ce qu'il y a.
-... Mais rien, ne t'inquiète pas.
... Il me regardât prendre un Doliprane et l'avaler avec mon verre d'eau. Je lui fis la moue, n'aimant pas les comprimés. Puis je passais mes mains dans son dos, et posais ma tête contre son torse. Ses bras m'enlacèrent, et je sentis son souffle dans mes cheveux. Je me rendis compte que cette position était très agréable, car ma poitrine était contre le torse de marbre frais d'Edward, ce qui lui faisait du bien. Nous restâmes longtemps ainsi, puis au bout d'un certain temps, Edward me portât jusqu'au lit, où il me posât, moi toujours contre lui, et il entamât ma berceuse, prenant soin de m'entourer de couvertures pour que je n'attrape pas froid. Je réussis à m'endormir cette fois, grâce à mon ange. Pourtant le matin en me réveillant, une toux sévère me prenait. Je n'arrêtais pas une minute. Edward semblait de plus en plus inquiet. Je le rassurais comme je pouvais, prétextant le mal de gorge, et mettant une écharpe (alors qu'il faisait 30°C) autour de mon cou. Edward n'était vraiment pas rassuré. Pour lui faire plaisir, je pris quelques cuillères de miel, mais je ne mangeais pas mon petit-déjeuner, n'ayant pas faim. Edward jugeât préférable que nous restions à l'intérieur, pour que je ne sois pas plus malade. Nous passâmes donc la journée à regarder de bons films. Je toussais beaucoup, et ça gênait la compréhension du film, mais Edward ne protestât que lorsque je faisais mine d'enlever les couvertures qu'il m'imposait pour que je retrouve vite la santé. Ce fût à la fin de notre 5eme film que je fis ce qui le décida. Je me sentais de plus en plus mal, et je ne mangeais toujours pas. C'est alors que j'eus une vive douleur, et je me pliais en deux, le souffle coupé, et avant d'avoir une quinte de toux. Je mis ma main devant ma bouche, et je fus horrifiée de découvrir en la retirant qu'elle était couverte de sang : de mon sang. Je sombrais, la vue du sang me faisait vraiment un effet horrible.
... Lorsque je repris connaissance, j'étais allongée sur le lit, et Edward était assis à l'autre bout, sur la défensive. Je mis ma main sur mon front, et constatât qu'il y avait placé un gant de toilette humide et qu'il n'y avait plus de trace de sang sur ma paume. Je regardais un peu plus attentivement Edward, et constatât qu'il ne respirait que très lentement. Je lui adressais un petit sourire, et celui-ci soupirât.
-... Bella, un avion sera là d'ici une demi-heure, nous rentrons, tu dois voire Carlisle.
-... Mais Edward...
-... Ne dis rien, tu viens de cracher du sang Bella, c'est très alarmant, et surtout très dangereux. Si je n'avais pas chassé il y a deux nuits, je ne suis pas sûr que j'aurais réussi à me maîtriser.
-... Mais tu y es arrivé...
-... Ne réplique pas, ça ne me fera pas changer d'avis. J'ai fait les valises pendant que tu dormais. Carlisle est prévenu de notre arrivée proche.
... Je soupirais, il était déterminé. Mais après tout nous serons ensemble, j'allais donc réussir à tenir le coup.
... L'avion arrivât plus tôt que prévu. Je retrouvais le même confort que la dernière fois, mais une certaine tension s'était installée entre Edward et moi. Il était inquiet, je le sentais. Le vol me parût interminable. Il fut agrémenté de quelques rejets de sang de ma part, ainsi que de grosse quinte de toux, ce qui n'arrangeait en rien l'anxiété d'Edward. Je dus me rendre plusieurs fois dans les toilettes pour me laver les mains, et une tâche de sang se trouvait sur mon T-shirt. Je n'avais toujours pas faim, et quand l'avion atterrit enfin, l'inquiétude d'Edward était palpable à un kilomètre. Il prit al Volvo, et me ramenât à toute allure à Forks. J'essayais de ne pas regarder le compteur qui dépassait les 200km/h, mais c'était trop me demander. En remarquant ma mine inquiète, Edward dut mettre ça sur le compte de la maladie, car il accélérât. Sa rapidité eut l'avantage que je n'eus pas le temps de cracher du sang pendant le trajet, mais je n'évitais pas les quintes de toux. La vitesse m'empêchait de voire le paysage défilé, mais lorsqu'il devint tout vert, je compris que nous étions dans Forks, quelques secondes plus tard, Edward se garait devant son imposante maison. A peine le moteur coupé qu'il étai déjà à ma portière, je défis ma ceinture, et descendis, pas pressée. Il m'ouvrit la grande porte, et me guidât directement jusqu'au bureau de Carlisle. La maison semblait déserte. Lorsqu'il toquât, la voix chaleureuse de Carlisle lui répondit d'entrer, sur un ton calme, mais légèrement tendu. J'entrais avec Edward dans le grand bureau, ébahie. J'étais déjà venue ici, mais le spectacle du mur recouvert de tableaux m'impressionnait toujours autant.
-... Et bien les enfants, comment c'est passé votre séjour.
-... Bien, mais j'aimerais que tu auscultes Bella, elle est dans un état assez inquiétant depuis ce matin.
... Aussitôt dit, Carlisle se levât et s'approchât de moi. Il m'examinât du regard, et me demandât avec un regard sérieux où j'avais mal.
-... Juste à la poitrine. Mais ce n'est rien.
... Carlisle me fit asseoir sur une chaise de son bureau, et passât ses doigts froids sur ma gorge. Il palpât mon cou, puis me demandât de lui désigner exactement l'endroit originaire de ma douleur. Je lui désignais l'endroit juste au dessus de ma poitrine, mais à peine eus-je effleurer l'endroit une grosse quinte de toux me prit, et je me mis à recracher du sang. Carlisle avait l'air alarmé. Je m'excusât, mais il m'assurât que ce n'était rien.
-... Bella, il faut que tu m'accompagnes à l'hôpital, c'est là que j'ai le matériel adéquate pour mon diagnostique, je ne voudrais pas me prononcer trop tôt.
...Je ne bronchai pas lorsqu'Edward me prit par la main, m'aidant à me lever. Je voulus d'abord nettoyer ce que j'avais fait, mais je remarquai en me retournant que le sol était propre, bien qu'assez humide, et je remarquai une serpillère tachée dans la corbeille. Edward m'amenât à la voiture de Carlisle, et s'assit derrière avec moi pendant que Carlisle prenait le volant, nous emmenant à toute allure à l'hôpital. Edward était tendu et soucieux à côté de moi. Je sentais qu'il essayait de repousser quelque chose, mais quoi ?
... Nous fûmes en quelques minutes à l'hôpital. Là, Carlisle nous guidât dans son cabinet sans nous faire trop remarquer. La jeune réceptionniste le dévorât du regard, et lui adressât un bonjour que je sentais aguicheur, auquel il répondit avec un sourire et un signe de la main. Dans le cabinet, il me fit asseoir et me demandât d'enlever mon T-shirt. Je le fis, non sans rougir. Je n'avais pas pour habitude de me montrer en soutien-gorge devant mon beau-père, bien que celui-ci fût médecin. Je portais en plus l'un des soutiens-gorge trop sexys d'Alice qui ne me correspondait aucunement. Je dus m'allonger sur une table, et il m'auscultât. Ses doigts très froids repoussaient les nausées, mais j'avais de fréquentes quintes de toux. Carlisle était perplexe.
-... Je dois être sûr. Bella, nous allons te faire un radio des poumons.
... Il m'indiquât les procédures, et je ne bronchais pas, ne voulant pas m'attarder dans cet hôpital. Une fois la radio faite, Edward et moi durent patienter dans le bureau de Carlisle pendant que celui-ci s'occupait en personne de ma radio pour qu'on ait les résultats le plus tôt possible.
... Au bout d'un quart d'heure où nous patientions, Edward alarmé par mon manque d'appétit, ce dernier se levât d'un bond et donnât un coup de point rageur dans le mur.
-... NON !
... Je vis, lorsqu'il enlevât son poing, la marque laissée dans le mur. Il revint devant moi, et tombât à genoux à mes pieds, et commençât à sangloter. On ne pouvait pas appeler ça pleurer, car un vampire ne pouvait pas pleurer, pourtant je voyais que son visage trahissait une immense tristesse. Je me mis à genoux devant lui, et pris sa tête dans mes mains, je scrutais ses yeux, mais la détresse qui les habitait était trop grande. Je le pris dans mes bras, caressant ses cheveux pour le rassurer. Lorsque Carlisle revint, lui aussi avait le visage défait. Il me regardât, et je compris que c'était mon état qui leurs causaient cette tristesse. Carlisle posât une main sur l'épaule d'Edward, et l'autre sur la mienne. Il baissât la tête, et la secouât frénétiquement, répétant tout bas « je suis désolé ».

# Posté le mardi 07 octobre 2008 12:30

Modifié le mardi 07 octobre 2008 13:12